dimanche 23 avril 2017

Miséricorde


Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encres. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Morck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case ...

Mon avis:

 J'ai bien aimé ce roman mais j'avoue avoir été un peu déçue, m'attendant à mieux. J'ai trouvé ce premier tome très sympathique car on voit les conditions de création du département V. J'ai bien aimé voir ce département se créer et prendre légèrement forme même si finalement j'ai rongé mon frein parce qu'il faut attendre un certain moment avant de le voir vraiment en action!

Par contre j'ai juste adoré les personnages! Carl Mock, malgré le fait qu'il ressemble beaucoup au cliché du policier "célibataire" avec une vie privée déstastreuse, est assez attachant. On sent qu'il se cache derrière une carapace à cause d'une blessure qui ne veut pas guérir et cela le rend intéressant.
Mais le personnage que je préfère c'est Assad! Il apporte une touche d'humour et de mystère. On sent que c'est quelqu'un qui a de l'ambition mais qui semble avoir un passé assez trouble. Mais la différence de langue et de culture rendent certaines situations comiques, ce qui est assez distrayant.

L'auteur a également su très bien nous placer dans une atmosphère angoissante et claustrophobe, ce qui électrise encore plus le récit et l'enquête. On ne peut que se sentir angoissée face à la situation dans laquelle est Merete.

Par contre, le livre nous parle d'une enquête qui s'est déroulé avant et qui s'est mal passé. Mais je trouve que cela prend vraiment trop de place et je ne comprends pas forcément ce qu'elle fait là. Surtout qu'à la fin, il n'y a pas vraiment de réponses apportées (je sais qu'elle va se prolonger au moins jusqu'au tome 5). Cela ne me dérange pas de voir une autre enquête en fond comme cela mais là elle est trop prenante!

Ce qui m'a également dérangé, c'est que j'ai très vite compris pourquoi Merete a été enlevée et séquestrée. Je trouve que la raison est très simple et donc je n'ai pas du tout été surprise par la révélation finale. En fait, ce qui a été le plus surprenant, c'est que mon hypothèse, simple et attendue, fut la bonne.

Pour conclure, j'ai bien aimé les personnages et la création du département V mais j'ai trouvé l'intrigue trop simple et trop entaché d'une autre enquête qui n'a pas de rapport. 

Le Bon Gros Géant






Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre une silhouette immense vêtue d'une longue cape noire et munie d'une curieuse trompette. Une main énorme s'approche et la saisit. Et Sophie est emmenée au pays des géants. Terrifiée, elle se demande de quelle façon elle va être dévorée. Mais la petite fille est tombée entre les mains d'un géant peu ordinaire: c'est le B.G.G., le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes, et souffle des rêves dans les chambres des enfants...

Mon avis:

J'ai trouvé que cette lecture était vraiment tout mignonne et qu'elle changeait de ce qu'on peut lire de Roald Dahl normalement. En effet, dans beaucoup de ces romans pour jeunesse, je trouve qu'il a un côté cynique. Il offre souvent un portrait très cru des adultes et il dénonce beaucoup de choses dans son roman, qui sont à peine cachés lorsqu'on est "grand" (éducation des enfants, cruauté des adultes, malveillance mercantile, etc.). Alors que dans ce livre, je n'ai pas forcément trouvé de dénonciations de la société.

J'ai trouvé, en fait, que cela ressemble plus à un conte pour enfants par rapport aux autres de ces romans. On se retrouve à nouveau dans un monde farfelu mais que j'ai trouvé beaucoup plus poétique et plus merveilleux. J'adore le fait que le Bon Gros Géant souffle des rêves aux enfants, je trouve ça trop mignon!
Peut-être que cela est dû au contexte qui a amené Roald Dahl à écrire ce livre. En effet, il dédie son livre à sa jeune fille Ophélie, qui est morte d'une encéphalopathie. Peut-être voulait-il lui écrire un livre plus doux et plus merveilleux.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce livre c'est les jeux de langage qui existent dans ce roman. Le Bon Gros Géant n'est pas allé à l'école donc il s'embrouille dans les mots! Et c'est juste délicieux. J'ai trouvé ça très amusant et cela rajoute encore plus une touche de fantaisie dans ce roman plein d'imagination.
De plus, je salue le travail du traducteur qui est impressionnant. J'imagine que de traduire les jeux de mots de Roald Dahl ne doit vraiment pas être facile mais Camille Fabien s'en sort extrêmement bien. La traduction permet des jeux de mots très drôles avec les mots français (hommes de terre, schnockombre, etc.)

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre plein de magie et de douceur. Je me suis beaucoup amusé avec les jeux de mots qui sont abondants dans la narration.

vendredi 21 avril 2017

Inconnu à cette adresse


Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux Etats-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l'installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d'affection. D'une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : "Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui." Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique.

Mon avis:

J'ai adoré cette nouvelle historique mordante et tellement bien tournée!  Elle est très courte et narre une correspondance qui se déroule dans les années 1930. C'est très passionnant de voir la montée du nazisme en puissance grâce à la correspondance de deux protagonistes, on voit comment les mentalités et les opinions changent en fur et à mesure de la puissance de ce courant d'extrême droite.

J'ai beaucoup aimé la tournure de la relation qui est très réaliste. On n'est pas dans un monde utopiste où l'amitié fait face à la menace nazie mais au contraire, on voit petit à petit l'enrôlement de Max et ses convictions antisémites grandir de plus en plus. Cela donne vraiment envie de continuer le récit, qui est de plus en plus cynique.
Et la fin... comme elle est bien pensée! Elle est extrêmement bien tramée et clos avec brio ce roman. J'étais complètement époustouflée et très impressionnée!

Mais j'ai eu un peu de difficultés à m'y retrouver entre les deux protagonistes car les lettres n'étaient pas complètement alternées et on retrouve parfois deux lettres à la suite qui ont le même destinateur.

Pour conclure, j'ai adoré la tournure de cette nouvelle qui est loin d'être utopique.

Entre deux eaux


Venise en hiver. Brett Lynch, archéologue de renommée internationale, est de retour dans la cité lagunaire. Elle vient s'expliquer avec le dottor Semenzato avec qui elle a organisé une exposition de céramiques chinoises. Brett le soupçonne d'avoir remplacé trois pièces par des faux. À la veille de leur rencontre, elle est victime d'une agression. Quand elle sort de l'hôpital, Semenzato est assassiné. Le commissaire Guido Brunetti est chargé de l'affaire. Bravant les intempéries de l'hiver, il patauge à la rencontre des différents protagonistes et de leurs secrets. Cette nouvelle affaire l'emmène dans le monde des collectionneurs d'art, des hommes aux caprices sans limites.

Mon avis:

J'ai bien aimé ce roman policier bien plus que l'autre enquête de Brunetti intitulé Pêchés Mortels que j'ai lu il y a peu de temps. En effet, l'enquête policière avance lentement mais le rythme est convenable. On ne s'ennuie pas pour autant en se demandant si c'est réellement une enquête. Au contraire, malgré quelques longueurs, on a des rebondissements et des découvertes qui font progresser le travail des policiers. Par contre, la fin est encore une fois rocambolesque et très rapide, ce qui déséquilibre complètement le roman à mon avis.

J'ai aussi été passionné par le contexte de de cette enquête. En effet, on est plongé dans l'art et son commerce, pas toujours très limpide. On est entrainé dans les méandres du marché noir de l'art et dans la passion des collectionneurs. J'ai toujours aimé lorsque l'art côtoie la violence et les polars.

Ce qui m'a aussi intrigué c'est la description qui a été faite de l'Italie dans ce roman. Ce n'est pas du tout l'image que je peux avoir de ce pays, qui est pour moi un des fleurons de la gastronomie et de l'art. Or, l'auteur nous peint un pays qui semble être dominé par la corruption et dont le système de sécurité est plus que défaillant! Enfin ce que j'aurais retenu c'est de ne jamais aller dans un hôpital italien! On a donc une image très peu glorieuse de l'Italie.

Pour conclure j'ai bien aimé ce roman pour son contexte mais il m'a semblé un peu longuet.

Les Années Douces


Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c'est insensiblement, presque à leur cœur défendant, qu'au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d'une nuit d'automne... Ces histoires sont tellement simples qu'il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l'air du bonheur qu'on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu'elles se volatilisent quand on essaie de les toucher.

Mon avis: 

J'ai trouvé cette lecture très apaisante, c'est très sympathique de pouvoir se ressourcer dans la lecture! L'auteur nous présente des scènes de vie quotidienne sans fioritures. Elles sont décrites simplement et sans jugement. C'est un roman simple, au moins en apparence...
L'histoire est tournée autour de la rencontre entre un maitre et son ancien élève, dont les liens vont se tisser mais sans forcément de sous-entendus, sans suspens ou attentes.

J'aime beaucoup les deux personnages principales. Le maitre est assez étrange mais il a l'air d'être une personne intéressante cultivée et qui a la tête pleine de réflexions originales. Par contre, j'avais un peu de mal à lui mettre un âge. De temps en temps je le voyais comme un homme de 50-60 ans mais d'autre fois comme un homme de 80 ans.
Tsukiko est également un personnage qui m'a passionné. En effet, elle est la narratrice de ce roman. On suit l'histoire grâce à sa version des faits mais même si on est plongé dans ses pensées, je trouve que elle se dévoile peu au lecteur, ce qui la rend assez mystérieuse. Même dans sa narration, elle est réservée et discrète.

La fin est plutôt attendue. Les choses se déroulent sans surprise et sans réel suspens, comme si le récit est sur des rails et qu'il ne le quitte jamais. Mais finalement ce n'est pas cela le but de l'histoire: je ne pense pas qu'une fin rocambolesque était appropriée. Au contraire, c'est une fin, certes attendue, mais remplie d'émotions et magnifique, qui clôt l'histoire de façon très simple mais inoubliable.

Pour conclure, j'ai adoré ce livre pour son calme et l'apaisement qu'il m'a procuré.

jeudi 20 avril 2017

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage


" Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. "

À Nagoya, ils étaient cinq amis, inséparables. Puis Tsukuru a gagné Tokyo. Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans raison. Pendant seize ans, celui qui est devenu architecte a vécu séparé du monde. Avant de rencontrer Sara. Pour vivre cet amour, Tsukuru va entamer son pèlerinage, et confronter le passé pour comprendre ce qui a brisé le cercle.Renouant avec le réalisme onirique de ses débuts, le maître conteur de la trilogie 1Q84 tisse une fable initiatique d'une envoûtante étrangeté, à la mélancolie apaisée.

Mon avis :

Comment décrire l'impression que ce livre a produit chez moi! C'est, je crois, un de mes plus gros coups de cœur! Durant tout ma lecture, j'avais l'impression d'être apaisée, de flotter sur un petit nuage. En fait, c'est un livre qui m'a fait énormément de bien parce que je l'ai trouvé très zen. Ce fut un réel bonheur. J'avais l'impression de me laisser complètement emportée par le style d'écriture d'Haruki Murakami.

Pourtant, les réflexions et les pensées qui sont narrés dans ce livre sont très puissantes et peuvent être très violentes concernant l'amitié, le rapport au corps, le contraste corps/esprit, mais qui ont été très intéressantes pour ma part. J'ai d'ailleurs été assez surprise concernant le contraste entre le style d'écriture qui fut pour moi apaisant et le récit que j'ai trouvé assez brutal émotionnellement.

J'ai aussi beaucoup aimé les personnages de ce roman. Je les ai trouvé assez intéressant, variés et avec de multiples facettes et de contrastes. En fait, j'ai l'impression que tous les personnages qui côtoient le personnage principal, Tsukuru Tazaki, même en dehors de son groupe d'amis du lycée, sont complémentaires et que Tsukuru est le centre de cet énorme puzzle où les pièces s'emboitent presque parfaitement. Je me suis alors demandée d'ailleurs si l'amitié ce n'est pas se compléter pour être bien ensemble.
J'ai adoré le personnage de Tsukuru, que j'ai trouvé très apaisant et calme. Je m'y suis très vite attaché et j'avoue que j'aimerais bien avoir un ami tel que lui. Je suis sûre que c'est un personnage qui peut nous faire du bien par son tempérament.

Ce qui m'a aussi troublé c'est que j'ai trouvé que c'est un livre qui faisait écho. Je n'ai pas vécu de situations réellement similaires mais malgré tout je me suis reconnu dans certains passages ce qui m'a beaucoup questionné. Finalement, dans ce livre, Tsukuru n'est pas le seul à faire un voyage initiatique...

Pour conclure, j'ai adoré ce livre qui m'a chamboulé tout en me donnant une impression de quiétude, ce qui le rend aussi extraordinaire.

Les Culottées (tome 1 et 2)



Quinze récits mettant en scène le combat de femmes d'origines et d'époques diverses, qui bravèrent les normes sociales de leur temps : Margaret, une actrice hollywoodienne, Agnodice, une gynécologue de l'Antiquité grecque qui se fit passer pour un homme afin d'exercer sa profession, Lozen, une guerrière et chamane apache, etc.

Suite et fin de ce diptyque qui propose le portrait de quinze femmes d'origines et d'époques diverses, qui bravèrent les normes sociales de leur temps : Sonita, la rappeuse afghane, Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle, Cheryl, athlète marathonienne, etc.

Mon avis:

J'ai dévoré ces deux tomes en très peu de temps tellement que je les ais trouvé bien. Ces deux tomes relatent chacun quinze portraits de femme, ce qui est (malheureusement) original. L'auteur met en scène la vie de femmes qui ne sont pas forcément connues mais qui auraient méritées l'être. Certaines femmes ont fait des choses vraiment extraordiniares mais que je ne connaissais pas.
Ainsi, je trouve qu'au delà cette mise en lumière de ces femmes, le but de ces livres est de dénoncer justement le sexisme qui existe encore de nos jours. Je suis sûre que si elles avaient été des hommes, on aurait raconté encore et encore leur histoire mais comme ce sont des femmes, nous les avons laissé dans l'oubli.
Pourtant, dans ces deux tomes, transparaissent le courage et la détermination de ces femmes qui se sont battus pour faire ce qu'elles ont voulu faire et pour faire entendre leurs positions et opinions.

J'ai trouvé les dessins très sympathiques. Ils sont colorés et variés mais ils n'arrachent pas les yeux non plus (ce que je craignait un peu au départ en tournant vite les pages).
En ce qui concerne la narration, je trouve que tout cela a été très bien fait car l'auteur nous relate des histoires courtes mais marquantes si bien que nous n'avons pas de mal à comprendre le récit de ces femmes mais tout en nous laissant un souvenir gravé à fer chaud dans le coin de notre esprit.

Pour conclure, j'ai été très marqué par les récits de femmes narrées dans ces deux tomes, qui méritent d'être connues.

Je t'ai donné mon coeur


Natalie Raines, célèbre comédienne des théâtres de Broadway, est assassinée après avoir découvert accidentellement l’identité du meurtrier d’une amie de jeunesse. Elle était en instance de divorce de Gregg Aldrich, un agent théâtral sur qui se portent tous les soupçons. Deux ans plus tard, un malfrat déclare à la police qu’Aldrich lui avait commandité le crime de Natalie et qu’il avait refusé. Se fondant sur ce témoignage, un Grand Jury fait comparaître Aldrich pour un procès qui s’annonce retentissant. Le procureur général charge de l’affaire Emily Wallace, son assistante, en la prévenant que sa vie personnelle risque d’être exposée, notamment le fait qu’elle ait subi une transplantation cardiaque. Au cours du procès, Emily ressent des sentiments qui défient la raison et dont elle ne réussira pas à se défaire, même après la condamnation d’Aldrich. Ce qu’elle ignore, c’est que sa propre vie est maintenant menacée…

Mon avis:

J'ai bien aimé cette histoire mais sans plus réellement. J'ai été un peu surprise parce que le roman est tourné uniquement autour du procès et de la plaidoirie des deux instances. Je pensais qu'on verrait un peu plus l'enquête policière mais pas du tout. On en entend parler à travers le procès mais c'est loin d'être un moment central du livre. Après voir le procès a été quelque chose d'intéressant puisque généralement ce n'est pas cet aspect-là qui est au centre des romans policiers.

L'histoire faisait "très américaine", ce qui n'est pas très surprenant puisque cela se passe aux Etats-Unis mais il est vrai qu'inconsciemment je ne peux m'empêcher de grimacer quand cette histoire typiquement américaine parce qu'encore une fois on retrouve le même cliché de policier borné et peu scrupuleux. Mais le personnage principal est le procureur qui ne se borne pas à suivre bêtement les instructions qu'on lui donne et réfléchit et c'est là tout l'intérêt du livre! L'histoire n'est pas très originale en elle-même mais, à travers le regard d'Emily, on est dans le doute constamment, ce qui rend le récit très attrayant et attractif. On est vite pris par la narration, qui devient de plus en plus addictive.

Néanmoins, certaines parties de l'histoire sont vraiment prévisibles. C'est un peu dommage parce que l'auteur nous fait passer ces événements comme le scoop du siècle alors qu'on était déjà persuadé depuis plusieurs chapitres de ce fait.
Par exemple, l'auteur insiste énormément sur l'élément qui constitue l'évènement final comme si c'était la révélation du siècle alors que cela faisait plusieurs centaines de pages que je m'en doutais. Et cela m'a surpris, parce qu'on a l'impression que ça tombe du ciel alors que non.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce livre même si ce n'était pas forcément à quoi ce que je m'attendais et malgré certains parties un peu prévisibles.

Excalibur ou l'aurore du Royaume


Excalibur ou l'aurore du Royaume retrace les débuts des extraordinaires et mondialement connues légendes arthuriennes. Une réécriture moderne de ces épopées qui retracent les débuts du royaume d'Angleterre arthurien.

Mon avis:


J'ai beaucoup aimé ce livre grâce à son style froid et impersonnel, ce qui peut paraitre un peu surprenant, je l'accorde. En fait cela ne m'a pas du tout dérangé ce ton impersonnel parce que je trouvais que cela donnait un côté scientifique au récit. J'ai eu l'impression que les faits narrés pouvaient être véridique ce qui rend le récit attrayant à mon avis.


Par contre, j'ai été perdu à cause de tous les noms que ça soit des personnages ou des peuples. Les bretons sont les anglais, les armoricains les bretons, on retrouve également les saxons, les pictes, etc. Tout cela nous donne de quoi perdre la tête!


Ce que j'ai trouvé assez intriguant mais que j'ai bien aimé également c'est que certains points sont ceux que je connaissais déjà des légendes arthuriennes. Mais d'autres points sont différents de ce qu'on peut entendre sur l'histoire traditionnelle. Les légendes arthuriennes sont tellement connus que tout le monde les réécrit à leur sauce. Je trouve ça intéressant de voir différentes versions d'une même histoire.


Pour conclure, j'ai trouvé ce récit instructif, car, avec un style froid, il présente quelques différends avec des versions que je connaissais.

Vango


Cette duologie de Thimothée de Fombelle comprend:
  1. Entre ciel et terre
  2. Un prince sans royaume
Paris, 1934. Devant Notre-Dame une poursuite s'engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l'accuse, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles siciliennes aux brouillards de l’Écosse, tandis qu'enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité. Un héros inoubliable et romantique, une aventure haletante, envoûtante, empreinte d'humour et de poésie.

Mon avis:

Ce livre fut un énorme coup de cœur pour moi. Tout d'abord, l'époque dans laquelle se déroule cette histoire à tout pour plaire. On est plongé dans un avant seconde guerre mondiale avec une atmosphère oppressante et menaçante. L'auteur arrive très bien à nous faire ressentir les heures sombres qui précèdent la guerre.

Dès le début on est dans l'incompréhension totale face au déroulement des évènements: pourquoi la cible de la police est Vango? Qui sont les personnages qui gravitent autour de lui? Dès le commencement du récit, on est enveloppé dans un brouillard obscur qui éveille notr curiosité. Je crois que ce que j'ai adoré c'est que Vango lui-même ne sait pas ce qui se passe, si bien qu'on découvre en même temps que lui les évènements, les récits passés, en somme ses découvertes. 

En effet, on sent que la raison de tout cette course-poursuite est caché dans le passé de Vango. Le poids de ce passé est très important, comme s'il essayait de rattraper et d'entacher le présent du protagoniste. C'est une quête de ce passé et c'est juste fantastique. Vango est à la recherche finalement d'une part de son identité et nous l'accompagnons dans cette quête.

Mais ce qui m'a le plus marqué dans ce livre c'est cette ode à la liberté et au courage que nous offre l'auteur. Nous avons affaire à un jeune garçon qui ne se laisse jamais abattre face aux épreuves qu'il attend. Il n'hésite pas à prendre des risques mais il ne fonce pas non plus tête baissé dans les pièges qui lui sont tendus. Et puis il s'affranchit de toute entrave. Tout le livre nous parle de la liberté dont fait preuve ce jeune homme dont même les limites physiques ne sont pas un problème.

En refermant ce livre, j'ai été complètement époustouflée et chamboulée par ce récit. J'ai trouvé que le dénouement racontait une magnifique histoire très émouvante. L'auteur a réussi à me faire passer de la tristesse à la joie en passant par l'angoisse.

Pour conclure, j'ai juste adoré cette duologie qui fut un énorme coup de coeur pour sa liberté et sa douceur malgré des évènements sombres et angoissants qui amène le jeune héros à partir à la recherche de son passé.

La glace noire


La veille de Noël, l'inspecteur Moore est trouvé sans vie dans un motel de Los Angeles. Arrivé sur les lieux, son collègue Harry Bosch se fait virer par ses patrons : c'est un suicide, point final. Furieux, Bosch enquête en douce et comprend que Moore était lié à un trafic de black ice, une drogue nouvelle qui fait des ravages en Californie. Plus troublant, dans la voiture de Moore il découvre un mot qui lui est clairement destiné. Entre les deux hommes, un étrange dialogue se noue, d'outre-tombe au début, jusqu'au jour où on décèle une mouche dans le corps d'un travailleur mexicain jeté à la décharge publique...

Mon avis :

La glace noire est un policier rondement bien mené je trouve. En effet, on est très vite plongé dans l'histoire. Les premières pages nous emmène directement dans l'enquête. Mais ce n'est pas non plus fait de manière brutale du genre "lecteur, débrouille-toi". On comprend très vite la situation et on est très vite hypnotisé par le mystère qui entoure la mort. C'est donc un roman qui nous tient en haleine dès le début.

Malgré certains points devinables, j'ai trouvé que l'enquête policière est assez bien mené. Les pensées du policier sont logiques et basé sur des faits. Il ne va pas vite en besogne et il réfléchit, ce qui sort du cliché du policier borné américain qui ne prend que ce qu'on lui met sous son nez. On avance petit à petit, d'une piste à l'autre, en rassemblant des bouts du puzzle, et c'est ce que j'aime dans les romans policiers.

Néanmoins, j'ai été un peu dérangé (encore une fois) par le fonctionnement de la police américaine, qui, comme je l'ai dit plus haut, va trop vite en besogne et qui ne s'interroge pas forcément sur les différents éléments tant qu'ils obtiennent des résultats. De plus, on retrouve dans le roman la dualité bon/ mauvais en associant la bonté aux américains et le mal aux méxicains. Je ne pense pas qu'un peuple soit plus bon qu'un autre et donc cela m'a légèrement énervée.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce roman policier où j'ai trouvé que l'enquête était bien écrite malgré quelques petits clichés.

mercredi 19 avril 2017

Métaphysique des tubes


Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles - déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l'ont surnommée la Plante.
L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant... Avec cette " autobiographie de zéro à trois ans ", la romancière de Stupeur et tremblements, Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999, nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

Mon avis:

J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. En effet, j'avais des difficultés à savoir où voulait en venir l'auteur. Il m'a fallu quelques pages pour comprendre un peu mieux le récit et surtout cerner le narrateur parce que j'ai trouvé qu'il n'était pas du tout évident à suivre.

Après ce que j'ai beaucoup aimé c'est l'immersion dans la culture japonaise. J'ai appris pas mal de choses que je ne connaissais pas comme le mois des garçons, le symbole des carpes, le chant traditionnel, etc. J'ai trouvé tout cela très intéressant étant donné que je suis une férue de la culture japonaise. En effet, on parle de certains aspects de la culture japonaise qui ne sont pas forcément les premiers mis en avant.

Par contre, j'ai éprouvé une attitude ambivalente vis à vis du personnage principal. En effet, j'étais assez mal à l'aise face au personnage principal. Les pensées du personnage, sa vision des choses, etc. En fait, je trouvais ça assez perturbant mais d'un autre côté je trouve que ça montre bien ce qu'on appelle la "pensée égocentrique" caractéristique des enfants de 2-3 ans. Malheureusement, je trouve que le récit fait trop forcé, on a l'impression que l'auteur en a trop fait et que donc cela rend la narration beaucoup moins crédible.

Un autre point assez intéressant c'est que le récit est sensé être une autobiographie de l'auteur de ses premières années de vie. Je me suis donc sans cesse demandée quelle était la part autobiographique et quelle était la part plus imaginée. En effet, je ne pense pas qu'Amélie Nothomb puisse se souvenir de ces premières années de vie et elle a dû romancer son histoire.

Pour conclure, le point de vue du narrateur est assez intéressant mais j'ai trouvé que c'était trop forcé, ce qui rendait le récit peu crédible.

L'alliance des trois


Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment... Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre... à cet Autre-Monde.

Mon avis:

Ce premier tome est un peu une déception pour moi. J'attendais beaucoup de ce livre après avoir entendu énormément d'avis positifs sur cette série. J'étais très contente de la commencer mais j'ai assez rapidement désenchanté.

Pourtant, ce n'est pas comme si ce premier tome n'avais pas d'atouts pour captiver le lecteur! On retrouve de l'action, un univers riche et beaucoup de suspens mais je ne sais pas... L'univers post-apocalyptique du livre m'a rendu mal à l'aise durant tout le temps du récit. Malheureusement cela a gâché ma lecture mais je suis convaincue que ce n'est qu'une question de goût: je n'ai jamais aimé les atmosphères post-apocalyptiques mais je pensais que cela pouvait changer.

J'ai trouvé par contre que les personnages étaient très intéressants. J'ai très vite été attaché par Matt et Tobias. Ils sont encore des enfants mais qui doivent grandir pour affronter les dangers de cette nouvelle Terre. Par contre, j'ai des sentiments assez ambivalents concernant les autres enfants. En fait ils sont un peu immatures (normal pour des enfants) et bien trop naïfs mais d'un côté, j'ai eu l'impression que les récents événements les ont rendus moins innocents. C'est assez dérangeant de voir des enfants qui ont un comportement naïf mais qui ont perdus leur innocence! Malgré tout je les trouvais assez attachants pour la plupart.

Au niveau des événements, j'en ai deviné quelques uns. Ils étaient parfois un peu trop évidents mais ce n'était pas si dérangeant parce que beaucoup restent encore très mystérieux.
D'ailleurs la fin m'a beaucoup intriguée et reste très obscure. Malgré tout, je ne sais pas si je vais continuer cette saga.

Pour conclure, ce livre avait tout pour me plaire mais l'ambiance m'a mis mal à l'aise tout au long de ma lecture.

Aeternia, la marche du prophète


Leth Marek, champion d'arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu'il connaît à peine. C'est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu'il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu'il croise la route d'un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l'ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l'on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s'entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l'on mène contre ses propres croyances.

Mon avis:

J'ai aimé pas mal d'éléments de ce livre même si ce fut une lecture en demi-teinte. Pourtant le contexte avait tout pour me plaire! C'est un livre, où la religion est un élément central du récit. Il est notamment question de culte mêlé au pouvoir et aux manigances de croyances dont fait preuve les différentes instances. J'ai trouvé cet aspect-là vraiment intéressant! Cela nous amène à plein de réflexions sur ce qu'est la religion et sur l'influence énorme qu'elle peut avoir dans une société. Je me suis aussi beaucoup posé de questions concernant le danger de la religion.

J'ai aussi aimé la morale de ce livre, qui est pour moi, de ne pas se fier aux apparences. On va de "surprise" en "surprise" même. On est tout le temps dans la méfiance et on est en quête de vérité, ce qui rend le récit assez haletant. Dès le début, on ne sais pas vers quel saint se vouer et on se sent pris entre différents pouvoirs sans savoir à qui faire confiance.

Mais malgré cela, j'ai eu l'impression d'être passé à côté de l'histoire. En effet, je crois que mon plus grand regret c'est que l'auteur ne nous offre pas tellement de descriptions sur le monde dans lequel nous évoluons. Finalement nous ne connaissons pas vraiment l'univers et c'est assez frustrant parce que nous ne sommes pas immergés complètement dans l'histoire.

De plus, l'histoire ne m'a pas complètement prise! Je ne l'ai pas trouvé très haletante notamment parce que la révélation finale était finalement à moitié attendue. C'est dommage parce que sans ce suspense, finalement, l'histoire est beaucoup moins passionnante... heureusement qu'il y a la question de la religion!

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé les réflexions que ce livre nous offre sur l'aspect politique de la religion mais je n'ai pas réussi à rentrer complètement dans l'univers notamment à cause du manque de descriptions.

Quelques minutes après minuit


Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l'apparence d'un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai dévoré en un rien de temps. J'ai trouvé que l'auteur a su très bien mettre en lumière ce qu'est la maladie et les retentissements de celle-ci. Le sujet est très bien abordé notamment le ressenti des personnages.
En effet, le roman est très émouvant. L'auteur a très bien réussi à nous faire ressentir ce que Conor pouvait ressentir, notamment la peur ainsi que la peur de l'abandon et la colère. On ressent beaucoup d'émotions négatives qui montrent le désemparement du jeune garçon qui fait face à des tragédies quotidiennes.

L'auteur a très bien réussi également nous faire ressentir l'isolement dans lequel est placé Conor. En effet, il montre les retentissements de la maladie sur lui, qui se trouve à l'écart du monde. Il est comme placé à part de la vie normale.

J'ai trouvé que la morale de l'histoire est vraiment très belle. Pendant tout le roman, on se demande pourquoi le démon est-il là, ce qu'il veut. Mais tout est dévoilé à la fin et cela nous amène à de réels réflexions sur les sentiments humains qui peuvent être très complexes.

De plus, j'ai trouvé les illustrations du livre très sympathiques. En effet, je les trouve très complémentaires à la narration et apportent vraiment un plus à ce récit notamment à l'atmosphère, que je trouve sombre.

Pour conclure, j'ai adoré ce livre, car il m'a beaucoup ému et c'est un livre qui m'a beaucoup marqué.

La Rivière Noire/ La Muraille de Lave


*J'ai décidé de faire une chronique pour ces deux œuvres, car je les ai trouvé très complémentaires.

La Rivière Noire:
Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d’effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol… Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée.
Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d’épices, qui va mettre Elinborg, l’adjointe d’Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d’une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu’elle soit persuadée d’avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les inspecteurs vers d’autres sévices soigneusement tenus secrets.
En l’absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l’équipe va s’employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun.

La Muraille de Lave:
La Muraille de lave à laquelle fait allusion le titre est une falaise de basalte au pied de laquelle un tourbillon violent engloutit toutes les embarcations qui s’approchent, c’est aussi le surnom qui a été donné au siège social d’une grande banque, à l’architecture sombre et aux pratiques discutables.
Le commissaire Erlendur est parti en vacances sur les lieux de son enfance et il a disparu, mais son équipe continue à travailler. Tandis que Elinborg, la fine cuisinière, s’occupe d’une affaire de viol (La Rivière noire), Sigurdur Oli, le moderne formé aux États-Unis, reconnaît par hasard dans la rue l’un des témoins de l’affaire de pédophilie en partie résolue dans La Voix. Ce même jour, un ami lui demande d’aider un couple de cadres qui, pratiquant l’échangisme, fait l’objet d’un chantage. Troublé par ses problèmes de nouveau divorcé, Sigurdur Oli va cependant aller jusqu’au bout d’une histoire qui lui révèle la cupidité qui s’est emparée de la société islandaise avec l’expansion mondiale des modèles financiers.

Mon avis:

J'ai trouvé que ces deux livres ensemble étaient très complémentaires.En effet, ces deux livres parlent des deux enquêtes qui ont eu lieu en l'absence du commissaire Erlendur Sveinsson. Chaque livre est centré sur un de ses collègues. Ainsi, on voit le travail de ces collaborateurs et leur manière de faire en l'absence d'Erlendur. Ce que j'ai bien aimé, c'est que dans les deux livres, on retrouve des allusions à l'autre enquête de l'autre collègue. On a une vision de l'autre enquête qui est assez particulière puisque pour une fois, on voit l'enquête de l’œil de quelqu'un qui n'est pas réellement concerné par l'affaire, ce qui est assez original je trouve.

J'ai aussi beaucoup aimé découvrir la vie d'Elinborg et de Sigurdur Oli! Jusqu'à maintenant on était surtout centré sur Erlendur, ce qui est normal puisqu'il est le personnage principal. Mais grâce à ces deux tomes, on apprend plein de choses sur la vie privée de ces deux collègues plus précisément. J'avoue que j'aime beaucoup le personnage d'Elinborg mais que j'ai du mal avec les avis et les pensées de Sigurdur Oli.

Pour La Rivière Noire, j'ai trouvé que l'histoire était très intéressante puisqu'on s'enfonce dans les méandres du viol et de la justice qui est associée à ce délit. Très vite, on en vient à se questionner sur cette justice et la répercussion que cette horreur peut faire sur les victimes. Je trouve que le sujet est très bien abordé.
En ce qui concerne La Muraille de Lave, on retrouve une histoire plus traditionnelle je trouve mais qui est bourré de rebondissements. Ce qui est assez surprenant c'est que finalement, on a plein d'hypothèses différentes pour le dénouement de l'enquête. On sait que c'est l'une de ces hypothèses mais là où réside le suspens c'est quelle est la bonne hypothèse. Ainsi, on n'a pas de surprise sur le pourquoi du comment mais on garde une bonne dose du suspens car on ne connait quand même pas le déroulement du meurtre avant que l'enquêteur lui-même le devine.

Pour conclure, j'ai trouvé que ces deux tomes étaient très originaux, car le personnage principal est absent et on se concentre sur les deux acolytes.

lundi 17 avril 2017

Adieu la peine et le plaisir

 Je remercie Librinova pour m'avoir fait parvenir ce roman à l'occasion du partenariat proposé par Livraddict

France, 1940 : une partie du pays vit les premières heures de l'occupation allemande. Alix Lusseyran, lycéenne montpelliéraine de dix-huit ans, fille d'un prisonnier de guerre, ne sait pas encore qu'un destin hors du commun l'attend. Se retrouvant par hasard sur un navire en partance pour l'Angleterre sous l'impulsion de son cousin Max qui cherchait à échapper à un exil au Maroc, elle est incorporée chez les FFL. Elle apprend à vivre avec la peur au ventre dans Londres bombardée avant d'être recrutée par un service secret anglais, le fameux S.O.E. Au cours de sa formation, on lui découvre un talent insoupçonné, celui du tir. Devenue tireuse d'élite, elle devient le meilleur agent du S.O.E sur le territoire français, enchaînant les missions dangereuses, prenant des risques insensés ; consciente d'agir peut-être au prix de sa vie comme de celle de son entourage ...

Mon avis:

Ce livre fut une très bonne découverte pour ma part malgré des faiblesses minimes. En effet, j'ai eu quelques difficultés au départ pour me plonger dans le récit à cause des repères temporaux. Il y avait de grandes ellipses et il fallait bien suivre pour ne pas être perdue. Plusieurs fois, j'ai du reprendre pour bien comprendre les événements.
De plus, le style de l'auteur m'a un peu intrigué. Au début du roman, j'avais l'impression que l'auteur a fait un réel effort pour avoir un discours soutenu mais cela fluctuait ce qui rendait le style d'écriture un peu hétérogène. Puis, je ne sais pas si je me suis habituée ou si c'est l'auteur qui a réussi à ajuster son écriture, mais je n'ai plus du tout ressenti cet effet et j'ai trouvé que la narration était très fluide et très agréable à lire.

Malgré ces deux petits points, j'ai dévoré ce roman en très peu de temps avec un énorme plaisir. Le contexte historique était très plaisant surtout que l'auteur a truffé son récit de références d'époque. On sent qu'il y a eut des recherches documentées précises, ce qui permet une immersion très simple dans le récit.
On retrouve beaucoup d'actions, avec des décors différents et des personnages variés très attachants. J'ai énormément aimé les personnages féminins qu'on sent fortes et déterminées. Elles ne se laissent pas du tout faire et ce sont elles qui mènent la narration. Notamment le personnage principal, Alix, qui a de la répartie, de la volonté et qui ne laisse personne toucher à son indépendance. Elle fait preuve d'une liberté de pensées et d'actions qui est très jouissif.

Ce qui m'a également beaucoup marqué dans ce roman c'est le contraste entre la liberté, la légèreté et l'atmosphère sombre et dangereuse de la guerre (ce qui fait finalement très bien référence au titre je trouve). On retrouve des moments très légers, complètement décalé avec les événements qui se passent en Europe à ce moment-là et d'autres où on a le ventre serré de peur des événements futurs. D'ailleurs certains passages me chamboulent encore même si le livre est refermé.

Par contre, j'ai trouvé une partie de l'histoire un petit peu longue. En effet, on retrouve un moment une sorte de routine. Effectivement, le décor, le contexte n'est pas le même mais j'ai trouvé que la structure narrative reste dans le fond la même, ce qui a un peu ralenti le rythme et a ajouté de la lourdeur je trouve. Heureusement, après quelques dizaines de pages, cette routine s'achève, et le rythme s'accélère à nouveau.

En ce qui concerne la fin, elle m'a énormément frustrée! Je ne pouvais pas croire que cela allait se finir comme ça! J'étais presque hystérique lorsque je me suis rappelé que sur la première page du livre, il y a marqué Tome 1...

Pour conclure, j'ai adoré ce roman notamment pour son personnage principal malgré quelques petits défauts minimes et j'ai hâte de lire le tome 2.

samedi 15 avril 2017

Mauvaise étoile


Texas, 1964. Après l'assassinat de leur mère, Elliott et Clarence ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maison de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otage pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, les deux adolescents se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, les policiers, lancés à leurs trousses, et en particulier l'inspecteur Cassidy, ne sont pas au bout de leurs surprises.

Mon avis:

Ce livre m'a beaucoup passionné même si j'ai du mal à dire pourquoi. On se retrouve dans une immense course-poursuite à travers l'Amérique qui est jalonné de plusieurs évènements. Cette course-poursuite est angoissante avec un suspense très intense jusqu'aux dernières pages de ce livre. Tout cette action sans savoir où tout cela va nous mener nous tient en haleine et il est très facile de rester plonger dans ce livre sans voir le temps passer.

De plus, les personnages de Clay (Clarence) et Baily sont super attachants à leur façon. Je les ai beaucoup appréciés et j'espérais que tout se passerait bien pour eux durant tout le récit. Ils contrastent beaucoup avec les autres personnages. Très vite, on arrive à faire la distinction entre les "gentils" et les "méchants" même si cela est presque caricatural.
J'ai aussi bien aimé la description que nous offre l'auteur concernant les émotions qui traversent les personnages. Cela nous permet de mieux comprendre ces derniers et de rentrer dans l'histoire avec facilité.

Mais encore une fois, on retrouve le cliché qui est associé aux États-Unis : la brutalité. Dans ce livre, cela est très bien géré et traité mais c'est dommage que l'histoire se trouve aux États-Unis, ce qui aurait empêché de tomber dans le cliché.
C'est la même chose pour la police. On retrouve des policiers chevronnés qui n'envisagent qu'un scénario et font concorder tous les indices à cette hypothèse. Ils ne vont pas plus loin et ne cherche pas d'autres pistes. Je trouve que c'est un cliché typiquement américain.

Pour conclure, j'ai bien aimé cette course-poursuite à travers l'Amérique même si certains clichés sont venus entacher ma lecture.

vendredi 14 avril 2017

Une vie ailleurs


Liz Hall, 15 ans, vient de mourir dans un accident de vélo. Elle se retrouve sur Ailleurs, un lieu où les défunts rajeunissent jusqu'à redevenir bébés avant de repartir dans le grand cycle de l'humanité... Pour Liz, qui rêvait d'atteindre enfin ses seize ans, le choc est brutal. Car elle n'a aucune envie de rajeunir. Ce qu'elle voulait, c'était décrocher son permis de conduire. Entrer à la fac. Connaître le grand amour. Il va pourtant lui falloir faire le deuil de son ancienne vie sur Terre avant de trouver un sens à cette nouvelle existence...

Mon avis:

Ce livre jeunesse m'a plus ou moins plu. En effet, j'ai beaucoup aimé la façon d'aborder la question de la mort. Certes ce n'est pas très original mais cela reste une vision d'envisager la mort assez intéressante je trouve. La mort fait peur notamment aux adolescents, et je trouve que ce livre permet de dédramatiser cet évènement tellement angoissant pour beaucoup de personnes.

Mais malgré tout, certains points m'ont un peu dérangé. En effet, je ne sais pas si je suis trop âgée pour lire de la jeunesse mais j'ai trouvé que le roman était sans surprises. Énormément de choses se devinent très facilement et cela enlève tout suspens.
Finalement, le roman reste donc assez attendu.

J'ai également trouvé que le roman est assez superficiel. En fait, ce sont les personnages qui m'ont un peu exaspérée. Ils réagissaient de façon un peu particulière et parfois je trouvais leurs réactions soit excessives soit justement incompréhensibles même si la question du manque est bien abordé.

Pour conclure, j'ai bien aimé la façon dont est abordé la mort mais le roman manquait de profondeur à mon avis. 

La Trilogie des Elfes


 Cette trilogie contient:
  1. Le crépuscule des elfes
  2. La nuit des elfes
  3. L'heure des elfes
Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes. Voici le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des elfes. L'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible.

Mon avis:

Dès les premières pages, j'ai tout de suite adoré l'univers, qui a un air de Tolkien. En effet, on parle de trois peuples (Hommes, Elfes et Nains) se battant contre une entité malfaisante (Monstres).
De plus, on retrouve des relations houleuses entre les nains et les elfes et puis on a également un confrérie composé de représentants des différents peuples.
Mais même si l'univers de Tolkien se retrouve dans ce livre, on ne retrouve pas du tout le même histoire qui est différentes malgré ces similarités.
En fait, ce livre m'a beaucoup fait penser à un pont entre l'univers de Tolkien et celui des légendes Arthuriennes et j'ai trouvé cela fascinant.

Ce livre m'a complètement subjugué par sa poésie. En effet, le style de l'auteur a su très bien transcrire la beauté et la cruauté du récit. C'est juste magnifique! L'histoire est très belle mais très triste. Dès le début, l'auteur met le ton de la narration en expliquant que nous allons assister à la disparition des elfes.

Lorsque j'ai fini cette trilogie, j'étais complètement émue. Ce ne fut pas une lecture qui m'a laissé indemne et il m'a fallu un peu de temps pour digérer toutes les émotions que ce livre m'a laissées.

Pour conclure, j'ai adoré cette lecture très émouvante qui est une passerelle entre deux univers cultes.

Les lames du Cardinal


Cette trilogie de Pierre Pevel est composé:
  1. Les lames du Cardinal
  2. L'alchimiste des Ombres
  3. Le dragon des Arcanes 
Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!

Mon avis:

J'ai énormément adoré cette trilogie.  On retrouve un savoureux mélange de mousquetaires et de dragons, qui étonnamment se mélangent très bien. On a l'impression de se retrouver dans un pan de l'histoire mais les dragons nous rappellent l'univers fantastique dans lequel nous sommes plongés.

Ce qui m'a plu c'est le rythme instauré par l'auteur: cette trilogie est truffé d'actions et de rebondissements: on dirait un peu un roman à la d'Artagnan. On ne s'ennuie pas!
Au fil des différents tomes, le récit s'accélère et devient beaucoup plus sombre.

Dans le premier tome, on est face à deux pouvoirs ennemis et on est tout le temps dans le doute entre les espions, les traitres, etc.
Après, les groupes sont formés mais cela n'empêche pas d'avoir toujours l'impression d'avoir une épée de Damoclès sur la tête. Durant toute la trilogie, on sent la menace d'un danger imminent sans savoir quand est-ce qu'il va tomber.
On est souvent dupé, nos soupçons sont généralement faux. L'auteur arrive très bien à nous faire croire des choses qui s'avèrent ensuite complètement fausses.

Mais ce qui m'a un peu dérangé, c'est que le tome que j'ai préféré est le premier et que celui que j'ai le moins aimé est le dernier. Je n'ai pas trop apprécié le dénouement de toute cette histoire qui m'a laissé une petite déception: j'aurais préféré une autre fin...

Pour conclure, j'ai adoré ce roman truffé d'actions qui se lit facilement mais la fin est devenue un peu décevante à mon goût.

Dossier 64


A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l'espace de quelques jours. Jamais élucidée, l'affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Morck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de l'histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l'idée d'un peuple " pur ".
Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence des extrêmes se fait sentir. Jussi Adler-Olsen se surpasse en entremêlant passé et présent d'une main de maître, sans renoncer à son humour plus acéré que jamais.

Mon avis:

Dans l'ensemble j'ai bien apprécié ce roman policier. Le style de l'auteur m'a bien plu, je l'ai trouvé assez haletant malgré quelques longueurs et j'ai eu du mal à le laisser tranquille avant de le finir. On est dans un récit à plusieurs voix et ça dynamise un peu le récit.

J'ai aussi beaucoup aimé le contexte de l'enquête. Le récit est truffé de questions d'éthique sur le progrès de la médecine et d'idéologie. Je ne vais pas développer plus le sujet au risque de spoiler une part de l'intrigue. Mais cela m'a beaucoup intéressé, surtout que le récit est basé sur des faits réels qui se sont vraiment passés au Danemark.

J'ai beaucoup aimé les personnages qui forment le département V, surtout Assad et Rose, qui sont assez étranges mais très attachants! Ils ont un côté un peu décalé et assez mystérieux: on a vraiment envie de savoir beaucoup plus sur eux et on ronge un peu son frein parce qu'on a l'impression de ne pas assez parler d'eux!
Par contre, un des personnages m'a un peu fait sourciller. Il a des idées assez arrêtés sur certains sujets et a des arguments assez choquants mais sa vie personnelle ne correspond pas à ce qu'il peut dire et j'avoue que ce genre de personnes a tendance à m'énerver.

La fin est plus ou moins surprenante. La façon dont le récit se déroule, on a l'impression que c'est une narration sur des rails avec peu de possibilités de changement et finalement c'est ce qui se passe même si on se doute que tout n'allait pas aller de soi.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce roman notamment par le contexte historique dans lequel s'inscrit l'enquête. Mais quelques longueurs ont un peu ralenti ma lecture. 

jeudi 13 avril 2017

Sommeil


Japon, de nos jours. Une femme, la trentaine. Elle est mariée, elle aime son mari. Le matin, elle prépare le repas. L'après-midi, elle prend la voiture pour aller faire les courses. Parfois, elle va nager à la piscine. La nuit, elle relit Anna Karénine. Elle vit sa vie comme un robot. Car cette femme ne dort plus depuis dix-sept nuits. Du coup, la femme fait des rêves, étranges, beaux,
angoissants…Ou peut-être est-ce la réalité…

Mon avis:

Encore une fois, Haruki Murakami arrive à nous faire immerger avec une facilité déconcertante dans la peau du personnage. En lisant ce livre, on ressent tout. On se sent plonger dans la vie de cette femme.
Une scène particulière m'a assez impressionnée: la femme mange du chocolat et en lisant les lignes qui narrent cet évènement simple de la vie quotidienne, on sent l'odeur du chocolat (petit conseil: il vaut mieux en avoir sous la main à ce moment-là).

Par contre, je n'ai pas du tout apprécié les spoilers concernant Anna Karénine. Heureusement, c'est un livre que j'ai déjà lu mais je trouve cela pas très sympathique pour ceux qui, justement, ne l'ont pas lu. C'est dommage parce qu'il raconte même la fin de ce livre.

La fin m'a aussi beaucoup intriguée: on s'arrête au milieu d'une action, d'un truc. Tout d'un coup tout s'arrête et on reste là complètement dépassé par cette fin inattendue. Même si on n'a pas de "fin", on a l'impression de la connaitre mais c'est frustrant de ne pas être sûre que ce qu'on imagine soit ce que l'auteur a imaginé. C'est super haletant et même si c'est frustrant, c'est assez original.

Pour conclure, j'ai bien aimé le ressenti que j'ai pu avoir grâce à l'écriture de l'auteur mais le spoil d'Anna Karénine, c'est pas très sympa.

Clandestin


Il n'y a pas que les enquêtes de police qui soient "clandestines" dans ce roman de James Ellroy. Il y a aussi les ambitions, les liaisons amoureuses et sexuelles, les pulsions, les violences, les vies anodines, les morts atroces, les rédemptions. Elles mèneront l'agent de police Freddy Underhill sur la piste d'un tueur de femmes pendant "les dernières années de sa jeunesse".

Mon avis:

J'ai un avis assez mitigé sur ce livre. J'avais eu des avis plutôt positifs sur ce livre et je m'attendais à un bon policier mais justement je n'ai pas forcément vu le côté policier. On parle surtout de la vie du policier mais pas forcément d'une enquête.

Ce que je n'ai pas du tout apprécié c'est l'atmosphère brutale et égoïste. C'est une histoire qui se passe aux États-Unis et on se retrouve dans une atmosphère de gros bras où la fin justifie les moyens et je trouve ça détestable. Ce côté m'a beaucoup dérangé parce que j'étais mal à l'aise: en tant que lecteur on ne peut s'empêcher de penser que ce n'est pas correct. C'est comme si on était un spectateur muet d'une scène que nous n'aimerions pas voir.

Ainsi, pendant les trois quarts du livre, le livre ne m'a pas franchement plu mais heureusement, j'ai beaucoup apprécié le dernier quart puisque toutes les pièces du puzzle s'assemblent grâce à des preuves, de la déduction et non plus grâce à la violence. Enfin, on fait le lien avec tout ce qui a été dit avant.

Pour conclure, j'ai eu du mal avec la violence de ce livre mais le dénouement est assez haletant.

L'étrange bibliothèque




Je m'assis sur le lit, m'enfouis le visage dans les mains. Pourquoi devais-je subir une telle épreuve ? Alors que j'étais simplement venu à la bibliothèque emprunter des livres !
" Dites-moi, M. l'homme-mouton, fis-je. Pour quelle raison le vieil homme veut-il m'aspirer le cerveau ?
– Eh bien, lorsque le cerveau est bourré de savoir, il est particulièrement délicieux. Nutritif et consistant. Bien crémeux, riche en pulpe. "

Mon avis:

C'est un livre très court mais que j'ai trouvé très intense! En effet, dès le début, on ressent une atmosphère oppressante, qui annonce le ton du roman et qui nous met mal à l'aise.
Pendant toute ma lecture, j'avais l'impression de ressentir exactement les émotions du personnage principal. J'étais angoissée et je devenait rapidement claustrophobe car en lisant ce livre, on se trouve enfermé comme le personnage.

Ce qui est assez impressionnant c'est que les dessins reflètent très bien ce côté étrange et angoissant.
En voici quelques exemples:

 Cela rajoute encore une note sombre à un récit noir. Je trouve que les deux sont très complémentaires et le tout est vraiment agréable.

Par contre, la fin m'a énormément surprise et je ne suis pas sûre d'avoir tout compris. Ainsi, l'auteur, jusqu'à la fin arrive à nous surprendre mais sa façon de nous laisser une grande part d'imagination est assez perturbant. En tout cas, ce qui est sûre c'est que cette fin m'a beaucoup chamboulé même si je ne sais pas vraiment pourquoi ce livre m'a tellement impressionné.

Pour conclure, j'ai bien aimé l'atmosphère sombre de ce roman qui m'a quand même retourné.

Fahrenheit 451


* les articles des lectures en langue étrangère sont écrites dans la langue du livre puis en français.

The hauntingly prophetic classic novel set in a not-too-distant future where books are burned by a special task force of firemen. Guy Montag is a fireman. His job is to burn books, which are forbidden, being the source of all discord and unhappiness. Even so, Montag is unhappy; there is discord in his marriage. Are books hidden in his house? The Mechanical Hound of the Fire Department, armed with a lethal hypodermic, escorted by helicopters, is ready to track down those dissidents who defy society to preserve and read books.

My view:

This book was very interesting and enlightening. We have to read it once in our life. Indeed, this book talk about the "danger" of reading, which is a vector of freedom of thought. It shows its negative side for a so called perfect society. Indeed, reading can encourage people to doubt about society's operation and its efficiency. Reading can question about authority's principles et people can contest decisions.

It is a book with contradictory impressions. Sometimes, I was sad about the event and I was sometimes uncomfortable especially when it talks about Beatty Captain. Some of quotes give a bitter taste in the mouth. But I found that sometimes, the author give us a hopeful and optimistic vision. It so junk that I don't know the vision that the author wants to transmit but it is maybe his point. I think that he wants to leave us in the doubt, immersed in our reflexions and not to bring us the answer.

To conclude, I really enjoy this book for the author's will to bring us to think, to let us to use our freedom of thought, in order to ask us question about our world.

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L'obsédant roman classique et prophétique se place dans un futur pas si lointian, où les livres sont brûlés par une équipe spécial de pompiers. Guy Montag est pompier. Son métier est de brîler les livres, qui sont interdits, car la source de toutes les discordes et malheurs. Malgré cela, Montage est malheureux: il y a une discorde dans son mariage. Il y a-t-il des livres dans sa maison? Le chien mécanique du département de feu, armé d'une seringue létal, escorté par l'hélicoptère, est prêt à traquer les dissidents qui défie la société en préservant et lisant les livres.

Mon avis:

Ce livre m'a beaucoup intéressé et je trouve que c'est un livre très enrichissant, qu'il faut lire au moins une fois dans sa vie. En effet, ce livre est axé sur le "danger" de la lecture en tant que vecteur de liberté de penser. Il montre son côté néfaste pour une société dite parfaite. En effet, la lecture pourrait inciter aux gens de douter de son fonctionnement et de son efficacité, elle pourrait remettre en cause les principes institués par le pouvoir et les gens pourraient contester les décisions prises.

C'est un livre qui m'a laissé des impressions assez contradictoires. Des fois, j'étais triste concernant la tournure des évènements et j'étais même parfois mal à l'aise, notamment concernant le capitaine Beatty. Certains passages donnaient mêmes aussi un goût amer dans la bouche. Mais j'ai trouvé que dans d'autres passages, on a l'impression que l'auteur nous offre une vision pleine d'espoir et d’optimisme. C'est tellement un bric-à-brac que je ne savais pas vraiment quel est la vision de l'auteur mais je pense que cela est peut-être le but de l'auteur, de nous laisser dans le doute, dans nos réflexions et de ne pas nous apporter de réponses.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour sa volonté de nous amener à réfléchir, à nous laisser notre liberté de penser pour nous questionner sur le monde dans lequel nous vivons.

mardi 11 avril 2017

Le Lys et le Serpent


La guerre entre Anglais et Français fait rage en cette année 1429, lorsque le machiavélique cardinal de Beaufort confie à Matthew Jankyn, mercenaire sans foi ni loi et prince des menteurs, une mission capitale pour l'avenir du royaume d'Angleterre. Il doit rejoindre sur-le-champ l'armée levée en France par une jeune femme qui commence à faire peur : Jeanne d'Arc. Tandis que le siège d'Orléans se prépare, il s'infiltre parmi sa garde rapprochée afin d'enquêter sur cette personnalité déroutante. Sainte, sorcière ou simple opportuniste ? Entre méfiance et fascination, une étrange relation se noue entre l'espion et la guerrière exaltée. Mais le destin de Jeanne d'Arc semble scellé. À travers un pays dévasté, rattrapé par la raison d'État, Matthew Jankyn ne sait plus à quel démon se vouer...

Mon avis:

J'ai été assez déçue par ce policier historique. En fait je n'ai pas du tout vu l'aspect policier de l'histoire! Je ne vois pas vraiment ce qu'il fait dans les grands détectives puisqu'il n'y pas une seule enquête policière. Ce n'est pas un policier mais plutôt un livre historique retraçant un pan de la vie de Jeanne d'Arc.

Mais justement, ce côté historique sauve un peu la mise. En effet, on a l'impression d'avoir affaire à un livre assez fidèle qui décrit assez bien les batailles et le jugement de La Pucelle. C'était assez intéressant.

Par contre, le personnage principal, Matthew Jankyn, est juste horrible! Je ne l'ai pas du tout aimé et on ne s'attache pas du tout à lui! Il est lâche et égoïste. Il n'a aucun sens de la morale et n'agit que pour son bien propre! Il m'a donc beaucoup agacé!

Pour conclure, je n'ai pas vraiment aimé ce livre notamment parce qu'on m'a promis un policier et que je n'appelle pas ça un policier! Heureusement que le côté historique était pas mal même s'il ne casse pas trois pattes à un canard non plus.

La voix


Tuer un père Noël, il n´y a qu´un Islandais pour oser imaginer ça ! Le commissaire Erlendur, qui déteste les fêtes de fin d´année, doit enquêter sur un père Noël assassiné dans un hôtel de luxe juste avant un goûter d´enfants. Sale boulot pour le commissaire, dont la fille essaye de ne pas replonger dans la drogue. La victime était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans. Son licenciement lui avait été signifié la veille. Le commissaire prend ses quartiers d´hiver pour une enquête qui va faire remonter à la surface de vieux démons.

Mon avis:

Ça été super de retrouver à nouveau un vrai cadavre. Dans les tomes précédents, on avait des squelettes de personnes mortes depuis un certain temps donc là avoir une mort qui ne date que de quelques heures, c'était presque comme si c'était une nouveauté dans la série Erlendur.

Comme d'habitude l'auteur a utilisé sa recette magique qui donne au récit son rythme et son intérêt. Comme à chaque fois, les chapitres narrent deux histoires assez tragiques sans qu'on sache trop comment les relier jusqu'à ce que cela fonctionne et qu'on comprenne tout à la fin du roman, lors de dénouement de l'enquête.

L'auteur arrive également à nous tenir en haleine. La situation est assez consternante et on ne comprend pas le motif du meurtre. On tourne beaucoup en rond mais les pistes de la police sont nombreuses et on ne s'ennuie pas! Le dénouement est assez surprenant même si j'avoue que c'est un peu banal je trouve. Mais il s'est passé tellement de choses en si peu de temps, que ça en devient extraordinaire.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce livre malgré son côté sordide. J'ai été très contente de voir un cadavre cette fois-ci et non pas un squelette.

lundi 10 avril 2017

Les Enchantements d'Ambremer


 Je remercie Folio pour m'avoir fait parvenir ce roman à l'occasion du partenariat proposé par Livraddict

Occupé à enquêter sur un trafic d'objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n'a pas d'autre choix que de s'associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connait que trop bien...

Mon avis:

Le synopsis de ce livre me donnait autant envie qu'il ne me faisait peur. En effet, je trouve que le pari de mélanger du "policier" à du fantastique/fantasy est assez risqué. Mais j'ai été très agréablement surprise. Notamment concernant ce point-là. En effet je trouve que ce pari a été respecté, puisque l'auteur n'a pas été tenté par la facilité de donner aux faits troubles exposés dans ce récit des explications tirées par les cheveux grâce à des éléments magiques.

De plus, l'univers que nous propose Pierre Pevel est d'une richesse époustouflante! Tant bien concernant l'époque que les éléments magiques et les personnages. Tout son récit est parsemé de descriptions riches et variés.
D'ailleurs j'ai trouvé que l'auteur a très bien su trouver l'équilibre entre descriptions et actions. En effet, les multiples descriptions nous permettent de découvrir ce "Paris des merveilles" et de rentrer très facilement dans l'univers imaginé par l'écrivain mais elles ne sont pas trop longues et ne prennent pas le dessus sur l'action, qui est présente sur toute la durée du récit.
Même si j'ai trouvé que le démarrage a été un poil trop long à mon goût mais je chipote un peu.

Le style d'écriture est assez loufoque et original je trouve tout comme les personnages qui j'ai trouvé très attachants notamment les principaux (Griffont et Isabel) mais je crois que mon préféré c'est Azincourt, le chat ailé!

Par contre, le seul petit bémol que je peux faire, c'est que malgré tout la fin m'a paru un peu trop simple malgré le fait que j'ai été surprise sur la raison de tout cela. Mais j'aurais aimé une fin un peu plus longue et plus intrépide.

Pour conclure, j'ai adoré ce premier tome notamment pour son atmosphère un peu folle et ses personnages que j'ai trouvé amusant. Je trouve que l'auteur a pris des risques mais a su très bien s'en sortir ce qui rend ce roman encore plus délicieux.