lundi 13 février 2017

L'étrangleur d'Edimbourg


John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé. Edimbourg était une ville d'apparences ; le crime n'y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer. Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow. Mais c'était aussi une petite ville. Un avantage pour Rebus. Il traqua sa proie dans les bars à voyous, dans les lotissements où le chômage et l'héroïne tenaient lieu de blason, parce qu'il savait que quelqu'un d'aguerri saurait survivre dans cet anonymat. Jetant un coup d’œil à la ronde, il vit qu'il avait atterri au cœur du désespoir.

Mon avis:

J'ai été très déstabilisé par le début de cette œuvre. Pendant les premières centaines pages, il ne se passe rien! Le début m'a paru très long et laborieux et je ne voyais pas trop où cela nous menait. De la part d'un roman de cette taille, cela m'a paru un peu surprenant d'avoir un démarrage si long!
Ce qui m'a encore le plus surpris, c'est que j'ai trouvé que l'histoire se finit trop brutalement. Tout s'arrête d'un seul coup et j'aurais bien aimé avoir quelques pages en plus pour avoir une fin un peu mieux ficelée.

les personnages sont peu attachants. Je n'ai pas été vraiment concerné par leur sort. Certains m'exaspéraient et d'autres, je ne sais pas pourquoi, ne m'émouvaient pas. Finalement, j'ai juste commencé à m'attacher un peu au personnage principal vers la fin du roman.

Malgré tout, je trouvais que le récit est assez intéressante puisqu'elle mêle passé et présent. Très vite on comprend que c'était une histoire de vengeance avec un fond d'angoisse parce qu'on a l'impression constamment d'être surveillé pendant notre lecture et très vite, j'ai eu envie de connaitre le fin mot de l'histoire!

Pour conclure, j'ai moyennement aimé cette lecture, l'histoire m'a intéressée mais la structure du récit m'a assez déplu.

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