lundi 26 juin 2017

Le lecteur de cadavres


Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite sœur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des « champs de la mort » avant d’accéder à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l'écho de ses exploits parvient aux oreilles de l'empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d'assassinats. S'il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s'il échoue, c'est la mort. C'est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l'époque médiévale, la haine côtoie l'ambition, comme l'amour, la mort.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce thriller historique. Le coté historique est vraiment passionnant. La Chine médiévale, je ne connaissais pas vraiment et j'ai pu en apprendre beaucoup plus. L'auteur a vraiment fait un très bon travail, les détails sont omniprésents dans ce roman. On sent que l'auteur sait de quoi il parle et qu'il a fait des recherches approfondies sur son sujet.
Ci Song a réellement existé et est considéré comme un des premiers médecins légistes. Bien sûr on ne connait pas grand chose à part ses écrits. Mais je trouve que l'histoire d'Antonio Garrido aurait pu très bien être réelle.

Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est que la description des cadavres est vraiment très précise et surtout très méthodique! C'est un peu la technique de j'observe, j'en conclus que et j'ai bien aimé. Ce qui est agréable aussi c'est que même si les descriptions des plaies, etc. sont très détaillées, elles ne tombent pas dans le gore non plus.

En ce qui concerne les enquêtes, c'est la même chose. J'ai beaucoup apprécié le côté méthodique de Ci Song. Il essaie de rassembler des preuves et d'en déduire des conclusions, si bien que lorsque le dénouement de toute l'histoire est présentée au lecteur, cela ne semblait pas tiré par les cheveux. Et en plus, ces déductions ne m'ont pas permis de découvrir avant Ci Song l'auteur des meurtres.

Mais même si tout cela m'a beaucoup plu, j'ai eu une petite baisse d'intérêt à un moment. En effet, au bout de quelques centaines de pages, j'ai trouvé que le récit s'enlise. On tourne en rond et puis je commençais à me lasser à retrouver tout le temps le même schéma narratif! Heureusement, l'auteur arrive à nous faire sortir de cette routine, et ça allait beaucoup mieux.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce live pour sa précision tant du côté historique tant du côté thriller.


dimanche 25 juin 2017

Un été avec Louise


Août 1922. Louise Brooks a 15 ans.
Cette future icône du cinéma muet intègre la prestigieuse école de danse de Denishawn et touche du doigt son rêve : quitter sa ville étriquée du Kansas pour la flamboyante New York.
Seule ombre au tableau, ses parents lui imposent une chaperonne, Cora Carlisle. Une femme aux antipodes de la jeune Louise, avec des valeurs, le souci des convenances, mais aussi de lourds secrets... Car si Cora se porte volontaire pour accompagner la jeune fille, c'est avant tout pour pouvoir partir sur les traces de son propre passé obscur.
Elle n'imaginait pas que préserver la vertu de sa protégée s'avérerait aussi difficile. Louise, avec son air mutin, son petit carré noir soyeux à la frange bien dessinée, attire les regards, elle a soif de liberté et entend bien profiter de cette ville enchanteresse qui foisonne de théâtres, résonne d'un jazz enivrant et fourmille d'hommes. Ces cinq semaines passées ensemble vont changer le cours de leur vie à jamais....

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce roman notamment à cause de son contexte historique. On est plongé dans les années 1920 aux Etats-Unis et c'est une époque assez intéressante concernant le féminisme. On fait face à deux générations de femmes avec des idées complètement oposées: les mères de famille sont offusquées face aux adolescentes qui prennent goût à une nouvelle liberté. Elles osent et se sentent libres mais cela ne plait pas à tout le monde.
Cette opposition entre ces deux générations sur la femme et de ses droits pousse à la réflexion je trouve.

Les personnages du roman, notamment Louise et Cora, sont vraiment très intéressants. En ce qui concerne Louise, je ne savais pas qu'elle avait réellement existé mais ce n'est pas le plus passionnant. Ce que j'ai vraiment aimé c'est que les deux personnages principaux sont beaucoup plus complexes qu'ils n'y paraissent. Au départ, on a l'impression d'être en face d'une jeune fille un peu provocante et d'une mère de famille bien rangée sans histoire. Finalement on en apprend tellement sur les deux personnes, et finalement l'impression de départ est finalement beaucoup plus nuancée.

Ce que j'ai aimé dans ce livre c'est aussi la quête de vérité. C'est un peu comme une mini-enquête au sein de ce livre et ça donne un peu de mystères. Effectivement, c'est cette petite enquête qui ouvre à énormément de souvenirs, de confidences, etc. qui nous permettent de mieux comprendre les deux personnages.

Mais ce livre montre aussi le désastre des mensonges, des secrets et des préjugés. Dès le départ, tout le monde a une opinion sur tout le monde. Au fil du livre on remarque qu'il ne faut pas se fier aux apparences, que tout n'est pas blanc ou noir. J'ai adoré ce livre pour cette leçon de vie qui est fondamental à mon avis, celle de ne jamais juger sans connaitre.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour son contexte historique, mais aussi pour les secrets qui se dévoilent petit à petit et qui nous montre que la vie est plus complexe que ce que l'on pense.

Réparer les vivants

 "Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps." Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

Mon avis:

 Au départ, j'ai été assez troublée par le style d'écriture particulier de l'auteur. On retrouve énormément de verbes avec peu de sujets et beaucoup de virgule, ce qui confère au récit un rythme très soutenu dès le début. Au début, c'était un peu difficile de s'habituer à ce style mais une fois habituée, ma lecture fut beaucoup plus facile. De plus, ce style assez particulier cadre parfaitement avec la thématique du livre, puisqu'il raconte le parcours d'une transplantation d'organes, ce qui doit se faire très rapidement. 

J'ai trouvé que cette histoire est très forte émotionnellement, et en tant que lecteur, ce n'est pas forcément facile. Malgré le caractère urgent, on ne considère pas Simon comme un corps mais comme une personne. On ressent très bien la douleur des parents, de l'entourage, leur détresse donc ce n'est pas facile de rester insensible à tout cela! 

Je pense que c'est un roman qui m'a touché également parce que le contexte fait que je n'ai pas pu prendre beaucoup de recul concernant cette histoire. Heureusement, je n'ai pas vécu d'histoires semblables mais du fait de ma formation et de la région dans laquelle j'étais pendant ma lecture, j'avais une énorme impression de familiarité. Je me suis posée pas mal de questions concernant l'impact qu'un récit peut avoir sur le lecteur. 

J'ai trouvé que ce récit est très passionnant à cause des sujets qu'ils soulèvent: la mort cérébrale, le don d'organe, la greffe, etc. J'ai trouvé que ces sujets sont très bien abordés dans ce livre et a fait écho à des cours que j'ai peu avoir sur l'éthique en santé.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé le sujet que je trouve très délicat et qui apporte beaucoup de réflexions. C'est également un roman qui m'a beaucoup émue.

Docteur Sleep

 

Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...

Mon avis:

Je ne suis pas très friande des histoires d'horreur donc je l'ai commencé avec appréhension mais très vite j'ai été rassurée. J'ai trouvé que l'histoire est assez flippante, avec des détails effectivement pas très ragoûtant mais il n'y a pas trop d'horreur non plus donc finalement le côté horreur ne m'a pas buté dans ma lecture.

Ce que j'ai trouvé intéressant c'est l'alternance de points de vue entre les différents personnages.On voit donc le récit sous différents angles qui aide le lecteur a mieux cerner ce qui se passe même si parfois il est frustrant d'en savoir plus que les personnages.

J'ai bien aimé le personnage de Danny. Au départ de sa vie adulte, j'avais vraiment envie de la secouer mais au fur et à mesure je l'ai trouvé de plus en plus attachant, il changeait et je préférais nettement mieux celui qu'il est devenu.
Et puis, j'ai également beaucoup aimé le travail qu'il faisait, celui d'apaiser les morts. Je trouve que cela donne une vision très paisible de la mort.

Le style de l'auteur est vraiment très cru et familier. Il n'y va pas avec des pincettes et il donne à son récit un ton oral. Mais je trouve que cela va très bien avec l'histoire racontée. Je pense que si le style n'avait pas été familier, cela n'aurait pas été en adéquation avec le récit.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce roman un peu flippant mais pas trop qui est haletant et passionnant.

samedi 24 juin 2017

Le chat qui racontait des histoires


Avant d'écrire les célèbres aventures de Jim Qwilleran et de ses chats détectives, Lilian Jackson Braun a publié – entre 1962 et 1968 dans The Ellery Queen's Magazine– une série de nouvelles rassemblées dans ce volume. Ce recueil présente notamment la première intrigue féline de Lilian Jackson Braun, Le péché de Mme Phloi, qui remportera aux États-Unis le prix de la meilleure nouvelle policière en 1962. On retrouve au hasard des textes des personnages familiers qui seront développés dans les romans à venir tels le vieil Homer Tibitt et la chatte Pompette. Les fidèles lecteurs de Lilian Jackson Braun seront charmés par cette lecture d'un autre genre qui marque les premiers pas en littérature de la reine du polar félin.

Mon avis:

 J'ai été assez intriguée par ce livre. Je m'attendais à une enquête policière et finalement j'ai eu des nouvelles mais qui ne sont pas forcément policière. Au contraire, on retrouve plein de petites histoires courtes avec différents registres. Et ces nouvelles m'ont beaucoup amusé.
Effectivement, j'ai trouvé que le style de l'auteur est plutôt amusant. J'ai trouvé qu'elle avait un ton un peu cynique avec des phrases humoristiques qui sont très amusantes.

Ce qui est assez impressionnant je trouve dans ce roman c'est la description de l'auteur concernant les chats. J'ai trouvé que c'était extrêmement bien précis et pendant ma lecture, j'avais vraiment eu l'impression d'avoir en face de moi des chats. L'auteur nous permet d'imaginer leur façon, leur habitude, c'est assez extraordinaire.

J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le fait que la plupart des nouvelles était écrite d'un point de vue interne. On est plongé dans les pensées des chats et c'est quelque chose d'assez inhabituel! Mais c'est aussi de quelque chose d'amusant parce que l'auteur a essayé de se mettre à la place des félins et de ne pas penser comme un humain. C'est plutôt bien fait.

Pour conclure, j'ai bien aimé le côté humoristique de ces nouvelles et son originalité en mettant en scène des chats comme personnages principaux.

Les quatre vie du saule


En Chine, le saule pleureur symbolise la mort et la renaissance. Faut-il croire qu'une branche de saule puisse devenir une femme condamnée à poursuivre l'amour de siècle en siècle ?
En quatre périodes qui sont autant de Chine différentes, Shan Sa conte l'épopée de ces âmes errantes. D'un Pékin bruissant dans les songes et la poussière aux silences de la Cité interdite, de l'ère des courtisanes vêtues de soie à la Révolution culturelle, des steppes où galopent les Tartares aux rizières qu'arrose le sang des gardes rouges, Shan Sa met en scène la passion : deux êtres qui se cherchent et se perdent. Tout les sépare. Toutes les tragédies d'un peuple ancien. Dans ce tumulte, il faudrait un miracle pour les réunir...
Roman d'amour ? Oui. Mais ce roman lyrique est aussi une traversée de la Chine éternelle. On y croise fantômes et guerriers. Femmes aux pieds bandés. Hommes qui chassent le faucon à l'épaule. Procès politiques et banderoles qui brûlent. Pagodes oubliées dans une forêt de gratte-ciel.
C'est une fable qui a parfois le goût du thé amer.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé les romans de Shan Sa mais celui-là m'a nettement moins convaincu. Ce roman est à nouveau plein de poésie mais je n'ai pas trouvé que la plume de l'auteur était aussi poétique que dans d'autres œuvres. J'avais l'impression qu'elle était plus éloignée de son récit, qu'elle prend plus de distance.

Les histoires sont pleines de sagesse, elles sont plutôt belles et j'ai trouvé qu'à travers l'amertume des histoires, on retrouve une certaine sérénité dans le récit.
De plus, j'ai beaucoup aimé le fait qu'on traverse les siècles dans l'Empire chinois. On fait de grands bonds dans l'Histoire et c'est plutôt sympathique d'avoir comme ça un léger aperçu de grandes époques qui ont marqué la culture chinoise. On en apprend également plus sur les mœurs, les coutumes de chacune des époques.

Mais j'ai retrouvé certains points négatifs. En effet, malgré quelques références aux récits précédents, je n'ai pas trouvé trop de liens entre les différentes histoires et j'ai eu du mal à comprendre ce qui lie ces différents destins.
Et puis, alors la fin, je n'ai rien compris du tout... Malheureusement j'ai trouvé ça beaucoup trop implicite pour moi, beaucoup trop flou et cela m'a assez frustrée parce que je n'avais pas de fin, de chute à cette histoire.

Pour conclure, malgré une belle leçon dans ce roman et une traversée des siècles intéressante, certaines incompréhensions ont malheureusement altéré ma lecture.

813


813 est composé de deux romans:
  •  La double vie d'Arsène Lupin
  • Les trois crimes d'Arsène Lupin
Quelle mystérieuse entreprise amène à Paris Rudolf Kesselbach, le richissime et ambitieux roi du diamant sud-africain ? Que signifie ce nombre, 813, inscrit sur un coffret en sa possession ? De quel secret le nommé Pierre Leduc, qu'il recherche dans les bas-fonds de la capitale, est-il le détenteur ? Telles sont quelques-unes des questions autour desquelles s'affrontent la police - en l'occurrence un certain Lenormand, chef de la Sûreté -, l'impitoyable baron Altenheim et le gentleman-cambrioleur Arsène Lupin. Lequel devra également démasquer l'invisible assassin qui cherche à lui faire porter la responsabilité de ses crimes... Et nous voilà entraînés sur les pas de l'orpheline Geneviève, de l'élégant prince Sernine et de bien d'autres protagonistes, dans une avalanche de coups de théâtre et de révélations plus incroyables les unes que les autres.

Mon avis:

J'ai été enchanté par ce roman, j'ai vraiment passé un très bon moment avec lui. Tout d'abord c'est histoire vraiment très riche, que cela soit au niveau des personnages, de l'intrigue, des rebondissements. On a des retournements de situation quasi improbable et on se demande à chaque fois quel est le tour de passe-passe qu'a concocté Arsène Lupin. 

J'ai également trouvé le personnage d'Arsène Lupin plutôt attachant. J'ai adoré son côté intrépide et joueur. Et puis, il a également un don inouï pour le déguisement. On passe son temps à savoir où il se cache et on a parfois de belles surprises qui m'ont bien amusé. Mais malgré tout il ne manque pas de jugeote et derrière ces tours de passe-passe, on sent le calcul réfléchi qu'il s'applique à réaliser pour tous ses tours.

Après, on s'habitue très rapidement à la façon de procéder d'Arsène Lupin et à force de se faire surprendre, on commence à beaucoup se méfier, si bien que finalement j'ai deviné certaines parties du récit. Et puis j'ai également compris avant le dénouement qui était le meurtrier. Après, il m'a fallu quand même un certain temps pour le comprendre!

Malgré ma trop grande méfiance, je n'ai pas eu de mal à me laisser emporté par le récit. Le style d'écriture est très prenant et plaisant. J'ai adoré m'y plonger et j'ai passé un agréable moment.

Pour conclure, j'ai beaucoup apprécié ma lecture par son côté aventure et grâce au personnage principal que j'ai trouvé attachant.

vendredi 23 juin 2017

Histoire de Lisey


Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. À sa mort, désemparée, Lisey s'immerge dans les papiers laissés par Scott, s'enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu'il fréquentait...

Mon avis:

Je le dit dès le début, ce fut pour moi une lecture assez laborieuse.J'ai eu énormément de mal à suivre le fil de la narration. Pour moi les repère spatiaux-temporaux étaient juste super flous. On ne sait jamais où on est. Et puis, on n'arrête pas de changer d'époque, on revient en arrière, puis dans le présent, on se retrouve dans un souvenir puis ensuite dans un souvenir de ce souvenir. Il en faut moins pour complètement me perdre.

Et puis le personnage de Lisey est juste détestable. Elle m'a énormément irritée à force de vivre à travers le souvenir de son mari. Ses pensées sont toujours les mêmes et répétitives. On tourne en rond et c'est juste exaspérant! Il ne s'agit que de son mari!

Après il y a également beaucoup de néologismes et je n'ai pas forcément compris la signification de tout cela, ce qui rend le récit encore plus incompréhensible. On ne connait pas forcément ce que ces mots veulent dire et donc des passages m'ont semblé moins clairs et cela m'a frustrée.

Néanmoins, j'ai beaucoup aimé la descente dans la folie. On sent qu'elle s'insinue doucement mais sûrement dans le récit, et elle prend de l'ampleur. C'est ce qui m'a permis de continué ma lecture et j'avoue qu'à la fin je l'ai même apprécié grâce à cette descente dans le tourment.

Pour conclure, je n'ai pas apprécié cette lecture à cause de repères trop flous mais au l'aspect fou m'a beaucoup plu.

Me Before You


* les articles des lectures en langue étrangère sont écrites dans la langue du livre puis en français.

They had nothing in common until love gave them everything to lose . . .
Louisa Clark is an ordinary girl living an exceedingly ordinary life—steady boyfriend, close family—who has barely been farther afield than their tiny village. She takes a badly needed job working for ex–Master of the Universe Will Traynor, who is wheelchair bound after an accident. Will has always lived a huge life—big deals, extreme sports, worldwide travel—and now he’s pretty sure he cannot live the way he is.
Will is acerbic, moody, bossy—but Lou refuses to treat him with kid gloves, and soon his happiness means more to her than she expected. When she learns that Will has shocking plans of his own, she sets out to show him that life is still worth living.

My view:

I really like this book even if I'm not a big fan of romance. But this love story is very beautiful I think. I found it sincere and sensitive. I was touched by this story, even if at the beginning it was not the case.
Indeed, at first, I was shocked by the attiude of people to Will. We can see how they are unaware about the disability but it is sometimes a little bit to disrespectful I find. If I was Will, I think I would be very angry.

At the start, I had the impression that characters were naive and cliché. They don't seem to think a lot and have ridiculous thoughts. But as one goes along, they changed, they are transformed. They change their way to think. I found them more endearing. It is particulary the case about Lou. She was exasperating at first. But then, I beginn to learn a little bit more about her and I discover that she is very lovely. We learn some facts about her past and so I can better understand her personnality.

And I really like the many theme of this book. One of them is the disability and the look that people has about it. It is not very easy for a disabled to be heared by the other. Generally they don't have the right to give their opinion. This book treats very well this subject.

To conclude, I really like this book because it talk about interseting subjects, which fascinate me. 


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Ils n'ont rien en commun sauf l'amour leur donne tout à perdre.
Louisa Clark est une fille ordinaire ayant une vie excessivement ordinaire - petit ami, famille proche -, qui a rarement été plus loin que son petit village. Elle prend un travail auprès d'un ancien maitre de l'univers Will Traynor, qui est maintenant en fauteuil après un accident. Will a toujours une vie extraordinaire - grosses affaires, sports extrêmes, voyages autour du monde - et maintenant il est sur qu'il ne peut pas vivre ainsi.
Will est cinglant, morose, autoritaire, mais Lou refuse de le traiter avec des pincettes et bientôt le bonheur de Will compte pour elle plus que ce qu'elle croyait. Lorsqu'elle apprend que Will a des plans choquant pour son avenir, elle a l'intention de lui montrer que la vie mérite d'être vécue.

Mon avis:

J'ai  beaucoup aimé ce livre même si je ne suis pas une grande fan de romance. Cette histoire d'amour est très belle. Je l'ai trouvé sincère et émouvante. J'ai été touchée par cette histoire, même si le début ne me laissait pas envisagé cela.
Au début du roman, j'ai été choquée par l'attitude des personnes face à Will. On peut voir à quel point les gens peuvent être ignorant face au handicap mais là j'ai trouvé que parfois cela frisait l'irrespect. Si j'avais été à la place de Will, je crois que j'aurais été assez en colère.

Au départ, j'ai eu l'impression que les différents personnages de ce roman étaient naïfs et assez clichés. J'avais l'impression qu'ils ne réfléchissaient pas trop et qu'ils réagissaient plus sous le coup de l'impulsion. Mais au fur et à mesure, j'ai eu le sentiments qu'ils changeaient, qu'ils se transformaient. Ils changeaient leur façon de penser. Je les trouvais plus attachants. Cela a été particulièrement le cas concernant le personnage de Lou. Je la trouvais exaspérante au départ. Mais après, j'ai commencé à la connaitre un peu mieux et j'ai découvert qu'elle était adorable. On apprend certains évènements concernant son passé, qui m'ont permis de mieux comprendre sa personnalité.

Et j'ai aussi beaucoup aimé les différents thèmes abordés dans le livre. L'un de ces thèmes est le handicap et le regard que peuvent avoir les gens face au handicap. Ce n'est pas facile pour une personne handicapée d'être entendue par les autres. Généralement, ils n'ont pas le droit de donner leur opinion. Ce sujet est bien traité dans le livre, ce qui le rend intéressant.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour les thèmes abordés, qui m'ont fascinée. 

jeudi 22 juin 2017

Peter Pan


Un bien étrange personnage vient réveiller Wendy et ses deux frères : un enfant vêtu de feuilles, à la recherche de son ombre. Qui est-il et d'où vient-il donc, ce garçon qui ne connaît pas son âge et ignore ce qu'est un baiser ? Intrigués par Peter Pan et la lumière tintinnabulante qui l'accompagne où qu'il aille - la fée Clochette -, Wendy, John et Michael n'hésiteront pas longtemps à le suivre au pays de l'Imaginaire, l'île merveilleuse où les Enfants perdus, le capitaine Crochet et de nombreuses aventures les attendent. Dans cette oeuvre passée à la postérité, retrouvez tous les personnages et les lieux qui ont bercé l'enfance de milliers de garçons et de filles, animés par un voeu cher : ne pas grandir.

Mon avis:

Je suis très contente d'avoir (enfin) lu ce livre parce qu'il change radicalement du dessin animé archi-connu de Walt Disney et apporte beaucoup plus de questionnements qu'il n'en a l'air. On se retrouve déjà avec des personnages qui sont certes très intéressant surtout du point de vue psychologique et sociologique mais alors pas du tout attachant.
C'est notamment le personnage de Peter Pan qui m'a beaucoup intéressé car j'avais un regard assez ambivalent concernant ce petit garçon cruel qui ne veut pas grandir. Je n'en rajouterais pas plus mais ce personnage vaut le mérite à ce qu'on s'y intéresse.
Par contre, le personnage de Wendy a eu le don de me taper sur les nerfs car niveau féminisme, on peut faire beaucoup mieux!
Finalement on se retrouve des personnages plutôt froids mais ils sont très intéressants.

Ce qui m'a aussi marqué c'est le contraste frappant entre l'atmosphère du récit et l'univers dans lequel il se déroule. On se retrouve au pays imaginaire où tout est assez beau, avec une île magnifique, des créatures magiques. C'est censé être le pays des rêves des enfants donc il est présenté avec une certaine forme de merveilleux et d'innocence. Ce qui contraste complètement avec l'atmosphère brutale et haineuse qu'on retrouve. J'ai été assez impressionné parce je ne trouve pas que c'est une histoire pour enfant, au contraire! C'est plutôt un portrait assez noir de la société.

Je trouve qu'en tant que lecteur, c'est une lecture réflective qui déstabilise. J'ai été perturbé face à l'attitude des personnages et je ne pouvais pas m'empêcher de me demander le pourquoi du comment.

Pour conclure, ce n'est pas une lecture que j'ai "aimé" mais que j'ai trouvé hautement intéressante.

Alice au pays des merveilles


" Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie.

Mon avis:

Ce livre m'a apporté un regard nouveau sur le chef d’œuvre du Lewis Carroll. En effet, une préface présente l'auteur, qui s'était lié d'amitié avec des petites filles. Je crois que je n'aurais pas du lire cette préface parce que ça m'a un peu perturbé pendant ma lecture...

Malgré cela, j'ai trouvé ce livre très distrayant. On retrouve plein de jeux de mots, de logique farfelu qui frise l'illogisme, etc. Et ça m'a beaucoup amusé même si c'est finalement il ne vaut mieux pas trop chercher à quoi rime tout cela sous peine de s'arracher les cheveux.
Effectivement, je pense qu'il vaut mieux se laisser emporter par le récit sans forcément chercher à comprendre, à trouver un sens à tout cela. Je me demande même s'il y a une logique dans tout cela.

L'univers est certes loufoque et distrayant mais au fur et à mesure de ma lecture, j'ai trouvé qu'il n'est pas si enfantin que ça. L'atmosphère devient de plus en plus inquiétante jusqu'à en devenir inquiétante. J'avais presque l'impression qu'au fil de ma lecture, le récit s'enfonçait de plus en plus dans la folie.

Dans cette édition, on retrouve les illustrations de Benjamin Lacombe



Je trouve que ces illustrations sont complémentaires à l’œuvre de Lewis Carroll. Ils mettent un peu mal à l'aise ce qui va très bien avec mon ressenti concernant l'histoire. On retrouve ce mélange entre l'univers enfantin et innocent avec le côté plus sombre de la folie.

Pour conclure, j'ai bien aimé le côté loufoque de ce récit mais aussi le fait que j'ai ressenti un certain malaise face à l'impression de la folie dans lequel s'avance l'histoire.

Loin de tout


Camryn n'a jamais voulu se contenter d'une petite vie tranquille. À vingt ans, alors qu'elle croit que son avenir est sur des rails, elle perd son petit ami dans un accident de voiture. Tout s'écroule. Cédant à un élan irrésistible, la jeune fille décide de tout plaquer pour aller voir ailleurs et s'y perdre, avec un peu de chance.
C'est alors que son chemin croise celui d'Andrew, vingt-cinq ans, qui n'a pas été épargné par la vie lui non plus. Ces deux paumés font route ensemble et retrouvent ce qu'ils cherchaient sans le savoir : l'espoir. Camryn se sent vivre plus intensément depuis qu'elle a rencontré ce compagnon de route audacieux, drôle et incroyablement séduisant. Ce road trip improvisé marque le début d'une nouvelle existence exaltante. Mais l'insaisissable Andrew cache un secret qui pourrait faire de ce voyage le dernier.

Mon avis:

Ce livre ne m'a pas vraiment conquise malgré quelques points positifs. En effet, j'ai beaucoup apprécié le côté road trip. L'auteur a très bien su nous plonger dans un récit empli de liberté avec des personnages qui partent vers l'inconnu et j'ai beaucoup aimé ça. C'est assez sympathique parce que j'avais aussi l'impression de voyager.

Et puis dès le début, on sent qu'il y a pas mal de mystères, de choses cachées, et donc très vite j'ai été prise dans le récit parce que j'avais envie d'en savoir beaucoup plus! Ces mystères se dévoilent petit à petit donc ça m'a permis de rester accroché à l'histoire mais sans que tous les secrets sont dévoilés en même temps. Même si parfois j'ai eu l'impression que certaines explications étaient un peu tirées par les cheveux ou trop extrêmes.

J'ai également bien apprécié les personnages et je me suis un peu attachée à eux au fil du récit. Mais, malheureusement, ils avaient quelques traits de personnalité, surtout Andrew, qui avaient tendance à légèrement me taper sur les nerfs! Personnellement, je n'aurais pas supporter leur façon de faire ni de l'un ni de l'autre.

Par contre, il y a un gros point que je n'ai pas apprécié... ce livre est bourré d'allusions sexuelles! Alors oui c'est une romance et que les romances prudes ça fait un peu ridicule mais bon virer dans l'excès inverse n'est pas forcément la meilleure solution! En effet, c'est normale qu'il y ait un peu d'allusions sexuelles mais là j'avais plutôt l'impression que l'histoire servait de prétexte pour décrire des scènes de sexes, ce qui rend le récit un peu moins réaliste! Finalement j'ai beaucoup moins cru aux sentiments des protagonistes, j'ai trouvé cela assez superficiel.

Pour conclure, j'ai bien aimé le côté road trip mais un peu moins le côté romance sexuelle. 

mardi 20 juin 2017

Un parfum d'herbe coupée


« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j ai fait la gueule. Mais j ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l odeur de sa première clope. J ai dit ouais, j ai dit super, la mort dans l âme, même si j avais compris que la GTS pour la GTX, c était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. »

Mon avis:

J'ai passé un bon moment avec ce livre mais malheureusement, sans plus. J'ai trouvé le style d'écriture de l'auteur est très amusant. Il emploie des expressions que j'ai trouvées originales et drôles. Elles sont assez divertissantes et ça m'a fait rire.

De plus, j'ai bien aimé la vision qu'a l'auteur concernant la vie quotidienne. Je l'ai trouvée plutôt originale et truffée d'humour, ce qui rendait le récit agréable. J'avais un peu l'impression de voir le monde à travers des lunettes déformantes, ce qui rendait les évènements plus amusants.

Mais après l'histoire ne m'a pas vraiment emballée. Je n'ai pas été très passionnée par ce que le narrateur nous racontait et je suis plutôt restée froide à ce qui a été racontée. Cela ne m'a pas réellement transporté et c'est un peu décevant.

De plus, j'ai trouvé que l'auteur partait un peu dans tout les sens. J'ai eu du mal à m'y retrouver et plus d'une fois j'ai été assez perdue dans le récit. En effet, l'auteur raconte des épisodes qui ne se suivent pas forcément, il y a des retours en arrière, etc. Et tout cela m'a déstabilisée.

Pour conclure, j'ai bien aimé le style et les notes d'humour qui rendaient ce roman assez original mais le récit m'a un peu perdu si bien que je ne l'ai pas trouvé super intéressant.

La couleur des sentiments


Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s'occuper des enfants mais pas d'utiliser les toilettes de la maison. Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s'apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même.

Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ce roman que j'avais envie de découvrir depuis très longtemps. J'avais adoré le film donc j'étais assez curieuse de pouvoir également partir à l'assaut du livre. Et le verdict est que j'ai préféré le livre.

Tout d'abord, le contexte historique est très intéressant. On se retrouve dans une époque où les inégalités raciales sont encore très présentes mais surtout dans une région où ces inégalités durant ces années-là est très raciste, le Mississippi. On en apprend beaucoup sur la vie quotidienne des "bonnes noires", des mœurs américaines sur les différences blancs/noirs mais aussi sur l'avenir des femmes! C'est assez stupéfiant de voir autant d'idées fausses concernant notamment les personnes noires! Mais ce qui est également happant c'est qu'on est dans une période maintenant largement révolue mais on sent déjà le vent du changement... C'est un peu comme si on assistait à un renversement d'un fonctionnement sociétal qui n'a pas lieu d'être.

Ce que j'ai aussi bien aimé c'est que le livre alterne différent points de vue: on a la voie de différentes bonnes mais aussi de Skeeter, la journaliste. C'est très distrayant de découvrir le récit sous différentes visions. En fonction des personnages, on n'a pas le même sentiment concernant les évènements, les mêmes informations!

Ce qui m'a beaucoup plu également c'est que le livre est également très précis. On peut trouver ça un peu longuet mais moi j'aime bien parce qu'on est complètement plongé dans l'univers, dans la vie des différentes femmes. Je trouve que ces précisions rend le livre encore plus intense et plus émouvant. Pour moi, ces petits détails nous donnent plus de couleurs, plus de profondeur au récit.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre grâce aux précisions qu'il apporte par rapport au film, car elles permettent de rendre le récit plus vivant et plus émouvant.

lundi 19 juin 2017

Hypothermie


C’est l’automne. Maria, une femme d’une cinquantaine d’années, est retrouvée pendue dans son chalet d’été sur les bords du lac du Thingvellir par Karen, sa meilleure amie. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que ce n’était pas « le genre » de Maria de se suicider. Elle lui remet une cassette contenant l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d’entrer en contact avec sa mère décédée deux ans plus tôt, qui lui avait promis de lui envoyer un signe de l’au-delà. Aussi dubitatif que réticent, Erlendur lui promet d’écouter l’enregistrement tout en lui répétant que ni l’enquête ni l’autopsie n’ont décelé le moindre élément suspect. L’audition de la cassette le convainc cependant de reprendre l’investigation à l’insu de tous.

Mon avis :

Pour moi ce roman est pour l'instant le meilleur de la saga des enquêtes d'Erlendur Sveinsson! J'ai vraiment adoré ce livre! Tout d'abord parce qu'on plonge dans le doute. Un des leitmotiv de ce tome est de savoir s'il existe un voyage nous menant à une vie après la mort, qui est questionné durant tout au long du livre. En effet, pourquoi Erlendur n'abandonne pas cette enquête, n'accepte pas la conclusion qui est donnée après avoir écouté cette cassette?

Mais je trouve que c'est un livre très intéressant également par d'autres thématiques qu'il aborde, notamment le domaine de la manipulation et plus particulièrement celui de la manipulation psychologique. Encore une fois, on est donc plongé dans le fonctionnement de l'âme humaine et c'est juste passionnant je trouve.

J'ai eu également plaisir à retrouver un des thèmes abordés dans beaucoup des livres de cette série, qui est la disparition. C'est un peu une touche caractéristique de cette série donc c'est presque réconfortant de la retrouver.
Et puis, ce que j'ai beaucoup apprécié c'est que ce roman est plus "personnel" concernant Erlendur Sveinsson. On en apprend plus sur lui, sur son passé et moi j'adore ça, connaitre un peu plus le personnage principal. En effet, dans beaucoup de policiers on se retrouve avec un commissaire mystérieux et c'est un peu énervant je trouve.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé l'aspect psychologique de ce roman.

Un bûcher sous la neige


Au coeur de l'Ecosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce livre malgré un style d'écriture un peu difficile au début. Tout d'abord, il m'a tout de suite passionné par son contexte historique. En effet, on parle d'un époque peu connu de l'Angleterre et plus particulièrement la guerre de succession entre Guillaume III d'Orange, protestant, et Jacques II, catholique. J'ai trouvé que le point de vue de l'auteur était assez intéressant car en tant que lecteur, nous assistons à tout cela mais nous ne l'affrontons pas de front.

Ce qui rend ce livre assez singulier c'est son style d'écriture. En effet, j'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire parce que la narration est très confuse et qu'il faut s'accrocher pour suivre le fil du récit. Mais finalement ça vaut le coup de persévérer dans sa lecture. J'ai été stupéfiée par le style car il évolue en fonction du regard que l'on peut avoir sur Corrag. Au départ, elle est prise pour une sorcière un peu folle donc le style est très confus!

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce livre c'est qu'il nous donne une grande leçon de vie. En dehors de ce contexte historique peu connu qui fait rage entre l'église protestante et catholique, on en retrouve un beaucoup plus courant: la sorcellerie! C'est assez intéressant d'approcher cet aspect-là de l'histoire également. Mais à travers la question de la sorcellerie, on retrouve une belle leçon sur l'apparence, les préjugés et les stéréotypes. Il nous rappelle qu'il ne faut pas se fier à la première impression ni aux ragots pour juger une personne.

Pour conclure, j'ai trouvé ce livre assez particulier notamment par son style d'écriture mais très passionnant par son contenu!

dimanche 18 juin 2017

Hiver Arctique


Comment peut-on poignarder un enfant ? Au coeur de l'hiver arctique, en Islande, un garçon d'origine thaïlandaise a été retrouvé assassiné. Il avait douze ans. Crime raciste ? Le commissaire Erlendur mène l'enquête, s'acharne et s'embourbe. Il ne comprend plus ce peuple dur et égoïste qui s'obstine à survivre dans une nature hostile. l'absurdité du mal ordinaire lui échappe...

Mon avis:

Cette enquête d'Erlendur Sveinsson n'est pas celle que j'ai préféré mais finalement j'ai été assez perplexe par la nature de l'enquête, ce qui m'a passionné. En effet, ce roman montre très bien l'absurdité de tuer un enfant! C'est quelque chose d'assez incompréhensible car souvent, l'enfant représente l’innocence, alors pourquoi tuer un enfant?! C'est ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman, car l'auteur a vraiment bien su décrire l'absurdité d'un tel meurtre.

Mais malheureusement cela tourne assez rapidement en rond. Après, c'est plutôt logique vu le sentiment qu'on a vis à vis du meurtre. En effet, comment trouver des ennemis, des motifs, face à un cadavre d'enfant poignardé? Mais c'est quand même assez frustrant parce qu'on ne sait pas où tout cela nous mène, on revient toujours à la case départ et on passe de piste en piste sans avoir plus de résultats.

La fin a aussi été un peu décevante à mon avis. Le fin mot de l'histoire est fidèle à tout le livre mais bon j'aurais aimé quelque chose d'un peu plus... explosif ou un peu plus rebondissante! Mais au moins cette fin a le mérite de rester complètement réaliste et n'est pas tirée par les cheveux.

En dehors de cette enquête, on retrouve d'autres enquêtes qui se mêlent avec la première. Au départ c'est un peu perturbant de se trouver plonger dans ce nœud de mystères mais ensuite on avait envie d'en savoir plus... peut-être est-ce un préambule d'une prochaine enquête?

Pour conclure, j'ai bien aimé la façon dont est présenté l'enquête même si on tourne un peu en rond.

samedi 17 juin 2017

Les étoiles de Noss Head - tome 1 - Vertige


À presque 18 ans, Hannah enrage de devoir subir un nouvel été à Wick, petite ville portuaire écossaise. Il n'y a pas plus ennuyeux que cet endroit pour une citadine de son âge. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Leith. Il est bâti comme un roc et possède les plus beaux yeux qu'elle ait jamais vus. Qu'importent les rumeurs qui courent au sujet du jeune homme... l'attirance est immédiate, réciproque et irrépressible.
Puis tout bascule. Le conte de fées se transforme en cauchemar et le destin d'Hannah est scellé. Leur relation résistera-t-elle à l'inimaginable ? Sauront-ils vaincre le pire ? Car les légendes sont parfois plus réelles que l'on croit.

Mon avis:

J'ai commencé ce livre avec une certaine appréhension et une grosse curiosité. En effet, ce livre ne fait pas partie de mon genre de prédilection mais j'avais quand même envie d'essayer, car j'étais curieuse de savoir pourquoi tout le monde l'aimait autant.

J'avoue qu'au début c'était franchement mal parti cette histoire! J'ai trouvé que le récit était truffé de clichés adolescents qui m'ont un peu légèrement énervé. On retrouve beaucoup de clichés sur le physique, sur les jeunes filles fragiles qui succombent à de beaux muscles... Mouais j'avoue que je ne suis pas fan.

Et puis... l'histoire a un goût de Twilight. Je n'ai pas été très fan dans mon adolescence de cette saga donc j'avoue que de retrouver des similitudes n'arrangeaient rien à l'affaire. Après voilà ce ne sont que mes goûts mais c'est vrai que cela ne m'a pas vraiment donné envie de continuer ma lecture.

Finalement, j'ai trouvé assez peu d'intérêt à l'histoire, qui m'a paru assez prévisible et assez cliché mais ce que j'ai adoré dans ce roman c'est les sensations qu'il m'a procuré. Pendant presque toute ma lecture j'avais l'impression de ressentir à l'extrême les émotions du roman. Sophie Jomain arrive très bien à nous faire ressentir les sentiments des protagonistes.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé les ressentis transmis dans ce livre qui m'ont fait passé un très bon moment mais je ne pense pas que je continuerais la saga, car je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt à l'histoire.

Amok ou le fou de Malaisie


Ce recueil de nouvelles est composé:
  • Amok
  • Lettre d'une inconnue
  • Ruelle au clair de lune
La passion en ce qu'elle a d'irrésistible et de semblable à la folie : c'est le thème central de ces récits publiés en 1922 par l'auteur du Joueur d'échecs et de La Confusion des sentiments. L'amok, en Malaisie, est celui qui, pris de frénésie sanguinaire, court devant lui, détruisant hommes et choses, sans qu'on puisse rien faire pour le sauver. Le narrateur rencontre sur un paquebot un malheureux en proie à cette forme mystérieuse de démence. Histoire encore d'une folie, d'une passion - d'un amour fou, cette fois - que la Lettre d'une inconnue reçue par un romancier à succès. Mais la passion peut faire de l'homme dominateur et méprisant un être humilié et ridiculisé : c'est le thème du troisième de ces récits, La Ruelle au clair de lune.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ces trois nouvelles qui ont comme sujet commun la folie meurtrière, la passion amoureuse. Ces trois histoires racontent sous différentes façons comment l'amour peut amener l'Homme à la folie! L'auteur arrive très bien à nous faire ressentir la violence de ces sentiments et à nous plonger dans leur folie.
En effet, l'auteur centre les histoires notamment sur les sentiments et les ressentis des personnages. On est vraiment dans leur tête et on est complètement plongé dans ce tourment et c'est juste passionnant.

En ce qui concerne la première nouvelle, il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dedans, pour m'habituer au style de Stefan Zweig mais après je n'ai pas plus lâcher ma lecture, ça se lit tout seul!
Par rapport à la troisième nouvelle, j'ai trouvé que ça avait un petit goût de Maupassant qui n'était pas du tout désagréable.

Par contre, certains pans des différentes histoires étaient assez prévisibles mais cela ne m'a pas plus dérangé parce que je trouve que l'intérêt des nouvelles n'était pas là mais se trouvait plutôt ailleurs: c'est vraiment le ressenti, la passion, le tourment, les pensées folles qui animent les personnages. C'est ça qui m'a passionné!

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles qui transcrit très bien le tourment dans lequel sont plongés les protagonistes.

Funérailles célestes


En 1956, Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine, remplis de l'espoir des premières années du communisme en Chine. Par idéal, Kejun s'enrôle dans l'armée comme médecin. Peu après, Wen apprend la mort de son mari au combat sur les plateaux tibétains. Refusant de croire à cette nouvelle, elle part à sa recherche et découvre un paysage auquel rien ne l'a préparée - le silence, l'altitude, le vide sont terrifiants. Perdue dans les montagnes du nord, recueillie par une famille tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture. Après trente années d'errance, son opiniâtreté lui permet de découvrir ce qui est arrivé à son mari... Quand Wen retourne finalement en Chine, elle retrouve un pays profondément changé par la Révolution culturelle et Deng Xiaoping. Mais elle aussi a changé : en Chine, elle avait toujours été poussée par le matérialisme ; au Tibet, elle a découvert la spiritualité.

Mon avis:

Je crois que c'est un livre à lire une fois dans sa vie. Pour moi ça été un véritable chamboulement! Ce roman m'a beaucoup marquée parce que je ne pouvais m'empêcher de penser que cette histoire est basée sur des faits réels, sur un témoignage! C'est assez impressionnant de savoir que quelqu'un ait pu vivre tout cela!
De plus c'est une histoire très émouvante! Pour moi c'est une magnifique histoire d'amour qui va au delà du réalisme! En effet, même si j'avais constamment en tête qu'il s'agissait d'une histoire réelle, j'avais du mal à me dire que c'est réel!

Wen est une femme exceptionnelle! Elle est très persévérante, on pourrait presque dire obstinée. Ce que j'ai trouvé impressionnant chez elle, c'est son courage. Elle part au Tibet pour retrouver son mari alors que c'est la guerre! Elle va s'adapter à tous les changements radicaux qui vont se produire dans sa vie.

Ce que j'ai aussi trouvé très intéressant dans ce livre c'est le contraste entre la culture chinoise et tibétaine, qui sont très différentes que ça soit dans leurs habitudes de vie ou même dans la religion.
De plus, une bonne partie du roman se déroule au Tibet donc on en apprend beaucoup sur le mode de vie des nomades tibétains. C'est assez intéressant et dépaysant!
 Ce qui est assez intéressant également ce sont les préjugés assez caricaturales et faux qu'ont chacun des deux peuples! On voit qu'il est facile d'avoir des idées négatives et complètement erronées sur un peuple.

Mais certaines habitudes tibétaines ont été assez choquantes pour mon oeil occidental notamment ce qu'est les "funérailles célestes". C'est là où on comprend vraiment ce que veut dire le "choc des cultures"! Mais d'un autre côté c'est toujours très intéressant de voir les façons de pensées des différentes cultures.

Pour conclure, c'est un livre très marquant et où j'ai eu du mal à me dire que ce qui s'est passé est réel!

Mystère Rue des Saints-Pères


Paris, juin 1889 : le monde entier se presse à l'Exposition Universelle où la Tour Eiffel, qui vient d'être achevée, accueille plus de mille visiteurs par jour. Les Français s'aperçoivent qu'ils ont un Empire colonial en découvrant les pavillons exotiques et les villages indigènes groupés au pied d'un des temples d'Angkor reconstitué. C'est dans cette ambiance de kermesse que survient une série de morts inexpliquées. Les victimes ne présentent aucune blessure apparente et, hormis le fait d'avoir été présentes à l'Exposition, rien ne les relie entre elles. Victor Legris, propriétaire d'une librairie rue des Saints-Pères, n'aurait nulle raison de se mêler de ces affaires s'il n'était intrigué par le comportement de son père adoptif et associé, Kenji Mori. Il décide d'enquêter, au risque de voir basculer toutes ses certitudes...

Mon avis:

C'est le deuxième roman de Claude Izner que je lis et je suis bien contente d'avoir persévéré dans ma lecture parce que j'ai préféré ce livre au premier, même si j'ai trouvé que c'était un peu long à se mettre en place. C'est dommage parce que le roman n'est pas très grand donc ça parait un peu disproportionné avec un début long et donc une fin qui devient ultra courte.

Après j'ai bien apprécié l'atmosphère dans lequel nous met l'auteur. En effet, il n'y a pas de véritables méchants! Si bien qu'on se méfie de tous le monde parce qu'on imagine personne être le meurtrier. Il y a plusieurs rebondissements et des virages à 180° lors de cette enquête si bien qu'on ne s'ennuie pas.

De plus, je trouve que l'enquête a été assez bien menée. Victor Legris agit avec méthode et au fur et à mesure on sent qu'on s'approche de la révélation finale. Donc c'est assez sympa. Après, je trouve que la chance a joué une grande part pour confondre le meurtrier donc ça c'est un peu dommage.
Et puis, j'ai trouvé que même si l'enquête était sympa, le mobile des meurtres me semble quand même assez tirée par les cheveux.

Pour conclure, j'ai bien apprécié ce policier malgré quelques petits faiblesses.

vendredi 16 juin 2017

Le crime de Paragon Walk


Un crime sordide vient troubler la quiétude huppée de Paragon Walk. Tandis que l'inspecteur Pitt, chargé de l'affaire, se heurte à l'hostilité et au mutisme des résidents du quartier, son épouse Charlotte, assistée de sa sœur Emily, la charmante Lady Ashworth, ne se laisse pas intimider par cette omerta de classe. De garden-parties en soirées, elles font tomber un à un les masques de l'élite. Les façades respectables de Paragon Walk se lézarderont peu à peu pour exposer à cet infaillible trio de détectives leurs inavouables secrets et mensonges.

Mon avis:

Encore une fois, j'ai un avis partagé concernant un roman d'Anne Perry. En effet, j'adore l'époque dans lequel se déroule cette enquête. L'époque victorienne est assez particulière notamment vis à vis des mœurs de la bonne société et le contraste assez énorme entre la noblesse et la population anglaise. On retrouve dans ce livre les codes et les protocoles typiquement anglais de la noblesse.

Ce que j'ai beaucoup aimé c'est que cette noblesse si distinguée ne l'est qu'en apparence! En effet, je me suis beaucoup amusée avoir la population noble se tirer des couteaux dans le dos. Tout est fait avec tact et implicitement mais je me suis amusée de voir les querelles et les joutes verbales de ces personnes.

Mais après ce qui m'a déplu c'est le personnage de Thomas Pitt. En effet, il est vraiment absent et semble complètement insignifiant. Finalement c'est plus sa femme qui a mené l'enquête et c'est dommage. En effet, cela ne donne pas un visage glorieux à la police victorienne qui parait assez incompétente puisque finalement c'est la femme de l'inspecteur qui fait le boulot.

Pour conclure, j'ai bien aimé les querelles qui contrastent avec le côté précieux de la noblesse victorienne mais j'aurais aimé que ça soit l'inspecteur qui mène l'enquête et pas sa femme! 

Chroniques lunaires



A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains.

Mon avis: 

Cette saga m'a beaucoup surprise parce que je ne pensais pas l'aimer autant! J'avais peur que cela soit un peu trop gnangnan avec des histoires d'amour à chaque coin de rue alors que pas du tout! Même si la romance est présente, elle n'est pas au centre du récit et elle ne devient pas du tout cliché! Ce fut donc une très bonne surprise.

De plus, pour chacun des tomes, on retrouve la trace des contes. On retrouve donc l'histoire de Cendrillon, du Petit Chaperon Rouge, de Raiponce et de Blanche-Neige. Je trouve que c'est assez bien fait parce que l'auteur a réussi à très bien maitriser la distance entre le récit original et son histoire à elle. On retrouve la structure du conte mais l'histoire change et l'auteur a su très bien écrire sa propre histoire. En fait, le conte s'intègre parfaitement au récit à chaque fois.

Ce que j'ai aussi bien aimé c'est l'univers. En effet, l'histoire se déroule dans un futur complètement différent. L'auteur nous donne plein de détails sur ce "nouveau" monde avec pas mal de détails. On retrouve donc un univers riche qui est très attractif.

J'ai aussi beaucoup aimé les différents personnages qui découvrent au fil de l'aventure. Ils sont très différents les uns des autres mais assez attachants. Ils sont souvent un peu trop naïfs mais ne manquent pas de courage, si bien que j'ai passé un très bon moment à leur côté. 

Au fur et à mesure le récit devient de plus en plus haletant, avec des rebondissements de plus en plus nombreux et une sensation de ne pas tout maitrisé, ce qui rend cette saga aussi addictive! On ne sait pas trop comment tout cela va se terminer mais on est bien curieux de connaitre enfin le fin mot de l'histoire!

Par contre, ce que j'ai trouvé un peu moins sympathique c'est que parfois j'ai trouvé que l'auteur insistait énormément sur certains points pour être sûr qu'on ait bien compris. Souvent, elle explique les conséquences de ci et de ça et je ne trouve pas que ça soit fait avec subtilités ce qui est dommage.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé cette saga qui a beaucoup d'atouts pour elle entre les personnages, l'univers et l'histoire!

Le livre de Perle


Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas?

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce livre! Très vite j'ai été happée par le récit qui sort tout droit d'un conte. En effet, l'auteur nous plonge complètement dans le monde merveilleux du conte avec des fées, des rois, des méchants. C'est un univers magique empli de douceur, qui est un leitmotiv durant tout le roman.

Cette douceur dans lequel évolue les différents personnages fait réellement contraste avec le récit qui est raconté. En effet, malgré le merveilleux propre au conte, on est plongé dans un histoire avec du tragique et de la violence. Heureusement, le livre comporte aussi d'autres belles émotions comme l'amour.
Mais le leitmotiv le plus présent dans ce livre et c'est sûrement ce qui m'a le plus touché c'est la mélancolie. Durant tout le livre, on sent la pointe de la nostalgie de l'exilé face à son pays. Cela rend la narration très émouvante.

Ainsi, c'est un livre qui m'a énormément touché. Pendant toute ma lecture, je l'ai trouvé plein d'émotions, de beauté mais aussi plein de tristesse. Plus on avance dans le récit, plus on comprend ce qui se passe, plus on est ému par l'histoire si bien que j'ai fini avec la gorge serrée tellement que j'ai trouvé cette fin magnifique!

Pour conclure, j'ai adore l'émotion que m'a procuré ce livre. Je l'ai trouvé très beau par son univers et très triste par son histoire.

mardi 13 juin 2017

Charlie et le grand asenseur de verre


Charlie a gagné la fabuleuse chocolaterie de Willy Wonka qu'il survole maintenant à bord d'un extraordinaire engin, le grand ascenseur de verre, en compagnie de toute sa famille. Mais une fausse manœuvre va projeter l'ascenseur dans l'espace. Un espace qu'ils découvrent peuplé d'êtres fantastiques et monstrueux, les Kpoux Vermicieux, terreurs de l'univers interstellaire contre lesquels ils vont livrer une terrible bataille...

Mon avis:

Alors que j'ai adoré Charlie et la chocolaterie... là c'est la désillusion! Comme d'habitude on retrouve un monde farfelu avec beaucoup de créativité de la part de l'auteur mais ça ne sert à rien de nous donner des trucs complètement fous si l'histoire derrière ne suit pas. En fait, durant toute la première partie du livre, je n'ai pas du tout compris où voulait en venir l'auteur. C'est très déconstruit, ça part dans tous les sens et personnellement je n'ai pas vu beaucoup d'intérêt à cette première partie. A mon avis, elle aurait carrément pu être enlevée!

Et puis, tout d'un coup on retourne dans quelque chose d'un peu plus familier. Donc encore une fois, quel était le but de l'auteur dans la première partie?! Heureusement la deuxième partie est un peu plus sympathique à mon goût même si elle ne vaut pas Charlie et la chocolaterie. On retrouve à nouveau l'auteur avec une critique sur le fait de rester jeune.

En fait, j'ai eu l'impression que l'auteur voulait critiquer cette lutte incessante contre la vieillesse. On utilise de multiples pommades, compléments alimentaires, teintures, chirurgies pour effacer les traces de la vieillesse, pour mentir sur notre âge. Alors lui montre bien que finalement vieillir, c'est redevenir un enfant!

Encore une fois j'étais assez choquée par la présence de racisme (notamment dans la première partie du roman). En effet, l'auteur, par l'intermédiaire d'un personnage, fait des blagues douteuses sur différents peuples et je me suis encore demandée s'il s'agissait réellement une critique envers le racisme ou non.

Pour conclure, je n'ai pas trouvé vraiment d'intérêt à cette suite de Charlie et la chocolaterie. La première partie était tellement farfelue que je n'ai pas compris où voulait en venir l'auteur! Dans la seconde on retrouve des caractéristiques de l'auteur mais ce n'est pas non plus extraordinaire à mon avis.

Charlie et la chocolaterie



Le métier de visseur de capuchons de tubes de dentifrice ne permettait pas à Mr Bucket de subvenir aux besoins de sa nombreuse famille: Mrs Bucket son épouse, grand-maman Joséphine et grand-papa Joe, grand-papa Georges et grand-maman Georgina. Sans oublier son fils Charlie dont le rêve le plus fou était de manger du chocolat! Aussi, quelle ne fut pas l'émotion du jeune garçon en apprenant que Willy Wonka invitait cinq enfants à visiter sa merveilleuse chocolaterie, la plus célèbre du monde entier. Les cinq enfants qui découvriraient un ticket d'or caché dans cinq bâtons de chocolat...

Mon avis:

Charlie et la chocolaterie est un livre que j'adore parce qu'il fait rêver tous les gourmands qui existent sur terre et dont je fais partie! C'est un univers fantastique où se mêle gourmandise, magie et créativité farfelue. On se retrouve dans le monde merveilleux de la confiserie mais avec une pointe de folie, ce qui rend ce livre délicieux. Les descriptions courtes certes ne nous empêchent pas de plonger tête la première dans ce monde chocolat, de sucre et de couleurs. C'est un livre qu'il vaut mieux déguster avec un carreau de chocolat à porter de main.
Mais encore une fois, Roald Dahl ce démarque par son sens de la critique mordante et acide si bien que très vite ce monde enchantée se transforme un peu comme un jardin d'Eden où il faut faire attention à ne pas se laisser tenter par les vices qui se cachent derrière cet enrobage de sucre...

En effet, dans ce livre, tout n'est pas douceur et sucreries. L'univers doux et merveilleux de la chocolaterie va faire ressortir encore plus le ton cynique de l'histoire. L'aspect parfait de l'univers montre avec encore plus de détails et de lumière les défauts des personnages qui se retrouvent plongés en son cœur.

Encore une fois, ce que j'adore dans l’œuvre de Roald Dahl c'est le fait que derrière une petite histoire amusante et innocente pour enfants, il arrive à dépeindre des critiques virulentes et qui remettent sérieusement en question notre société. En effet, dans ce roman, les enfants sont loin d'être parfait et chacun représente un fléau de notre société, dont les coupables sont, pour l'auteur, les parents. Ainsi, derrière ce monde farfelu rempli de cacao, on retrouve une énorme critique vis à vis de l'éducation des chers petits chérubins qui ne sont pas si anges qu'ils n'y paraissent.
Il montre également que l'argent n'est pas l'excuse d'une mauvais éducation. Ce n'est pas l'argent qui éduque les enfants mais leurs parents. Et il vaut mieux inculquer aux enfants de bonnes valeurs que de subvenir à tous leurs caprices même si malheureusement sa vision est assez utopique.
Ainsi, l'auteur présente une énorme critique des parents présentés sous un très mauvais jour. J'ai d'ailleurs été parfois choqué par la réaction de certains!

Ce qui m'a aussi choquée et cela me rend très perplexe, c'est le portrait fait des Oompa-Loompa, qui sont présentés de façon assez raciste selon moi. Il est vrai que ce livre a été écrit en 1964 mais quand même! Je ne sais pas trop quoi penser de tout cela. En effet, je me demande si l'auteur a voulu faire une critique sur l'inégalité blancs/noirs ou si il pensait que ce qu'il a marqué n'est pas choquant.

Pour conclure, j'ai adoré le détonant mélange qu'a fait Roald Dahl entre l'univers paradisiaque qu'il a créé et la critique sociétale qu'il place dans cet univers.

samedi 10 juin 2017

La guerre n'a pas un visage de femme


La Seconde Guerre mondiale ne cessera jamais de se révéler dans toute son horreur. Derrière les faits d'armes, les atrocités du champ de bataille et les crimes monstrueux perpétrés à l'encontre des civils, se cache une autre réalité. Celle de milliers de femmes russes envoyées au front pour combattre l'ennemi nazi. Svetlana Alexievitch a consacré sept années de sa vie à recueillir des témoignages de femmes dont beaucoup étaient à l'époque à peine sorties de l'enfance. Après les premiers sentiments d'exaltation, on assiste, ou fil des récits, à un changement de ton radical, lorsque arrive l'épreuve fatidique du combat, accompagnée de son lot d'interrogations, de déchirements et de souffrances. Délaissant le silence dans lequel nombre d'entre elles ont trouvé refuge, ces femmes osent enfin formuler la guerre telle qu'elles l'ont vécue. Un recueil bouleversant des témoignages poignants.

Mon avis:

Comme je m'y attendais, vu le sujet, ce fut pour moi une énorme claque littéraire que je me suis prise. J'ai été plongée dans un récit assez particulier car l'auteur entrecoupait les témoignages recueillies par des passages où elle parlait de son travail d'auteur et comment elle avait rassemblé toutes ses voix de femmes. J'ai trouvé ça extrêmement intéressant parce que l'auteur n'a pas mis des textes tels quels mais finalement les a replacé dans un contexte. On retrouve des détails, des anecdotes sur la façon dont elle les a recueillie et finalement c'était aussi quelque chose d'important et qui mettait en lumière le devenir de ces femmes après la guerre.

Ce qui est exceptionnel dans ce roman c'est que Svetlana Alexievitch donne la parole aux femmes. Elle veut entendre ce que les femmes soldats ont à raconter. On voit ce qu'elles ont traversées grâce à leur parole et cela donne un point de vue complètement différent des récits qu'on a l'habitude d'entendre, qui sont généralement ceux des hommes. En effet, à cause d'idéaux arbitraires transmis par la culture, on s'attend plus à ce qu'une femme se confie, parle ce ce qu'elle a vécu avec émotion et cela a été retrouvé dans ce livre.

Ainsi, j'ai trouvé cette histoire vraiment très poignante! J'ai été très vite submergée par les émotions et j'ai du faire des pauses assez souvent parce que c'est un livre tellement intense! Chaque témoignage, chaque page est rempli de faits qui m'ont bouleversée. J'ai été frappée par le comportement et la pensée de ces femmes.


Partie un peu spoil mais qui n'est pas le cœur du roman (et qui est d'ailleurs un peu décrit dans le synopsis...)
En effet, je n'aurais jamais imaginé qu'elles puissent s'être engagées volontairement à 16-20 ans pour aller faire la guerre au front! Pour moi c'était fou même si elles racontent qu'à l'époque on vivait avec d'autres idées, notamment celle qu'il fallait servir la Patrie, plus importante même que la vie.


Ce que j'ai beaucoup aimé également dans ce roman, c'est que l'auteur a recueillie le témoignage de tellement de femmes! On se retrouve avec un panel impressionnant de voix qui racontent chacune à leur manière leur vécu de la guerre. On retrouve des boulangères, des simples soldates, des chirurgiennes, des mécaniciennes, des résistantes, des aviatrices, des brancardières et encore tellement d'autres professions! Personne n'a été oublié et chacune de ces femmes a pu donner voix au livre, ce qui est magnifique.

Si ce roman est aussi marquant, c'est qu'il est cru, il n'est pas enrobé dans de la fiction. L'auteur a mis les récits de ces femmes tel quel: c'est la parole de ces femmes. Il n'y a pas de transformations faites sur ce qui a été raconté (en dehors des extraits enlevés, coupés, etc.). Je trouve que c'est impressionnant parce qu'en tant que lecteur nous ne sommes pas protégés par une sensation d'irréel, non, nous sommes plongés dans l'horreur de cette guerre qui a enflammée le monde entier. On ne peut pas se cacher derrière de la fiction: il s'agit de la vérité selon ces femmes, c'est ce qu'elles ont vécues, ce qu'elles ont intégrées de la guerre.

Ce qui m'a aussi marquée c'est la pensée présente à l'époque en URSS. En effet, les femmes de ce live disent à plusieurs reprises qu'à l'époque on ne pensait pas de la même façon. Et cela se traduit assez bien dans leur façon de raconter. Je trouve qu'il y a une glorification du Parti, on ne retrouve pas de commentaires sur les conditions de vie, notamment lorsqu'elles racontent rapidement leur vie avant la guerre. On ne sait rien de cela dans ce livre à part lors d'un tout petit passage dans un témoignage! On sait pourtant que la vie en URSS n'était pas idéale et que la population vivait dans une précarité assez importante. C'est drôle de voir que même des dizaines d'années plus tard, elles n'en parlent toujours pas.

Le seul petit point négatif de ce livre finalement pour moi c'est que j'aurais bien voulu avoir un peu plus de détails sur ce qu'était l'après-guerre pour ces femmes. On a parfois quelques allusions mais celles-ci restent très succinctes et c'est dommage parce qu'on sent que l'après-guerre n'a pas été une époque facile mais on n'en sait pas forcément plus.

Pour conclure, j'ai adoré ce livre qui nous plonge tout droit dans l'enfer de la guerre à travers la parole de femmes qui ont été au front. C'est un livre cru, dur mais tellement essentiel car il met en lumière une des époques les plus sombres de l'humanité.

vendredi 9 juin 2017

Le grand partage, tome 1: La mécanique du Chaos


Je remercie Librinova pour m'avoir proposé de me fait parvenir ce roman de Tom Joad.

« — C’est parti, dit Lana sans réfléchir. Ça va nous tomber dessus avec une puissance incroyable...
Comme pour lui donner raison, un sifflement s'éleva du côté est. D'abord lointain, timide, semblable au chuintement d'une cocotte-minute. Et puis de plus en plus impérieux. Il devint vite assourdissant, terrifiant. Le ciel et la terre s'étaient mis à gémir, à hurler de concert. Et ça continuait de croître de façon exponentielle. […] Le vent ne tournait pas, il fonçait en ligne droite comme un tsunami, et son souffle titanesque balayait tout sur son passage en une fraction de seconde...
— Seigneur ! » pensa Lana horrifiée. »
Alors que l’univers semble s’abattre sur Lana et son frère Alex, parviendront-ils à s’échapper avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis:

J'ai un aveu à faire... J'ai accepté avec plaisir ce partenariat même si je ne suis pas fan des récits young adult et surtout lorsque cela se passe dans un univers post-apocalyptique. Généralement cela me met mal à l'aise ce qui a tendance à me bloquer dans ma lecture. Malgré tout, je n'aime pas catégoriser trop vite les livres et même s'ils appartiennent à genre avec qui j'ai un peu de mal j'ai la curiosité de les découvrir. Néanmoins je voulais juste vous avertir de mes goûts pour rendre un peu plus objectif mon avis.

Malgré ce que j'ai dit précédemment... j'ai bien aimé cette lecture! Parce que même si ce livre sort de ma zone de confort, j'ai bien apprécié le moment passé avec lui malgré quelques petits points négatifs. Comme quoi, il ne faut jamais rester cantonné à ses avis et être trop catégorique: on peut faire de belles découvertes en sortant de ce qu'on connait et apprécie. En effet, j'ai été assez vite prise dans le roman notamment avec son côté légèrement policier au début. Le récit est assez entrainant avec pas mal d'actions et de rebondissements si bien qu'on ne s'ennuie pas!

Après je n'ai pas trop aimé le style américain que l'auteur a voulu donné à son roman notamment grâce déjà au lieu où se déroule l'histoire mais aussi au vocabulaire employé et à un récit qui adopte les codes américains (armes, garde du corps, cascades rocambolesques, etc.). Mais même si je ne suis pas très fan de ce style, je pense que c'était une volonté de l'auteur de donner un goût américain à son histoire et je dois avouer que c'est plutôt bien réussi! On sent que ça ne part pas non plus dans le cliché et que c'est assez bien maitrisé par l'auteur.

Par contre, il y a eu un gros point qui m'a laissé perplexe. Il se passe plein de choses mais on ne comprend pas pourquoi ces péripéties arrivent. Je n'ai pas compris le but de ce qui a été provoqué et ça m'a assez dérangé au départ. De plus, on sait que des hommes sont derrière tout ça... c'est frustrant! J'avais l'impression d'évoluer dans un épais brouillard. Mais bon, après il faut se résigner à comprendre ce point-là et se laisser emporter par l'histoire. Après j'ai espoir que ce mystère soit levé dans un prochain tome puisqu'il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un premier tome!

Pour conclure, j'ai bien aimé le récit fait par l'auteur même s'il ne correspond pas forcément à mes goûts littéraires. Malgré cela, j'étais un peu perdue concernant le but des péripéties présentes dans ce récit.

jeudi 1 juin 2017

Thé vert et arsenic


Comme chaque année dans la Cité interdite, le Fils du Ciel attend la livraison de son thé personnel. Mais en cette année 670, il charge le juge Ti de superviser la récolte. Une série d'empoisonnements survient tout près des plantations, et le juge comprend alors les vraies raisons de sa venue. Il va devoir redoubler d'inventivité pour apprendre à discerner, de tasse en tasse, le thé vert du poison.

Mon avis:

 Au départ j'ai été assez emballée par le côté historique de ce livre. En effet, j'ai trouvé qu'il était très intéressant de voir la culture chinoise et notamment toutes les traditions et les rites qui tournent autour du thé. Il s'agit d'un véritable protocole précis et un énorme engouement entoure cette tradition ancestrale.

Mais très vite, j'ai commencé à me lasser. En effet, passer le premier intérêt pour le côté culturel, très vite j'ai trouvé que ça tournait en rond! On a même l'impression que le thé sert de prétexte pour combler le trou que forme l'enquête. Finalement cette dernière passe au deuxième plan et je me suis demandée l'intérêt d'avoir commencer une enquête finalement.

Pour finir, j'ai aussi été peiné dans ma lecture par le style employé par l'auteur. J'ai trouvé l'écriture assez distante, froide sans vraiment d'émotions. De plus, j'ai l'impression que c'est très alambiqué et que beaucoup de tournures ont un aspect superficiels. Si bien que je devais vraiment resté concentré pour éviter de me perdre dans la narration et je n'ai pas réussi à véritablement plonger dans le récit.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé le côté historique mais finalement j'ai trouvé que cela prenait le dessus sur l'aspect policier. De plus, le style assez difficile n'a pas permis mon immersion dans la narration.

Meurtriers sans visage


En pleine campagne suédoise, dans une ferme isolée, un couple de paysans retraités est torturé et sauvagement assassiné.
Avant de mourir, la vieille femme a juste le temps de murmurer un mot : " étranger ". Il n'en faut pas plus pour qu'une vague de violence et d'attentats se déclenche contre les demandeurs d'asile d'un camp de réfugiés de la région. Les médias s'emparent du fait divers et lui donnent une résonance nationale. La pression augmente sur les épaules de l'inspecteur Wallander, chargé de mener l'enquête. Il va devoir agir vite, avec sang froid et détermination, et sans tomber dans le piège de la xénophobie ambiante qui brouille les pistes...

Mon avis:

Mon avis sur ce livre est plutôt mitigé. En effet, au départ j'étais assez emballé par la situation: on se retrouve face à un meurtre assez sanglant mais tout autant incompréhensible. Ainsi, j'ai très vite été happée par ma lecture et les premières recherches. Beaucoup de mystère tourne autour de cette horreur et on sent très vite que la police est dépassée par les événements.

De plus, j'aime bien le personnage de l'inspecteur Wallander. En effet, c'est un personnage assez banal pour du policier: père divorcé, qui vit seul avec une hygiène de vie pas forcément très propre mais bon malgré son caractère un peu bougon je l'ai trouvé plutôt sympathique et je me suis attaché à lui assez facilement.

Par contre, je n'ai pas compris l'intérêt de placer au milieu de l'enquête d'autres meurtres qui certes ont un lien finalement mais sur le moment, on a plus l'impression que c'est pour combler le vide. On abandonne presque la première enquête pour se concentrer sur une seconde mais sans que la police cherche un lien entre et j'ai juste eu l'impression que l'auteur ne savait pas comment continuer et qu'en attendant il a comblé. C'est un peu dommage parce que peut-être si cela avait été présenté différemment, ça aurait mieux passé.

De plus, le dénouement a été un peu décevant pour ma part parce qu'on se retrouve à l'origine avec un meurtre complètement mystérieux et semble ne pas avoir de raisons et finalement on se retrouve avec une explication assez banal même si cela reste malgré tout réaliste et cohérent.

Pour conclure, j'ai bien aimé la situation de départ et l'inspecteur mais l'évolution de l'enquête et son dénouement m'ont un peu déçue.