dimanche 29 septembre 2019

Le livre du dedans

Le livre du Dedans, Jalâloddîn Rûmî

Le Livre du Dedans, c'est-à-dire de l'intériorité la plus secrète, est le principal traité en prose du grand poète mystique Rûmî. En abordant des thèmes aussi divers que la nature de l'homme, la recherche mystique, la connaissance, l'amour, le mal ou la souffrance, son enseignement vise à accompagner celui qui s'interroge dans la découverte de sa pleine stature spirituelle, vers le sens profond des choses. Nourrie de méditation et de rêveries, la parole du Maître, enchâssant versets coraniques et propos du Prophète, fables et paraboles, éveille l'âme endormie du disciple.

Mon avis:

J'avais envie de découvrir un peu plus sur le soufisme suite à ma lecture de Soufi, mon amour d'Elif Shafak. Je suis donc ravie d'avoir lu ce livre: comme on peut s'y attendre, on retrouve beaucoup de similitudes avec d'autres textes religieux. On voit à quel point, malgré des tensions intenses, que les principales religions monothéistes présentent des points communs.

Ce que j'ai apprécié particulièrement dans ce livre, c'est que Rûmî nous parle d'éléments religieux et des conduits à tenir à travers des contes, avec des morales pour nous expliquer son point de vue avec une certaine logique: il n'impose pas, il démontre.

Et puis, ce que j'ai bien aimé aussi c'est que Rûmî prône une certaine tolérance. Certes, il parle de la colère de Dieu, etc. mais il n'est pas moralisateur mais plutôt compréhensif. Il expose ses principes de la religion mais aussi de la vie en général avec un regard plutôt bienveillant.

Par contre, c'est un livre pour lequel il faut rester assez concentré pour ne pas perdre le fil. J'ai heureusement choisi des moments calmes, parce que sinon, je n'aurais pas réussi à suivre quoi que ce soit.

Pour conclure, j'ai aimé ce livre qui parle de religion mais avec bienveillance et avec logique.

samedi 28 septembre 2019

Face au vent

 Face au vent, Jim Lynch

Dans la famille Johannssen, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d'Einstein, étudie leur trajectoire. Par tous les temps, le dimanche est synonyme de sortie en mer. Les deux frères, Bernard et Josh, s'entraînent avec passion, sous la bruyante houlette paternelle. Ruby, la cadette, écoute à peine. C'est inutile : elle semble commander au vent. Mais lorsqu'un jour elle décide d'abandonner une carrière de championne toute tracée, la famille se disloque et s'éparpille. Douze ans plus tard, une nouvelle course sera l'occasion de retrouvailles aussi attendues que risquées.

Mon avis:

J'ai bien apprécié ce livre qui fut un réel moment de détente. En effet, ce n'est pas un roman avec beaucoup d'actions et de rebondissements mais il reste passionnant parce qu'il nous entraine dans le monde des voiliers. L'aspect technique est très développé, parfois peut-être un peu trop par rapport à l'action, mais d'une certaine façon, ça nous grade en haleine.

Ce que j'ai beaucoup aimé, ce sont les personnages. J'ai été rapidement touché par eux, notamment le narrateur de l'histoire. Ils ont chacun des défauts qui leur sont assez préjudiciables mais de belles qualités. Cela les rend assez justes dans leur réaction, ce qui les rend assez humains. Mais aussi, cela leur donne également un côté excentriques: on voit rapidement qu'ils sont assez côté de la plaque mais j'ai bien aimé.

Et puis, ce qui est marquant dans ce livre c'est de voir comment l'espoir et la pression peut produire sur une famille. Chacun des éléments de la famille est affectée et va réagir en conséquence, parfois de façon un peu plus dramatique mais on voit à quel point c'est difficile de ne pas oublier ceux qu'on aime.

Pour conclure, j'ai apprécié ce roman assez lent dans son intrigue mais qui promet une immersion dans le monde de la voile en compagnie de personnages forts intéressants.

mercredi 25 septembre 2019

Une vie

Une vie, Simone Veil

Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

Mon avis: 

Ce livre de Simone Veil retrace énormément de choses qui ont façonné aujourd'hui notre société française, de façon assez simple et intelligente.
En effet, je pensais que ce livre ne retraçait que sa vie mais au final, on se détache rapidement de sa vie privée et on en apprend beaucoup plus sur sa vie politique. J'ai trouvé ça bien, parce que finalement, elle nous livre des points importants de sa vie privée mais plus pour les lier à sa carrière. J'ai apprécié parce que finalement, sa vie privée lui appartient.

Bien sûr, en parlant d'elle, elle a parlé de son adolescence et notamment sa déportation dans les camps de concentration avec les conséquences que cela a engendré. Cette partie est assez courte dans le roman mais elle est très émouvante!

Mais comme je l'ai dit, ce livre, parle plus de la vie publique de Simone Veil et ça j'ai adoré. Tout simplement, parce qu'elle nous parle de ses idées politiques, les convictions qu'elle a, et aussi ses combats et son parcours dans la politique française. C'est riche en évènements et même si je ne suis pas toujours complètement d'accord, j'ai trouvé ses réflexions assez abouties.

Et puis Simone Veil est quand même une personne extraordinaire et à travers ce livre, elle nous le confirme encore. C'est quelqu'un d'intelligent qui a préféré la paix à la vengeance: alors qu'elle a vécu des évènements de vie atroces, elle a combattu pour l'union de l'Europe et préfère ne pas voir l'Histoire se reproduire plutôt que de se venger. Un de ses plus grands combats a été l'Europe et je suis admirative de voir à quel point elle était prête à tendre la main pour cela.

Pour conclure, ce livre est une immersion dans la vie politique de Simone Veil qui nous livre ses pensées mais aussi quelques évènements de vie privée qui nous montre qu'elle fut une grande femme.

dimanche 22 septembre 2019

Mon désir le plus ardent

Mon désir le plus ardent, Pete Fromm

Maddy s'était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu'elle, encore moins avec un guide de rivière. Et puis elle rencontre Dalt, et plus rien ne compte. A vingt ans, Maddy et Dalt s'embarquent dans une histoire d'amour absolue et explosive. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, ils vivent leur passion à cent à l'heure et partent créer leur entreprise de rafting dans l'Oregon. Très vite, ils décident de fonder une famille. Mais l'enfant qu'ils désirent de tout leur coeur tarde à venir. Un jour, alors que Dalt est en expédition en Mongolie, Maddy apprend une nouvelle qui bouleverse son existence.

Mon avis:

Ce roman a été une très bonne découverte malgré le fait que j'aime moyennement les romances. Et au début, cela ne commençait pas très bien puisque je n'ai pas réellement apprécié le style d'écriture. Pete Fromm écrit avec une plume assez terre à terre, parfois un peu trop je trouve.

Toutefois, cela reste une lecture forte en émotions! Ce livre parle d'une maladie (dont je ne donnerais pas le nom malgré sa présence dans le synopsis du grand format) qui a des conséquences assez désastreuses et envahissantes sur la qualité de vie des patients. Et j'ai trouvé que ce livre la décrivait plutôt bien, avec notamment son évolution.

Mais, ce qui m'a légèrement dérangé c'est que ce roman parle de la maladie mais, une fois le diagnostic tombé, on a une absence quasi totale du monde médical. Or, il existe des thérapies qu'elles soient médicamenteuses ou autres. Cela donne un aspect fatalité que j'ai moyennement aimé.

De plus, les personnages de ce roman sont assez agaçants, je trouve, mais malgré tout, j'ai réussi à m'attacher à eux. J'ai été très émue par leur façon de faire face à ce qu'ils traversent: leurs réactions m'ont paru justes et tout à fait réaliste, ce qui m'a touchée.

Pour conclure, malgré un style d'écriture que j'ai moyennement aimé, j'ai apprécié la façon dont l'auteur dépeint la maladie et les réactions des personnages face à cela.

samedi 21 septembre 2019

Alas poor lady

Alas poor Lady, Rachel Ferguson

By the time Rachel Ferguson wrote Alas, Poor Lady in 1937 it was possible to look back with horror and disbelief at what had happened to the daughters of extravagantly large Victorian families, victims of ‘parental incompetence’, who did not manage, through ineptitude or plainness or bad luck, to catch a husband.

Mon avis:

Ce roman a été presque un coup de cœur pour moi. Et pourtant, même si la thématique me plaisait, je ne pensais pas que ce roman serait aussi bien. En effet, le récit est assez banal au final: l'autrice nous raconte le quotidien d'une famille traditionnelle de l'époque victorienne et il n'y a pas grand chose qui se passe en dehors de tout cela.

Mais, et c'est là tout le cœur de ce roman, l'autrice nous raconte tout cela avec un style détonant. Son but est clair: dénoncer le sexisme complètement aberrant de l'éducation victorienne envers les femmes. Et pour cela, elle utilise l'humour et l'absurde. Ce livre est truffé de remarques judicieuses qui m'ont beaucoup plu.

De plus, même si les personnages féminins (et masculins) se conforment complètement à ce qu'on attend d'eux selon les us et coutumes de leur société, je les ai trouvé assez forts. En effet, au premier plan, ils semblent être assez banaux mais, si on regarde un peu plus attentivement, on voit bien qu'ils ne s'y conforment pas tout à fait.

Si ce livre n'a pas été complètement un coup de cœur, c'est qu'il présente quand même des longueurs. En effet, au fil du récit, j'ai trouvé que certains passages sont assez longs notamment à la fin du récit, où je pense que l'autrice aurait pu abréger légèrement son récit.

Pour conclure, j'ai adoré ce roman par les remarques qu'utilise l'autrice pour défendre ses idées malgré quelques longueurs.

mercredi 18 septembre 2019

L'affaire Nicolas Le Floch

L'affaire Nicolas Le Floch, Jean-François Parot

En ce mois de janvier 1774, Nicolas Le Floch, le célèbre commissaire au Châtelet, est d'humeur sombre. Sa maîtresse, la belle et capricieuse Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable. Qui cherche à compromettre le protégé du roi et du lieutenant général Sartine ? Pour prouver son innocence et démêler les écheveaux de cette affaire qui met directement en péril la sûreté de l'État, Nicolas doit se cacher. Au service du Secret du roi, il découvrira les cruelles subtilités des complots de cour. Avec l'aide du fidèle inspecteur Bourdeau, tandis qu'entre Londres, Versailles et Paris les factions rivales s'affrontent, il devra déjouer bien des pièges.

Mon avis:

J'ai débuté ce roman avec pas mal d'appréhension. En effet, j'ai un peu de mal lorsque l'enquêteur est impliqué dans l'affaire mais dans ce cas-là, j'ai été agréablement surprise. J'ai trouvé que c'était plutôt bien fait: l'histoire reste réaliste et les réactions me semblent être plausibles, que ça soit celles de Nicolas mais aussi des autres personnages.

Néanmoins, dans ce livre, j'ai plus apprécié l'aspect historique, comparé à l'aspect policière. J'ai trouvé intéressant d'être plongé dans les évènements de la France, surtout que j'ai eu l'impression que la partie policière était moins maitrisé. J'ai trouvé qu'elle était assez brouillonne, l'intrigue part un peu dans tous les sens.

J'ai trouvé quand même que le roman présentait quelques longueurs. Certains passages, pourtant pas forcément essentiels à l'histoire, sont assez longs. Toutefois, cela ne m'a pas plus dérangé que ça et ne m'a pas empêché de passer un bon moment de lecture.

Pour conclure, j'ai apprécié ce roman notamment pour son aspect historique et pour la façon dont l'auteur arrive à se démêler avec l'implication de son enquêteur mais la partie policière n'était pas assez fignolée à mon goût.

dimanche 15 septembre 2019

The Bear and the Nightingale

L'ours et le Rossignol, Winternight, Katherine Arden

Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa sœur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce premier tome, qui a plusieurs atouts dans sa poche pour rendre intéressant l'histoire de cette trilogie.
Ce qui m'a énormément plu dans ce roman, c'est le personnage principal. Contrairement à beaucoup d'autres romans, l'héroïne n'est pas un canon de beauté, mais plutôt étrange physiquement. J'ai aussi beaucoup aimé son tempérament.

L'univers russe est aussi un élément fort de ce livre. Katherine Arden nous plonge dans un folklore russe riche avec, notamment, de nombreuses créatures issus de cette culture là. C'est très dépaysant cette immersion dans le monde russe et surtout, cela donne des allures de conte à l'histoire, ce qui m'a bien plu.

Et puis, l'intérêt principal de ce roman est, je trouve, le combat qui se déroule entre les croyances populaires du peuple russe et la religion chrétienne. On voit rapidement que l'élément clé de tout cela est la peur qui est engendrée de ce combat.

Après, cette trilogie commence assez en douceur. Au final, même s'il se passe pas mal de choses, cela ne fait pas énormément avancer l'intrigue principale mais on sent que les actions vont prendre de l'ampleur et que l'histoire deviendra plus palpitante par la suite.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce premier tome grâce au personnage principal, l'univers et le combat religion/ croyances populaires et j'espère que la suite deviendra plus palpitante. 

samedi 14 septembre 2019

L'assassin du train

L'assassin du train, tome 1, Les soeurs Mitford enquêtent, Jessica Fellowes

1919. Nancy Mitford, l’aînée de la famille, est une jeune femme pétillante et romanesque à l’aube de ses dix-huit ans. Louisa Cannon, sa domestique et confidente, est arrivée sous peu au service de la famille Mitford. Mais tout bascule le jour où elles se retrouvent embarquées dans une sombre affaire : le meurtre de l’infirmière Florence Nightingale Shore à bord de l’express de 15 h 20.

Mon avis: 

J'ai passé un agréable moment avec ce roman. En effet, l'enquête du livre est sympathique même si elle n'est pas exceptionnelle pour autant. Mais le style d'écriture est fluide et facile à lire ce qui rend la lecture très agréable.

J'ai aimé le fait que l'autrice reprenne des faits historiques réels: la mort de Florence Nightingale Shore, l'existence des sœurs Mitford et qu'elle décide de créer une histoire avec ces éléments. Ce mélange de fiction et de réalité m'a bien plu.

L'univers de ce roman m'a aussi bien plu: on est plongé dans le début du 20ème siècle britannique. L'autrice nous présente assez bien les éléments historiques et le monde des nobles de cette époque. On retrouve des similitudes avec Downtown Abbey, mais quand on sait que l'autrice est la nièce du producteur, cela est moins surprenant.

Pour ce qui est de l'enquête policière, je n'ai pas été impressionné. Elle passe assez rapidement au second plan au profit de la vie des sœurs Mitford. C'est dommage parce qu'elle n'est pas complètement exploitée et au final elle est simpliste. J'aurais apprécié avoir plus de réflexions et une fin moins évidente.

Pour conclure, j'ai bien aimé le style d'écriture et la description historique tout comme le fait que l'autrice reprenne des faits réels mais l'enquête policière m'a semblé ne pas être l'objet de ce livre.

mercredi 11 septembre 2019

The Crown's game

 The Crown's game, volume 1, The Crown's game, Evelyn Skye

Vika Andreyeva can summon the snow and turn ash into gold. Nikolai Karimov can see through walls and conjure bridges out of thin air. They are enchanters—the only two in Russia—and with the Ottoman Empire and the Kazakhs threatening, the tsar needs a powerful enchanter by his side.
And so he initiates the Crown’s Game, an ancient duel of magical skill—the greatest test an enchanter will ever know.  The victor becomes the Imperial Enchanter and the tsar’s most respected adviser. The defeated is sentenced to death.
Raised on tiny Ovchinin Island her whole life, Vika is eager for the chance to show off her talent in the grand capital of Saint Petersburg. But can she kill another enchanter—even when his magic calls to her like nothing else ever has?
For Nikolai, an orphan, the Crown’s Game is the chance of a lifetime. But his deadly opponent is a force to be reckoned with—beautiful, whip smart, imaginative—and he can’t stop thinking about her.
And when Pasha, Nikolai’s best friend and heir to the throne, also starts to fall for the mysterious enchantress, Nikolai must defeat the girl they both love . . . or be killed himself.

Mon avis :

Ce livre a réussi à m'envoûter alors que l'histoire n'est pas des plus extraordinaires. Je ne sais pas quelle est la magie de ce livre mais ça a fonctionné avec moi!
Dès le début, j'ai été assez frappée par la ressemblance de la trame avec Le cirque des rêves d'Erin Morgenstern. Mais, cela ne m'a pas tellement dérangé pour plusieurs raisons: ce n'est quand même pas la même histoire et puis j'ai adoré le livre de Morgenstern!

Ce qui m'a donné envie de lire cette duologie, c'est le fait que l'histoire se déroule dans un univers russe. Et justement, j'ai été assez ravie de la façon dont l'autrice a dépeint le décor de l'histoire avec le folklore russe et les tsars. J'ai beaucoup apprécié cette immersion russe.

Bien sûr, comme l'annonce le synopsis, on se retrouve assez rapidement dans un triangle amoureux, quelque chose avec lequel j'ai très souvent du mal, mais qui ne m'a pas énormément dérangé cette fois-ci, sûrement parce que je le savais déjà avant de commencer mais aussi parce que cela reste quand même assez en second plan.

Et surtout, ce qui a réellement su me charmer dans ce livre c'est tout simplement le duel, qui est au centre de l'intrigue. Ce n'est pas un duel très violent et intense en réalité, mais la magie utilisée est très belle. Les deux protagonistes utilisent un style très différent mais très complémentaires. Le tout donne quelque chose de très poétique, ce qui m'a énormément plu.

Néanmoins, même si cela ne m'a pas dérangé, je dois avouer avoir trouver le rythme du livre assez lent. On est plongé dans un duel mais qui prend son temps, qui se construit petit à petit, où chacun se nourrit des œuvres de l'autre.

Pour conclure, même si l'intrigue n'est pas extraordinaire, la poésie du duel m'a complètement envoûté.

dimanche 8 septembre 2019

La forme de l'eau

La forme de l'eau, Guillermo Del Toro et Daniel Kraus

Nous sommes en 1963, et Elisa Esposito survit tant bien que mal. Née muette, abandonnée par sa famille, elle travaille de nuit comme femme de ménage au Centre Occam de recherche aérospatiale.
Un soir, elle surprend quelque chose qu’elle n’était pas censée voir  : un homme amphibie prisonnier d’une cuve, qui doit être étudié par les scientifiques pour faire avancer la course à l’espace de la Guerre Froide. La créature est terrifiante, mais aussi magnifique –  elle fascine Elisa. Utilisant la langue des signes, celle-ci établit une communication. Bientôt, la créature devient sa seule raison de vivre.
Pendant ce temps, Richard Strickland, le militaire brutal qui a capturé la créature en Amazonie, envisage de la disséquer avant que les Russes ne tentent de s’en emparer.
Elisa doit tout risquer pour sauver la créature. Avec l’aide d’une collègue qui souffre du racisme ambiant et d’un voisin malchanceux qui n’a plus rien à perdre, elle met au point un plan d’évasion. Mais Strickland ne l’entend pas de cette oreille. Et les Russes sont bel et bien sur l’affaire…

Mon avis:

J'avais entendu de très belles critiques de ce livre et j'avais donc très envie de le découvrir, mais c'est plutôt une déception pour ma part.  En effet, je voulais un récit poétique et là-dessus, ça n'a pas fonctionné. Je n'ai pas retrouvé réellement de poésie dans ce que j'ai lu. Au contraire, j'ai eu l'impression que le style d'écriture est assez terre à terre et plutôt brutal.

De plus, les personnages sont, certes excentriques et assez atypiques, mais ils m'ont paru assez creux et ils ne m'ont pas passionné. Je n'ai pas réussi à me passionner pour eux et, par conséquent, pour l'histoire.

Au niveau du récit, celui-ci m'a paru assez long, et surtout assez brutal. Je ne me suis pas du tout amusée en lisant ce livre parce que j'ai eu du mal à m'intéresser au futur des personnages principaux. Mais, malgré tout, je suis allée au bout de ma lecture parce que ce livre a quand même quelque chose qui m'a plu. Ce sont les réflexions autour de la science et de l'expérimentation: à quelle point la connaissance peut être exigeante.

Pour conclure, certaines réflexions sont intéressantes et c'est ce qui me permet de finir cette lecture assez laborieuse pour moi.

samedi 7 septembre 2019

Nevernight

Nevernight, volume 1, The Nevernight Chronicle, Jay Kristoff

Destined to destroy empires, Mia is only ten years old when she is given her first lesson in death. Six years later, the child raised in shadows takes her first steps towards keeping the promise she made on the day she lost everything. But the chance to strike against such powerful enemies will be fleeting, so if she is to have her revenge, Mia must become a weapon without equal.

Mon avis:

Même si le début est assez chaotique, j'ai adoré ce premier tome! C'est vrai qu'au départ c'était assez mal parti: de nombreux flashbacks sont présents sans vraiment d'indices sur le lieu et la date de ses flashbacks, ce qui a rendu ma lecture assez confuse. Mais au final, une fois entrée dans l'histoire, c'est devenu captivant.

Le style de récit est assez brusque mais j'ai beaucoup aimé. L'auteur ne fait pas dans la dentelle et adopte plutôt un langage cru mais qui n'est pas non plus trash, ce qui correspond assez bien au ton de l'intrigue.

Justement, l'intrigue a su me captiver assez rapidement même si clairement on sent que tous les aspects ne sont pas encore complètement développés selon moi. Mais, même si elle ne se dévoile pas encore, elle est pleine de suspens et de rebondissements qui arrivent toujours au moment où on se l'attend le moins.

Et puis, les personnages m'ont bien plu: on a des personnes vraiment sans scrupules, assez infectes tout comme des personnes légèrement sadiques mais d'autres sont vraiment attachants: surtout Mia et son "chat"! Je l'apprécie beaucoup parce que derrière les apparences, elle présente une véritable humanité.

Toutefois, il y a un petit élément qui m'a dérangé: ce sont les notes en fin de page, qui sont trop nombreuses et parfois trop longues. Même si elles apportent des précisions sur l'univers et donnent une petite touche d'humour (où l'auteur fait des remarques sur son récit!), elles ont tendance à couper le récit. J'ai donc fait le choix de les abandonner et de les lire si je relis cette trilogie.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé le style d'écriture et l'intrigue tout comme les personnages mais les notes en fin de pages m'ont un peu gênée.

mercredi 4 septembre 2019

Le cercle du Karma

Le cercle du Karma, Kunzang Choden

La longue marche de la jeune Tsomo, du royaume du Bhoutan à l’Inde. Véritable odyssée, sous le signe du bouddhisme, d’une jeune fille à la découverte d’elle-même et de sa force intérieure, ce premier roman en provenance d’un pays longtemps “interdit” invite à un voyage au cœur d’une culture profondément méconnue tout en brossant le portrait d’une génération de femmes pionnières prenant en main leur destin.
Fille d’un “religieux laïque” et maître ès calligraphie, frustrée d’avoir vu l’accès au savoir réservé, dans la tradition bhoutanaise, aux seuls garçons, la jeune Tsomo, un an après la mort de sa mère bien-aimée, prend prétexte de la nécessité d’aller pieusement célébrer sa mémoire dans un temple éloigné de son village pour quitter sa famille. C’est alors que la jeune fille entame sa longue marche, véritable odyssée qui la mène de son village près de Thimphu, la capitale du Bhoutan, à Kalimpong en Inde et jusqu’à Bodh Gaya, haut lieu du bouddhisme.

Mon avis: 

Malgré quelques défauts, j'ai beaucoup apprécié ce roman surtout grâce à la narratrice. En effet, Tsomo, qui après un moment d'abattement, a décidé de prendre son destin en main et pour ça, elle essaie de se battre contre les mœurs et les règles sexistes ancrées dans la société bhoutanaise. J'ai aimé voir les subtils changements de la narratrice au fur et à mesure du récit. C'est une belle leçon de vie.

Et puis, ce que j'ai aussi apprécié c'est le fait que l'autrice reste assez réaliste. Les obstacles sont rudes et les résultats attendus ne sont pas forcément au rendez-vous. C'est assez décourageant et frustrant mais au moins cela reste cohérent.

Néanmoins, j'ai trouvé que, même si Tsomo se lance dans une aventure pleine de défis, on retrouve quand même des longueurs dans le récit et malheureusement, ça rend certains passages légèrement ennuyants.

Pour conclure, j'ai bien aimé le cheminement de Tsomo à la fois dans son aventure et dans sa façon de se considérer mais il existe quelques longueurs.


dimanche 1 septembre 2019

Dans le livre des rêves

Dans le livre des rêves, Mikkel Birkegaard

À Copenhague, au XIXe siècle, un jeune adolescent enquête sur la mort de son père, ancien fonctionnaire du Ministère des livres chargé de la censure. Placé sous la protection de Mortimer, un détective qui restaure les livres à ses heures perdues, il est un jour contacté en secret par un membre de la Bibliothèque. Celle qui, d’après le mythe, est censée recueillir tous les ouvrages interdits par le Ministère. L’adolescent apprend non seulement que son père était membre de cette association, mais aussi que cette fameuse Bibliothèque est virtuelle. Elle n’existe que grâce au rêve collectif dans lequel des innocents sont obligés de plonger, pour l’éternité, afin d’enrichir la mémoire de la Bibliothèque en connaissance censurée. Persuadés que la femme de Mortimer est retenue prisonnière, le détective et son jeune protégé partent en guerre contre la Bibliothèque…

Mon avis: 

Ce livre m'a beaucoup intriguée notamment par l'univers dans lequel on est plongé. En effet, l'univers onirique qui tient le rôle central de cette histoire est vraiment très séduisant: on aimerait bien connaitre la même aventure et plonger dans cette bibliothèque mystérieuse.

Mais rapidement, on comprend à quel point cet idéal coûte et que chaque rêve a une contre-partie, qui parfois peut être élevée. Et justement, ce qui rend ce livre intéressant, c'est le dilemme entre les idéaux et leurs conséquences: aussi belle que soit l'entreprise, il faut toujours se questionner sur le prix à payer pour l'obtenir.

J'ai aussi bien aimé l'aspect policier de ce livre. Dès les premières pages, le suspens est au rendez-vous et j'ai été prise dans l'intrigue jusqu'au bout. Il y a beaucoup d'actions et pas mal de rebondissements durant tout le récit, ce qui intensifie le mystère.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce roman pour son suspens et surtout le dilemme entre les rêves et ce qu'ils demandent en contre-partie.