mercredi 19 avril 2017

La Rivière Noire/ La Muraille de Lave


*J'ai décidé de faire une chronique pour ces deux œuvres, car je les ai trouvé très complémentaires.

La Rivière Noire:
Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d’effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol… Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée.
Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d’épices, qui va mettre Elinborg, l’adjointe d’Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d’une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu’elle soit persuadée d’avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les inspecteurs vers d’autres sévices soigneusement tenus secrets.
En l’absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l’équipe va s’employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun.

La Muraille de Lave:
La Muraille de lave à laquelle fait allusion le titre est une falaise de basalte au pied de laquelle un tourbillon violent engloutit toutes les embarcations qui s’approchent, c’est aussi le surnom qui a été donné au siège social d’une grande banque, à l’architecture sombre et aux pratiques discutables.
Le commissaire Erlendur est parti en vacances sur les lieux de son enfance et il a disparu, mais son équipe continue à travailler. Tandis que Elinborg, la fine cuisinière, s’occupe d’une affaire de viol (La Rivière noire), Sigurdur Oli, le moderne formé aux États-Unis, reconnaît par hasard dans la rue l’un des témoins de l’affaire de pédophilie en partie résolue dans La Voix. Ce même jour, un ami lui demande d’aider un couple de cadres qui, pratiquant l’échangisme, fait l’objet d’un chantage. Troublé par ses problèmes de nouveau divorcé, Sigurdur Oli va cependant aller jusqu’au bout d’une histoire qui lui révèle la cupidité qui s’est emparée de la société islandaise avec l’expansion mondiale des modèles financiers.

Mon avis:

J'ai trouvé que ces deux livres ensemble étaient très complémentaires.En effet, ces deux livres parlent des deux enquêtes qui ont eu lieu en l'absence du commissaire Erlendur Sveinsson. Chaque livre est centré sur un de ses collègues. Ainsi, on voit le travail de ces collaborateurs et leur manière de faire en l'absence d'Erlendur. Ce que j'ai bien aimé, c'est que dans les deux livres, on retrouve des allusions à l'autre enquête de l'autre collègue. On a une vision de l'autre enquête qui est assez particulière puisque pour une fois, on voit l'enquête de l’œil de quelqu'un qui n'est pas réellement concerné par l'affaire, ce qui est assez original je trouve.

J'ai aussi beaucoup aimé découvrir la vie d'Elinborg et de Sigurdur Oli! Jusqu'à maintenant on était surtout centré sur Erlendur, ce qui est normal puisqu'il est le personnage principal. Mais grâce à ces deux tomes, on apprend plein de choses sur la vie privée de ces deux collègues plus précisément. J'avoue que j'aime beaucoup le personnage d'Elinborg mais que j'ai du mal avec les avis et les pensées de Sigurdur Oli.

Pour La Rivière Noire, j'ai trouvé que l'histoire était très intéressante puisqu'on s'enfonce dans les méandres du viol et de la justice qui est associée à ce délit. Très vite, on en vient à se questionner sur cette justice et la répercussion que cette horreur peut faire sur les victimes. Je trouve que le sujet est très bien abordé.
En ce qui concerne La Muraille de Lave, on retrouve une histoire plus traditionnelle je trouve mais qui est bourré de rebondissements. Ce qui est assez surprenant c'est que finalement, on a plein d'hypothèses différentes pour le dénouement de l'enquête. On sait que c'est l'une de ces hypothèses mais là où réside le suspens c'est quelle est la bonne hypothèse. Ainsi, on n'a pas de surprise sur le pourquoi du comment mais on garde une bonne dose du suspens car on ne connait quand même pas le déroulement du meurtre avant que l'enquêteur lui-même le devine.

Pour conclure, j'ai trouvé que ces deux tomes étaient très originaux, car le personnage principal est absent et on se concentre sur les deux acolytes.

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