mercredi 27 février 2019

Ma


« La marche à pied mène au paradis. » Ainsi s’ouvre , roman japonais, à la croisée de deux destins et autour d’une même quête, la voie du détachement.
Shōichi porte en lui le souvenir de Saori, la seule femme qu’il ait aimée, une universitaire qui a consacré sa vie à Santōka, le dernier grand haïkiste. Leur aventure aussi incandescente que brève initie le départ de Shōichi sur les pas de Santōka, de l’immense Bashō et de son maître Saigyō. Marcher, pour cette procession héroïque d’ascètes aventureux, c’est échapper au ressassement, aux amours perdues, c’est vivre pleinement l’instant ! « Le saké pour le corps, le haïku pour le cœur. »


Mon avis: 

C'est un livre que j'ai bien aimé pour sa poésie. Mais, heureusement que l'auteur a su condenser son roman en peu de pages parce que je pense que si le livre aurait été plus long, je n'aurais pas du tout eu le même avis.  

J'ai énormément apprécié le style d'écriture de l'auteur tout comme je l'ai trouvé difficile. En effet, j'ai été complètement emporté par la poésie de ce roman, par son aspect contemplatif qui m'a paru apaisant malgré le fait que l'histoire racontée est dotée d'une certaine violence. Néanmoins, cette écriture reste quand même assez compliqué. Elle n'était pas fluide pour moi et je devais être concentrée pour ne pas me perdre dans le récit. 

L'histoire de ce court roman est assez banale et ordinaire. Hubert Haddad ne nous raconte pas des choses extraordinaires avec des revirements de situation époustouflants et inattendus. Non, pas du tout. Ce qui se passe est assez attendu. Ainsi, je n'ai pas été très passionnée par l'histoire en elle-même. Cela ne m'a pas du tout dérangé parce que je trouve que la beauté de ce livre réside autre part. Il s'agit pour moi, plus d'un roman poétique et spirituel qu'un roman d'actions. 

Toutefois, je suis contente que ce roman soit court parce que même si j'ai été subjuguée par les réflexions du livre, je pense que très vite, il aurait pu être lassant et dans ce cas-là, je pense qu'il aurait été plus difficile de trouver un intérêt au récit. 

Pour conclure, j'ai bien aimé l'aspect poétique et spirituel de ce livre mais je suis ravie de voir qu'il n'excède pas les 250 pages car je me serais ennuyée sinon. 

lundi 25 février 2019

Rendez-vous avec le crime



Quand Samson O'Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d'un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l'informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n'est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu'elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne !
Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit... à l'agence de rencontres de Delilah !

Mon avis:

Ce premier roman est pratiquement un gros coup de cœur. Je l'ai lu à un moment où j'avais le moral en berne et c'est fou à quel point il m'a fait du bien! C'est vraiment un roman policier feel-good, qui fait du bien et qui redonne le sourire.

Tout d'abord, les personnages sont très attachants. Rapidement, on ne peut pas s'empêcher de les aimer malgré leur sacré caractère parce qu'on voit qu'au fond ils ont un cœur en or. Ils sont plein de défauts mais malgré tout on ne peut pas s'empêcher de sourire en les voyant se friter.

Même si j'ai trouvé que le livre a un effet doudou, cela reste un policier avec une enquête qui reste au centre de l'histoire. Même si l'histoire parait un peu abracadabrante, elle reste cohérente et surtout très sympathique. Le dénouement de l'enquête est plein de suspens et d'actions.

Pour conclure, j'ai eu presque un coup de coeur pour ce policier cosy qui, certes, n'a pas l'enquête la mieux maitrisée mais des personnages attachants et une touche de bien-être.

dimanche 24 février 2019

Mourir sur Seine


Sixième jour de l'Armada. Un marin est retrouvé poignardé au beau milieu des quais de Rouen ! Quel tueur invisible a pu commettre ce crime impossible ? Quel étrange pacte semble lier les matelots du monde entier ? De quels trésors enfouis dans les méandres de la Seine sont-ils à la recherche ? Quel scandale dissimulent les autorités ? Une implacable machination qui prend en otage 8 millions de touristes. Une course effrénée contre la montre.

Mon avis: 

Ce livre a de très bons points positifs mais également de gros points négatifs, ce qui fait que je suis sortie assez mitigée de cette lecture. J'avais beaucoup aimé Nymphéas noirs mais depuis, je n'ai jamais retrouvé ce plaisir dans les autres livres de Bussi.

En effet, j'ai bien aimé découvrir la Haute-Normandie à travers ce roman policier. L'auteur nous permet de nous balader dans les villes normandes, notamment celle de Rouen, qui est au cœur de l'intrigue. Il y a beaucoup de descriptions de la ville, et la connaissant bien, ça m'a bien plu!
En plus, on a également des notes historiques concernant la Normandie, ce qui m'a bien intéressé également. En effet, j'aime beaucoup l'Histoire de cette région particulière, qui a été anglaise pendant quelques décennies quand même!

Mais, malgré ces descriptions que j'apprécie bien, je n'ai pas accroché avec les personnages. Je les ai trouvé assez cichés et donc pas du tout surprenant. J'ai été particulièrement agacée par le personnage féminin qui collecte pas mal de clichés de la jeune femme ambitieuse et décomplexée, prête à pas mal de choses pour arriver à ses fins.

Mais ma plus grande déception, ça été le dénouement de l'intrigue. Le suspens était vraiment présent du début jusqu'à la fin, avec une histoire très surprenante et qui donne envie de découvrir ce qu'il y a derrière mais voilà, tout se finit en un quart de tour, avec une explication complètement tirée par les cheveux. Pour moi, ce n'était pas du tout crédible et j'ai trouvé que cela faisait bâclé. C'est dommage, parce que le rythme du livre était vraiment bien dosé.

Pour conclure, une histoire dans un cadre très intéressant avec un rythme haletant mais des personnages agaçants et une fin trop rocambolesque pour faire vraie.

samedi 23 février 2019

Heartless


Vous êtes vous déjà demandé qui était la Reine de Coeur avant Alice aux pays des merveilles ?
La Reine de Coeur n’a pas toujours été la terrible souveraine d’Alice au pays des merveilles. Avant d’être couronnée, elle s’appelait Catherine et rêvait de devenir la plus grande pâtissière du royaume. Mais le sort a décidé de lui jouer un vilain tour : le Roi de Coeur veut absolument l’épouser et les parents de Catherine, très ambitieux, placent de gros espoirs en cette union.

Catherine, elle, veut vivre librement et aimer celui qui fait battre son coeur : Badin, le bouffon du Roi.
Malheureusement au pays des merveilles, où s’entrechoquent magie, folie et monstres, les contes n’ont pas tous une fin heureuse…

Mon avis:

Ce livre fut une très belle lecture, que j'ai énormément aimé. Le fait de reprendre un grand classique de la littérature jeunesse pour imaginer ce qui a pu se passer avant, c'est plutôt une bonne idée... ça peut être assez risqué mais si c'est bien fait ça donne des choses intéressantes.

Très vite, on retrouve l'univers de Lewis Carrol mais plus à la sauce Tim Burton je trouve. Il y a quelques allusions au film qu'on ne retrouve pas dans le livre (mais après je n'ai pas encore lu Alice de l'autre côté du miroir). Néanmoins, l'univers est détaillé et je l'ai trouvé très coloré, avec une impression de perfection. Cela me faisait penser à une couche de vernis qui allait craquer du fait d'évènements bousculant toute l'harmonie de ce tableau féérique, et ce fut exactement le cas!

Ce qui est assez horrible dans ce livre c'est qu'on s'attache très rapidement au personnage de Catherine. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un pincement au cœur puisqu'on sait bien comment elle va devenir par la suite. Elle est juste innocente et tellement gentille!
Mais plus généralement, j'ai beaucoup aimé voir comment Marissa Meyer imagine le passé des différents personnages de Lewis Carroll et j'ai trouvé que c'était bien fait. Je me suis attachée à beaucoup des héros de l'histoire.

Bien sûr, comme annoncé, dans le synopsis, cette histoire est avant tout une histoire d'amour avec notamment un triangle amoureux. Mais, malgré quelques clichés, c'était une très belle histoire qui semblait plutôt sincère entre Catherine et Jest et j'ai beaucoup aimé.

Ce qui est super avec ce livre, c'est qu'on sait comment cela va se finir... on lit tout en sachant qu'on a une épée de Damoclès au dessus de la tête et je trouve que ça rajoute encore plus de suspens à l'histoire. On a déjà pas mal d'actions mais ça en plus, cela rend les choses encore plus intrigantes.

Pour conclure, l'exercice qu'a fait l'autrice est bien réussie avec des personnages attachants, une histoire très belle mais on sait qu'elle va se finir mal et un univers merveilleux mais pas si innocent que ça

vendredi 22 février 2019

La princesse des glaces



Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête, Erica est vite convaincue qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point, et sur beaucoup d'autres, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d'un peintre clochard, encore une mise en scène de suicide...

Mon avis:

Ce livre a été une bonne surprise même si certains points m'ont chagrinée. En effet, ce qui est le plus important dans un roman policier c'est l'enquête. Et dans ce cas-là, c'est plutôt réussi. L'intrigue est sympathique et bien menée. Même si ce n'est pas hyper originale, mais cela ne me dérange pas vraiment, parce que c'est une bonne enquête pour passer un bon moment.
J'ai quand même réussie à deviner des choses dans l'affaire bien avant qu'on nous les annonce. Mais même si on a quelques longueurs d'avance sur les révélations, l'enquête tient la route.

Néanmoins, les personnages m'ont dérangés. Tout d'abord je trouvais que la vie privée d'Erica et de Patrick prenait beaucoup trop de place. A certains moments, j'avais l'impression que cela mettait l'enquête au second plan.
Et puis, j'ai été assez marquée par les stéréotypes véhiculées par le livre, notamment des préjugés que j'ai jugé sexistes. J'avoue que voir une femme qui aime le shopping ET Bridget Jones ET qui est angoissée pour son poids ET pour qui le célibat est une anormalité, etc. ça fait beaucoup je trouve.

Pour conclure, l'enquête policière m'a bien plu mais j'espère que les personnages seront moins stéréotypés au fil de la saga.

RDA mon amour


Je remercie Librinova pour m'avoir fait parvenir ce roman de Jean Emelina

Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide.
Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie.
Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture.
Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un cœur de seize ans, confrontée à l’usure des cœurs, du Temps et de l’Histoire.

Mon avis: 

RDA mon amour a su me surprendre sans pour autant réussir à complètement me transporter. J'ai trouvé cette lecture très divertissante mais je l'attendais un peu plus dramatique. Toutefois, j'ai bien apprécié l'ambiance du livre. Au début, l'atmosphère est très joyeuse malgré le climat de la RDA. Les personnages sentent la joie de vivre, ils ont l'air d'en profiter au maximum. Puis au fur et à mesure, le ton change et devient plus sombre, où les bons souvenirs se mêlent à la nostalgie, et les regrets.

Le personnage de Michel Lombard ne m'était ni antipathique ni sympathique. J'avais un peu de mal avec son côté "graveleux" et les remarques qu'il pouvait faire de temps en temps mais j'aimais bien le fait qu'il profitait de la vie, qu'il ne se laissait pas abattre par les contraintes du RDA.

Le style de l'auteur m'a bien plu. Il ne s'embarrasse pas de tournures de phrases alambiquées. Au contraire, il va droit au but, ce qui était assez agréable. Néanmoins, j'ai trouvé que cela restait assez fluctuant: certains passages m'ont énormément plu, d'autres beaucoup moins. Heureusement, au fur et à mesure, j'appréciais de plus en plus la plume.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce roman même si je m'attendais à quelque chose de plus dramatique grâce à l'atmosphère qui change petit à petit et le style de l'auteur.

mercredi 20 février 2019

Les ombres de Montelupo


C'est l'automne et le commissaire Soneri décide d'échapper à la grisaille de Parme en retournant dans son village natal des Apennins pour un congé bien mérité. Mais sur les pentes boisées de la montagne de Montelupo, on ne trouve pas que des champignons et on n'est jamais à l'abri d'une balle perdue...

Sur le village isolé règnent les Rodolfi, producteurs de charcuterie depuis des générations. Alors dans le patriarche, Palmiro, et son fils Paride disparaissent tour à tour, c'est toute la petite communauté qui se trouve en émoi. Voilà qui signe la fin des vacances paisibles de Soneri, embarqué malgré lui dans une enquête où les rancœurs secrètes se règlent à coups de fusil de chasse.

Mon avis:

J'ai bien apprécié ce troisième tome mettant en scène le commissaire Soneri. Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère du livre. Cet aspect automnal mystérieux et légèrement angoissant est intéressant. J'ai trouvé que ça rajoutait du suspens au récit, puisqu'on est plongé dans un brouillard qui nous empêche de voir les choses comme elles devraient être.

Le rythme de l'enquête est assez lent mais personnellement, cela ne m'a pas dérangé. J'ai trouvé que cela ne rendait pas le récit ennuyant mais au contraire, j'ai été prise par l'intrigue rapidement et j'ai trouvé que c'était très agréable à lire malgré cette lenteur.
De plus, on ne se retrouve pas dans un roman où le rythme varie beaucoup avec une fin rocambolesque, tirée par les cheveux... au contraire, le commissaire prend son temps pour assembler les pièces du puzzle mais l'image finale est plausible.

Ce que j'ai aussi bien aimé c'est le mélange passé/présent. Cette fois-ci, il s'intéresse à sa jeunesse et à son père et j'ai trouvé ça haletant ce plongeon dans le passé pour comprendre le présent.

Malgré tout, j'ai trouvé que certains points de l'enquête étaient devinables rapidement mais ce n'était pas des choses qui sont centrales à l'enquête. En effet, le pourquoi du comment reste à découvrir et c'est tout l'intérêt du livre. Mais au moins, l'auteur ne se perd pas dans des complots hyper compliqués pour nous perdre, avec finalement une explication trop farfelue pour être crédible.

Pour conclure, j'ai bien aimé  ce live pour son atmosphère de ce livre, l'enquête avec son rythme lent et le fait que le passé ressurgisse dans le présent.

lundi 18 février 2019

Féministes du monde arabe


Ce livre porte la voix de jeunes femmes du monde arabe. Prenant la parole de Tunisie, du Maroc, d'Algérie et d'Égypte, des villes et des campagnes, elles confient leurs luttes pour le droit à la liberté sexuelle, à l'indépendance, au respect, à l'égalité juridique, économique et sociale. "La meilleure façon de changer les choses, c'est de réussir sa vie, d'arracher sa liberté et d'assumer son indépendance jusqu'au bout. " Étudiantes, ouvrières, architectes, journalistes, poétesses, agricultrices, etc., elles confient leurs évolutions intimes, sans tabous, avec une énergie époustouflante. "Sans révolution sexuelle, il ne peut pas y avoir de révolution. " Résistantes au quotidien plutôt que leaders de grands mouvements, elles s'engagent, parfois seules, via les réseaux sociaux et les blogs. Facebook et Twitter sont leurs alliés, outils incontrôlables par le patriarcat. "Ici, la rue appartient aux hommes, sauf si tu décides de l'investir. " Toutes prônent le droit à de nouveaux féminismes, dont certains varient des codes occidentaux. Toutes se battent pour l'égalité des sexes, indispensable à l'instauration de réelles démocraties. "Je veux que mon pays accepte que la femme soit l'égale de l'homme. Les Égyptiennes sont le secret de la révolution. "

Mon avis:

Ce livre était extrêmement instructif et je suis très contente de l'avoir lu, car il m'a appris plein de choses. Charlotte Bienaimé aborde énormément de réflexions sur la place de la femme dans les sociétés arabes à travers des témoignages, des articles de blogs, etc. Ce qui est assez bien fait également, c'est que même si les mentalités semblent très différentes, on peut voir que c'est quand même assez facilement transposables à nos sociétés européennes.

Ce qui m'a aussi intéressée, c'est de voir la place des femmes dans le printemps arabe. Je n'étais pas encore très intéressée par l'actualité à l'époque mais j'entendais quand même beaucoup de choses sur ces évènements là et je suis pratiquement sûre de n'avoir pas entendu de choses concernant les femmes. Or, ce printemps arabe a aussi été l’œuvre des femmes.

Le livre a aussi comme atout le fait qu'il parle de femmes très différentes les unes des autres avec des regards très variés sur des sujets différents qui touchent, certes, la société dans sa globalité mais aussi des évènements de la vie quotidienne. 

Néanmoins, au bout d'un moment, je trouvais que le livre tournait un peu en rond. On a beaucoup de situations différentes qui mettent en scène les inégalités homme/femme mais finalement c'était pour revenir au même point comme si l'autrice était, à un moment, à court d'arguments.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce livre car il m'a appris de nombreuses choses grâce à des portraits et témoignages croisés même si j'ai ressenti à certains moments qu'on revenait souvent aux mêmes points.

Lectures similaires: Paroles d'honneur, Leila Slimani et Laetitia Coryn

dimanche 17 février 2019

L'elixir d'oubli


Paris, 1909. A peine remis de sa précédente enquête, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une bien étrange affaire, dont les ramifications pourraient remonter à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'années. Secondé - plus ou moins - par la baronne Isabel de Saint-Gil, Griffont va devoir affronter bien des dangers. Mais il se pourrait que ce soit l'avenir de notre monde et de l'OutreMonde, lui-même, rien moins, qui soit en jeu. Cela justifie bien de se replonger dans son passé, voire de mettre sa propre vie en péril.

Mon avis:

 Ce second tome est aussi bien que le premier (avis ici)! Encore une fois, l'univers est toujours aussi merveilleux. Il est très bien décrit avec des créatures fantastiques et une pointe de magie. J'adore le fonctionnement de cet univers, très bien décrit et qui me fait rêver.

J'aimais déjà beaucoup Griffont dans le premier tome et Isabel était attachante mais dans ce tome-là ils sont encore plus extraordinaires. Ils ont énormément de caractère et parfois les dialogues sont plutôt explosifs.

Ce que j'ai aussi beaucoup aimé, c'est l'humour du livre. Du fait des personnalités des personnages, les échanges sont réalisés avec beaucoup d'humour et cela m'a beaucoup amusée. On retrouve des petites pics et des chamailleries, qui restent assez discrète pour ne pas rendre le récit lourd.

L'enquête policière est aussi très bien menée. L'auteur arrive à bien doser entre action et réflexion avec beaucoup de suspens, ce qui rend l'intrigue intéressante. Mais, quand même, certaines révélations sont prévisibles.

Une autre chose que j'ai bien aimé c'est le fait que l'auteur nous prenne parfois à part pour nous faire des commentaires et des apartés. J'ai adoré ce petit effet "théâtre".

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce deuxième tome pour les personnages, l'humour et l'enquête.

samedi 16 février 2019

La nuit de Martizburg


En 1893, une entreprise indienne propose à Mohandas Karamchand Gandhi, tout jeune avocat, de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c'est le tournant de sa vie. Il découvre l'apartheid, l'humiliation, et se lance dans un combat acharné contre la discrimination dont sont victimes ses compatriotes indiens. C'est là qu'il expérimentera pour la première fois une arme redoutable : la résistance passive. Jour après jour, le petit avocat timide et si british, va se métamorphoser jusqu'à devenir le Mahatma, la Grande Âme. C'est aussi sur cette terre de violences qu'il rencontre Hermann Kallenbach, un architecte juif allemand, avec lequel s'instaure une relation hors du commun. Une intimité précieuse, intense, forte comme une passion, digne d'un amour vrai.

Mon avis:

Même si ce n'a pas été un coup de coeur pour moi, je suis très contente d'avoir découvert ce livre parce qu'il éclaire beaucoup de choses sur différents évènements historiques (notamment, l'apartheid et le combat de Nelson Mandela et autres Sud-Africains dont les indiens, et le combat de Ghandi contre les anglais en Inde).
Ce livre est très intéressant, en effet, parce qu'il parle d'un fait historique très peu connu (en tout cas, moi je ne le connaissais pas et je ne l'ai jamais appris en cours): la perte des droits des indiens (et des personnes de couleurs même si ce n'est pas le sujet de ce livre) en Afrique du Sud.
C'est un livre qui fait écho au très fameux livre de Nelson Mandela Un long chemin vers la liberté.

Ce livre m'a beaucoup marqué grâce au personnage de Gandhi. Il est notamment connu pour son combat pacifiste contre les inégalités en Inde entre les indiens et les anglais et je ne m'étais jamais interrogé sur sa personnalité. Finalement, Gandhi est quelqu'un d'assez perturbant je trouve. Ses idées sont sensées pour la plupart (mais pas toutes non plus!), mais sa façon de les imposer m'a beaucoup dérangée. En effet, j'ai trouvé ce personnage comme étant autoritaire et inflexible. Il a un besoin de contrôle et j'ai été assez choquée de voir son mépris pour les autres, notamment les noirs!

J'ai bien apprécié le récit, très intéressant, car on voit le personnage de Gandhi se mettre en place et de voir les prémices de son combat en Inde. C'est un peu comme si ce qui s'est passé en Afrique du Sud était une préparation pour les évènements en Inde.
Je ne connaissais pas du tout le personnage d'Hermann Kallenbach, mais j'ai très vite eu un intérêt pour lui et notamment pour sa relation amical avec Gandhi. L'auteur nous décrit bien les rouages complexes de cette amitié et comment celle-ci évolue en fonction du temps.
Néanmoins, au bout d'un moment, le récit s'essouffle un peu et j'ai trouvé qu'il contenait quelques longueurs.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce livre, qui m'a beaucoup interrogé du fait du personnage de Gandhi et sa façon d'imposer ses choix à son entourage. J'ai été intéressé par les faits historiques qui rejoignent d'autres évènements plus connus mais j'ai trouvé que l'intrigue avait tendance à ralentir.

mercredi 13 février 2019

L'espionne


Arrivée à Paris sans un sou en poche, Mata Hari s'impose rapidement comme une danseuse vedette du début du XXe siècle. Insaisissable et indépendante, elle séduit le public, ensorcelle les hommes les plus riches et les plus puissants de l'époque. Mais son mode de vie flamboyant fait scandale et attire bientôt les soupçons tandis que la paranoïa s'empare du pays en guerre. Arrêtée en 1917 dans sa chambre d'hôtel sur les Champs-Elysées, elle est accusée d'espionnage.

Mon avis:

J'avais beaucoup d'espoir concernant ce livre et j'ai été un peu déçue, même si ce livre reste intéressant. Je pense que ce qui m'a le plus dérangé dans ce livre c'est que je l'ai trouvé assez brouillon. J'ai eu des difficultés à suivre tout ce qui se passé.
Je ne connais pas l'histoire de Mata Hari dans les détails, je connais vraiment que le très gros de l'histoire. Et c'est dommage parce que ce livre ne m'a pas trop éclairé. J'ai peut-être loupé quelque chose mais c'était pas facile de savoir pourquoi est-elle accusée d'espionnage.

Néanmoins, j'ai trouvé que ce livre est intéressant, car il retrace toute l'histoire de cette fameuse espionne depuis son enfance jusqu'à Mata Hari. Je ne connais pas réellement son histoire donc j'ai beaucoup apprécié la découvrir et j'ai envie d'en lire plus sur elle.

Mais malheureusement le style de l'auteur ne m'a pas attiré plus que ça. Malgré les 200 pages du livre, j'ai eu, en quelques sortes, envie de le finir rapidement, parce que ce style d'écriture ne me passionnait pas et d'une certaine façon, peut-être que ça peut expliquer le fait que j'ai trouvé le récit brouillon.

Pour conclure, j'ai bien aimé connaitre mieux Mata Hari mais le style de l'auteur et l'aspect brouillon du récit. 

dimanche 10 février 2019

Le pays des marées


À l'embouchure du Gange, le pays des marées cisèle terre et mer. C'est au cœur de cette région sauvage et hostile que se rencontrent un homme d'affaire, un modeste pêcheur et une étudiante américaine ; trois destins étrangement liés, trois visages subtils de l'Inde, lancés à la découverte de cette jungle indéchiffrable des rapports humains...

Mon avis:  

J'ai bien aimé ce livre même si le début était un peu difficile. En effet, j'ai eu du mal à le démarrer car je trouvais que c'était assez long et peu attrayant donc je n'étais pas vraiment passionnée par ma lecture. Heureusement, le récit devient plus intéressant au fur et à mesure de la lecture et finalement j'ai été complètement dans l'intrigue.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'était le dépaysement procuré par ce livre à travers le voyage dans la nature indienne. Ce que j'ai apprécié c'est que les descriptions de l'auteur sont très belles mais il reste réaliste et alerte sur les dangers de cet écosystème. Il alerte également sur la façon dont les hommes cohabitent avec cette nature compliquée et imprévisible.

C'est également un livre qui parle d'une problématique très actuelle: l'équilibre entre la préservation de la Nature, de la planète et les besoins des populations locales. Ce livre nous montre que c'est quelque chose de complexe et que dire vous devez faire ci ou cela à des populations pauvres qui essaient de survivre dans un monde sans pitié et dangereux c'est assez futile. Ce n'est pas toujours évident de concilier l'écologie aux préoccupations des habitants, tout simplement que ceux-ci n'ont pas forcément les moyens de penser à cela, ils essaient de survivre, c'est tout. Cela remet en cause beaucoup de choses, parce que nous occidentaux, nous pouvons faire quelque chose ce qui n'est pas le cas de populations pauvres de l'autre côté du globe. Or, on est les premiers à donner des leçons de vue sans les appliquer!

Un aspect qui m'a beaucoup passionné dans ce livre, c'est l'étude océanographique de l'étudiante. J'étais complètement captivée par ses observations, ses conclusions, etc. et j'avoue que j'aimerais bien savoir si ce qu'elle a trouvé est réel ou si cela est inventé pour les besoins du roman.

Une autre force de ce roman c'est la diversité des personnages. Les trois personnages principaux sont extrêmement différents avec des préoccupations et des façons de penser complètement différentes. La cohabitation de ces différents personnages permettent d'appréhender les situations selon différents points de vue, montrant les tensions qui peuvent exister autour d'une même problématique: chacun a un avis fixe sur le sujet mais il n'est pas toujours facile de comprendre celui de l'autre.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce livre malgré un démarrage compliqué parce qu'il soulève plusieurs réflexions sur notre monde, dans un environnement magnifique mais dangereux.

mercredi 6 février 2019

Le Ruban


Une grand-mère fantasque et passionnée d'oiseaux trouve un œuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l'oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, « est le ruban qui nous relie pour l'éternité ».
Un jour, l'oiseau s'envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d'espoir, de liberté et de consolation.
Ce roman grave et lumineux, où l'on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l'on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fil de ses histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de belles rencontres, et de bonheurs saisis au vol.

Mon avis:

Ce court roman a été un petit coup de cœur, plein de douceur et d'espoir. C'est un roman simple mais qui réchauffe tellement le cœur, on ne peut que sentir de l'amour et de la chaleur en le lisant même si les sujets ne sont pas les plus joyeux.
Je ne saurais dire comment l'autrice arrive à nous faire ressentir toute cette douceur mais c'est vraiment ça qui est le leitmotiv de ce livre. Cette lecture a eu pour moi l'effet d'une plongée dans un monde de coton et j'ai adoré cela.

En effet, cette impression de cocooning est nettement tranchée par les tranches de vie présentées dans ce livre. Les personnes qui sont présentées dans ce roman vivent des choses dures et dramatiques, qui restent certes ordinaires (perte de quelqu'un, maladie, etc.). Ainsi Ito Ogawa, à travers toutes ses "fenêtres", des drames de la vie quotidienne, des choses qui pourraient nous arriver. Mais, justement, avec Ruban, elle nous montre aussi que ce sont les petits bonheurs du quotidien qui peuvent venir apaiser nos peines.

Ainsi, c'est un livre très émouvant, qui nous rappelle à quel point notre vie ordinaire peut être aussi dramatique que belle. Cela a soulevé énormément d'émotions malgré le fait que les histoires en elles-même ne sont pas extraordinaires. Et c'est ça toute la beauté de ce livre.

Pour conclure, c'est un roman qui m'a beaucoup émue par le fait qu'il nous montre à quel point la vie quotidienne peut être bouleversante.

dimanche 3 février 2019

Ship of Magic


Une famille de grands propriétaires terriens se retrouve ruinée. Sa seule richesse réside dans la possession d'un magnifique bateau en bois-sorcier, La Vivacia, jusqu'ici consacré au transport de marchandises. Or, peu avant de mourir, le capitaine Vestrit le lègue à l'époux de sa fille aînée, homme autoritaire et entêté, qui tente honteusement de restaurer la fortune d'antan en se livrant au transport d'esclaves. Cet héritage lèse ainsi la cadette, Althéa, qui entretient pourtant une complicité étroite et des liens passionnés avec le bateau sur lequel elle navigue depuis sa plus tendre enfance. Elle jure alors de le reconquérir coûte que coûte. Emportée dans une spirale de malheurs, la famille Vestrit va affronter les épreuves les plus terribles. Car la discorde divise désormais ses membres.

Mon avis:

Ayant beaucoup aimé The Farseer trilogy, j'avais très hâte de découvrir ce premier tome, malgré sa taille impressionnante! J'ai été conquise dès le début par l'univers de cette nouvelle trilogie. Il est extrêmement bien construit et a énormément de détails sur son fonctionnement. Ainsi, c'était très facile d'imaginer le monde dans lequel évoluent les personnages, j'avais plein d'images dans la tête et, même si certains aspects de l'univers sont assez dangereux, ça ne me dérangerait pas d'y plonger pour quelques heures!

Le récit est, quant à lui, assez "plat" mais, contrairement à d'autres romans, ici, ce n'est pas un point négatif. En effet, même si les choses se déroulent doucement et prennent leur temps pour se mettre en place, l'autrice arrive quand même à nous captiver et à installer du suspens dans son intrigue. C'est un peu comme si on avançait tout en sachant qu'une épée de Damoclès se trouvait au-dessus de notre tête! J'ai été complètement passionnée par le récit et malgré le fait que je le lisais en anglais, j'avais du mal à le lâcher.

Ce que j'ai aussi apprécié dans ce roman ce sont les personnages. Robin Hobb a vraiment fait un effort sur les protagonistes du roman. Ils sont très réalistes avec des qualités qui font qu'on les adore mais aussi des défauts, qui les rendent plus humains. Ils sont assez complexes et ce n'est pas toujours facile de les comprendre mais c'est ça qui les rendent intéressants!

Pour conclure, un premier tome à la hauteur de mes attentes avec un univers bluffant, une intrigue calme mais captivante et des personnages crédibles et attachants.

vendredi 1 février 2019

Bilan Cold Winter Challenge 2018-2019

Le Cold Winter Challenge de cette année est terminée (puisqu'il se finit le 31 janvier) et il est donc temps de faire un petit bilan de ce challenge.

Avant tout, et c'est sûrement le plus important, j'ai pris énormément de plaisir à réaliser ce challenge. Je l'apprécie parce qu'il suffit de lire un roman d'un des menus pour le valider donc pas de pression et ça c'est vraiment top!
C'est aussi un challenge que j'aime bien parce qu'il me "force" à faire une pile à lire pour ce challenge et se plonger dans des envies de lecture d'hiver, ça motive encore plus pour lire!

J'avais fait une prévision de ce que je comptais lire durant ces deux mois (ici)
Je vous rappelle les menus et les catégories Bonus



Voici finalement ce que j'ai lu (certains livres n'ont pas été lus et d'autres non prévus sont venus se rajouter)

La magie de Noël
  1. L'arche de Noël et autres contes, Romain Sardou 
  2. L'ange de Marchmont Hall, Lucinda Riley 
  3. Casse-noisette et le roi des souris, Ernst Theodor Amadeus Hoffman
  4. Le Noël magique de SEE, Collectif
  5. Un goût de cannelle et d'espoir, Sarah McCoy
  6. Gourmandises de Noël, Le club des Indés
Flocons magiques
  1. Stella et les mondes gelés, Alex Bell
  2. Le faiseur de rêves, Laini Taylor
  3. Druide, Oliver Peru
  4. Shades of shadow, V.E. Schwab
  5. Six of crows & Crooked Kingdom, Leigh Bardugo
  6. La belle sauvage, Philip Pullman 
  7. La bataille des rois, G.R.R.Martin
  8. Shadow and Bone, Leigh Bardugo
Marcher dans la neige
  1. Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir (je l'avais mis mais finalement la partie "road trip" est pas assez importante)
  2.  L'odyssée sibérienne: guide de l'aventurier, Nicolas Vannier
Stalactites ensanglantées 
  1. Meurtres en majuscules, Sophie Hannah
  2. L'atelier des poisons, Sylvie Gibert
  3. Todesrosen, Arnaldur Indridason
  4. Le prédicateur, Camilla Läckberg
  5. Lumikko, Pasi Ilmari Jääskeläienen
  6. Moriarty, Anthony Horowitz 
  7. Le fantôme de la Rue Royale, Jean-François Parot 
J'ai donc lu 23 livres durant ce Cold Winter Challenge
En ce moment, je finis L'ainé de Christopher Paolini (qui serait entré dans la catégorie Flocons magiques)

Catégories Bonus
  1. Couverture de Noël: L'arche de Noël et autres contes, Le Noël magique de SEE, Gourmandises de Noël donc 3 points
  2. Romance de Noël: Le Noël magique de SEE donc 1 point
  3. Contes/ légendes nordiques: 0 point
  4. Secrets de famille: L'ange de Marchmont Hall donc 1 point
  5. Auteurs/ autrices nordiques: Arnaldur Indridason (islandais), Camilla Läckberg (suédois), Pasi Ilmari Jääskeläienen (finlandais) donc 3 points
  6. Couverture avec de la neige: L'arche de Noël et autres contes, L'ange de Marchmont Hall, Le Noël magique de SEE, Stella et les mondes gelés, Six of Crows, L'odyssée sibérienne, Todesrosen, Lumikko donc 8 points
  7. Un classique de Noël: Casse-Noisette et le roi des souris donc 1 point
  8. Sang sur la neige: 0 point
  9. Boire un thé de Noël: Le thé des étoiles (Le palais des thés), Noël en rêve (Maison Bourgeon), Silent Night Christmas Tea (Whittard) donc 3 points
  10. Partir en promenade: 1 point
  11. Couper les réseaux sociaux toute une soirée: 1 poinr
  12. Jouer à un jeu de société entre amis/ famille : Concept et Trivial Poursuit donc 2 points
Cela me fait en tout: 24 points et j’atteins donc le niveau Jack Frost