mercredi 19 avril 2017

Métaphysique des tubes


Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles - déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l'ont surnommée la Plante.
L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant... Avec cette " autobiographie de zéro à trois ans ", la romancière de Stupeur et tremblements, Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999, nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

Mon avis:

J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. En effet, j'avais des difficultés à savoir où voulait en venir l'auteur. Il m'a fallu quelques pages pour comprendre un peu mieux le récit et surtout cerner le narrateur parce que j'ai trouvé qu'il n'était pas du tout évident à suivre.

Après ce que j'ai beaucoup aimé c'est l'immersion dans la culture japonaise. J'ai appris pas mal de choses que je ne connaissais pas comme le mois des garçons, le symbole des carpes, le chant traditionnel, etc. J'ai trouvé tout cela très intéressant étant donné que je suis une férue de la culture japonaise. En effet, on parle de certains aspects de la culture japonaise qui ne sont pas forcément les premiers mis en avant.

Par contre, j'ai éprouvé une attitude ambivalente vis à vis du personnage principal. En effet, j'étais assez mal à l'aise face au personnage principal. Les pensées du personnage, sa vision des choses, etc. En fait, je trouvais ça assez perturbant mais d'un autre côté je trouve que ça montre bien ce qu'on appelle la "pensée égocentrique" caractéristique des enfants de 2-3 ans. Malheureusement, je trouve que le récit fait trop forcé, on a l'impression que l'auteur en a trop fait et que donc cela rend la narration beaucoup moins crédible.

Un autre point assez intéressant c'est que le récit est sensé être une autobiographie de l'auteur de ses premières années de vie. Je me suis donc sans cesse demandée quelle était la part autobiographique et quelle était la part plus imaginée. En effet, je ne pense pas qu'Amélie Nothomb puisse se souvenir de ces premières années de vie et elle a dû romancer son histoire.

Pour conclure, le point de vue du narrateur est assez intéressant mais j'ai trouvé que c'était trop forcé, ce qui rendait le récit peu crédible.

2 commentaires:

  1. Je suis du même avis que toi ! (et on a presque le même prénom... à une lettre près ;) ).
    Je viens de publier ma critique de ce roman et je suis ravie de lire la tienne car elle m'a éclairée sur le concept de "pensée égocentrique" et parce que j'ai ressenti la même ambivalence vis-à-vis de la toute jeune Amélie, mais que je n'avais pas sur mettre ce mot-là dessus. :D
    Mon avis sur ce roman ainsi que d'autres qui évoquent divers aspects de la culture japonaise : https://riendetelque.wordpress.com/2017/04/27/avis-lecture-romans-escapades-au-japon-en-moins-de-200-pages/

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    1. Effectivement on a un avis à peu près similaire ;)
      Ton article sur tes lectures japonaises est vraiment sympa (d'ailleurs, coïncidence, je viens de lire la semaine dernière Mitsuba, tome 1 de Au coeur du Yamato et hier Tsubaki, tome 1 de Le poids des secrets d'Aki Shimazaki... Je ne peux que te les conseiller ;) )

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