jeudi 23 février 2017

De soie et de sang


"Impossible d'étouffer l'affaire : la deuxième victime a été trouvée ce matin, en plein centre-ville. Même mise en scène que pour la première : robe de soie rouge, pieds nus, jupe relevée, pas de sous-vêtement. Le tueur signe son œuvre avec audace et la presse s'en régale. C'est ce qui inquiète l'inspecteur Chen : pour s'exposer si dangereusement, le coupable doit avoir un plan diabolique..."

Mon avis:

Ce roman est le premier que j'ai lu de cet auteur et mon avis est plutôt mitigé. En effet, l'histoire parle de l'inspecteur Chen qui veut reprendre ses études et doit faire une dissertation sur l'amour mais une enquête va un peu bouleverser ses plans. Malheureusement, je trouve que beaucoup d'attention est donnée à sa dissertation et, même si les réflexions qui y sont exposés sont intéressantes, j'ai trouvé qu'elle prenait trop de place dans ce roman, ce qui est dommage.

De plus, le synopsis promet pas mal de rêves et d'actions mais j'ai un peu déchanté en lisant ce roman. L'action est assez longue et l'enquête n'avance pas vraiment, tourne en rond. Beaucoup des coups et des pistes de la police tombent à l'eau et on revient souvent à la case départ. C'est assez frustrant de voir la police piétiner.

Un autre petit point négatif est qu'il y a beaucoup de personnages dans ce roman. On s'y perd assez facilement et je me suis demandée s'ils étaient tous utiles... Ils ont plus réussit à me perdre qu'à faire avancer le récit je trouve.

Ce que j'ai beaucoup aimé c'est le contexte historique de fond: la révolution culturelle. Je ne connais pas trop cet évènement mais le découvrir à travers une enquête policière, c'était vraiment très intéressant. Ce qui m'a surtout marqué, ce sont les conséquences de cette révolution sur la société chinoise et c'était plus qu'happant.

Et puis, j'avoue que le dénouement de l'histoire est réalisé avec brio. J'ai beaucoup aimé cette façon de l'auteur de finir son récit et de conclure son roman avec des révélations maitrisées et non tirées par les cheveux. L'inspecteur arrive à arrêter le criminel de façon assez émouvante mais forte et ça j'ai adoré.

Pour conclure, j'ai bien aimé le contexte et le dénouement de l'histoire mais l'efficacité du travail de la police m'a laissé assez perplexe.

La sélection, tome 1


35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !
Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?

Mon avis:

J'ai longuement hésité à lire ce livre mais lorsque j'ai appris que c'était de la dystopie, j'ai décidé de me lancer dans ce premier tome! Malheureusement, ce fut loin d'être un coup de cœur pour ma part. Le début était assez attrayant et m'a beaucoup intéressé notamment avec le système de castes qui régit cette société. Mais c'est tout ce que j'ai vu de la dystopie! Finalement, je n'ai pas retrouvé de dénonciation, de "grain de sable" qui ferait dysfonctionner le rouage de cette société et cela m'a beaucoup déçue. Finalement, dans ce premier tome, je trouve que rien ne critique cette société. Au contraire, tout le monde fonctionne dans le système et ne le remet pas en doute, ce qui est dommage...

De plus, l'histoire ne m'a pas tellement plu, ce qui est assez logique. En effet, l'histoire ne m'attirait pas tellement mais c'est plus le côté dystopique qui avait égaillé ma curiosité. J'ai trouvé que c'était une histoire assez superficielle, où tout est basé sur le physique, l'apparence, les robes, les décors, etc. sans qu'il y ait de critiques concernant notre obsession pour l'apparence extérieure des choses, des personnes et des objets. Rajouté à cela, je n'ai pas du tout été surprise par la tournure des évènements... Tout était assez prévisible pour moi et à j'avais l'impression d'avoir trois longueurs d'avance sur les personnages ce qui était un peu frustrant.... Finalement l'histoire ne se démarquait pas de ce qu'on peut lire ou voir. Pour moi, elle était assez superficielle mais aussi bourrée de clichés, de recettes miracles, qui supprime tout surprise!

Mais, je dois avouer que le style d'écriture est très entrainant et ce roman se lit assez facilement. On rentre vite dans l'histoire et étonnamment, les personnages sont attachants et je me sentais concernée par leur sort. Mon seul plaisir dans cette lecture était de voir évoluer les personnages même si j'avais la mauvaise impression que leurs actions et pensées étaient facilement prévisibles...

Pour conclure, ce ne fut pas pour moi une très bonne lecture par son caractère superficiel et sans surprise même si le style de l'auteur et les personnages m'ont plu.

vendredi 17 février 2017

Die Leiden des jungen Werther


* les articles des lectures en langue étrangère sont écrites dans la langue du livre puis en français.

Werther verliebt sich leidenschaftlich in Charlotte während einen Tanzabend.Aber sie ist mit Albert, der der Werthers beste Freunde ist, verloben. Der junge Mann, der zwischen dem Stolz und dieser unmöglichen Liebe zerrissen ist, wird schrecklichen Peinen ausgeliefert. Nur der Tod kann Werther retten.

Meine Meinung:

Für mich war es ein mühsame Lesen. Ich habe dieses Buch in deutsch gelesen und ich denke, dass ich zu ehrgeizig war. Das Buch ist mit einer gehoben Sprache, die zu viel schwierig fur mich ist. Glücklicherweise hatte ich ein zweischprachig Buch und die französiche Ausfürhung war nützlich, um die Erzälhung zu verstehen.

Die Werthers Figur ärgert mich, weil seine kleinen Sorgen mir lästig fallen. Das Buch spricht nur über seine Gefülhen und seine Gedanken aber es erbittert mich, weil es nur Jammern und naiv Reflexionen über die Existanz ist. Ich bin einvestanden, dass diese Gefülhen seine Platz in diesem Buch ist. Aber ich finde, dass Werther apatisch ist, und es wäre besser, dass er mehr energish soll. Ich finde, dass Werther eine Karikatur von dem jungen romantischen Mann ist, der bei der Leben peinigen wird.
In dieses Buch kreist das Welt um Werther herum, aber es ist eine pessimistischen und mürrischen Figur.

Zum Schluss war es für mich eine mühsame Lektüre wegen der Sprache und der Hauptfigur, der mir geägert hat. Vielleicht darf ich dieses Buch in fränzosich noch einmal lesen, um das Buch zu schätzen.

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Au cours d'un bal, Werther tombe passionnément amoureux de Charlotte, mais elle est fiancée à Albert, son meilleur ami... Déchiré entre son sens de l'honneur et cet amour impossible, le jeune homme est en proie à de terribles tourments dont seule la mort pourra le délivrer.

Mon avis:

Ce fut pour moi une lecture très laborieuse! J'ai décidé de le lire en allemand et je pense que j'ai été trop ambitieuse! Le livre est écrit dans un registre soutenu qui est beaucoup trop difficile pour mon pauvre niveau d'allemand. Heureusement que je l'ai lu en version bilingue et que la version française a été un vrai pilier pour ma lecture!

Ce qui m'a surtout agacé c'est le personnage de Wilhelm, qui m'a complètement enquiquiné avec ses petits tracas. Tout le livre parle de ses sentiments et de ses pensées mais j'avoue que tout ça m'a un peu exaspéré puisqu'il ne s'agit que de lamentations et de réflexions assez naïves sur l'existence. Je suis bien d'accord pour que ces points soient abordés mais je trouve que ce personnage fait preuve d'apathie et je n'avais qu'une seule envie, qu'il se reprenne un peu, parce que pour moi, cela frisait la caricature du jeune homme romantique qui la vie s'acharne à faire souffrir.
Dans cette lecture, tout le monde est tourné vers ce personnage tourmenté mais surtout très pessimiste et râleur.

Pour conclure, ce fut pour moi une lecture laborieuse notamment à cause de la langue mais également par le personnage principal, qui m'a très vite agacé. Peut-être devrais-je le relire en langue française pour mieux apprécier cette œuvre.

lundi 13 février 2017

L'étrangleur d'Edimbourg


John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé. Edimbourg était une ville d'apparences ; le crime n'y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer. Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow. Mais c'était aussi une petite ville. Un avantage pour Rebus. Il traqua sa proie dans les bars à voyous, dans les lotissements où le chômage et l'héroïne tenaient lieu de blason, parce qu'il savait que quelqu'un d'aguerri saurait survivre dans cet anonymat. Jetant un coup d’œil à la ronde, il vit qu'il avait atterri au cœur du désespoir.

Mon avis:

J'ai été très déstabilisé par le début de cette œuvre. Pendant les premières centaines pages, il ne se passe rien! Le début m'a paru très long et laborieux et je ne voyais pas trop où cela nous menait. De la part d'un roman de cette taille, cela m'a paru un peu surprenant d'avoir un démarrage si long!
Ce qui m'a encore le plus surpris, c'est que j'ai trouvé que l'histoire se finit trop brutalement. Tout s'arrête d'un seul coup et j'aurais bien aimé avoir quelques pages en plus pour avoir une fin un peu mieux ficelée.

les personnages sont peu attachants. Je n'ai pas été vraiment concerné par leur sort. Certains m'exaspéraient et d'autres, je ne sais pas pourquoi, ne m'émouvaient pas. Finalement, j'ai juste commencé à m'attacher un peu au personnage principal vers la fin du roman.

Malgré tout, je trouvais que le récit est assez intéressante puisqu'elle mêle passé et présent. Très vite on comprend que c'était une histoire de vengeance avec un fond d'angoisse parce qu'on a l'impression constamment d'être surveillé pendant notre lecture et très vite, j'ai eu envie de connaitre le fin mot de l'histoire!

Pour conclure, j'ai moyennement aimé cette lecture, l'histoire m'a intéressée mais la structure du récit m'a assez déplu.

dimanche 12 février 2017

Un amour de tortue


M. Hoppy a un secret: il est amoureux de Mme Silver, sa voisine du dessous. Mais celle-ci n'a d'yeux que pour Alfred, sa tortue! Heureusement, M. Hoppy ne manque pas d'imagination. Il met en place un stratagème ingénieux pour conquérir sa belle... du haut de son balcon.

Mon avis:

Tout d'abord, quel plaisir de retrouver la plume enchanteresse de Roald Dahl et les illustrations de Quentin Blake, qui sont pour une fois en couleur! C'est toujours un vrai régal d'avoir entre les mains l’œuvre de ce charmant duo.

J'ai également trouvé l'histoire très mignonne avec des protagonistes peu communs. En effet, c'est rare de voir une conquête d'amour mettant en jeu un retraité et une veuve! On n'a pas forcément l'habitude de voir des histoires d'amour avec des personnes "âgées" même si elles ne semblent pas si vieilles dans leur tête. J'ai d'ailleurs bien aimé le fait que M. Hoppy, malgré ces quelques années d'existence, a un comportement d'adolescent dans sa conquête de sa voisine. Comme quoi l'amour ne prend jamais une ride et qu'on est toujours aussi jeune lorsqu'il s'agit de gagner le cœur de sa belle!

Mais cette histoire m'a donné l'impression d'être plus sage et moins farfelue que les autres histoires qu'on peut lire de cet auteur. Il y a bien sûr des stratagèmes et des plans assez biscornus mais cela reste gentil par rapport à d'autres histoires.

De plus, j'ai l'impression que l'histoire est plus mignonne et inoffensive que les autres que Roald Dahl a pu écrire, même si je me suis interrogée sur certains points sans savoir si l'auteur voulait vraiment en arriver là.
Je m'explique, j'ai été un peu surprise par un terme utilisé dans cette œuvre et qui m'a fait me demander si Roald Dahl ne voulait pas par là dénoncer une vision d'appartenance dans les relations d'homme-femme. En effet, souvent, on dit que deux personnes d'un couple s'appartiennent l'une l'autre. Dans la façon dont la présente Roald Dahl j'avais l'impression que c'est ce qu'il souhaitait montrer avec l'emploi d'une certaine phrase.

Et j'ai également eu l'impression qu'il dénonçait, à travers l'histoire d'Alfred, les critères de beauté qui régissent notre monde et auxquels nous souhaitons nous conformer. Je ne sais pas si c'est le but de l'auteur mais ce livre pour enfant m'a fait réfléchir sur notre volonté à se conformer et à ce que l'autre se conforme à des critères arbitraires énoncés par la société.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé cette petite histoire d'amour charmante mais j'ai été surprise par la discrétion que fait preuve l'auteur concernant d'éventuels dénonciations de la société, pourtant virulentes dans d'autres romans. 

lundi 6 février 2017

Le temps des miracles


Lorsque les douaniers m'ont trouvé, tapi au fond d'un camion à la frontière française, j'avais douze ans et j'étais seul. Je n'arrêtais pas de répéter " jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité ". Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j'étais venu du Caucase jusqu'ici, dans le pays des droits de l'homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j'avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s'était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j'avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j'ai toujours gardé l'espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d'enchanter ma vie. Une histoire d'exil bouleversante sur la vérité, le mensonge et la quête du bonheur.

Mon avis:

J'ai un avis assez partagé concernant cette lecture. D'un côté, le contexte de ce livre est très intéressant et attractif. On est plongé dans une ex-Yougoslavie éclatée par la guerre et les protagonistes vont rencontrer des situations variées pour essayer de s'enfuir de ce pays ravagé. Grâce au voyage de ces deux personnages, on se retrouve plongé dans cette atmosphère de détresse et on ressent très bien l'ambiance à travers notre lecture.

De plus, j'ai été très émue par la fin de ce roman. Anne Laure Bondoux a encore réussi à m'émouvoir comme pas possible. Elle arrive à toucher ma corde sensible et cela rend cette lecture assez inoubliable malgré les petits détails que j'ai moins aimé.

En effet, ce qui m'a un peu gêné dans cette lecture (mais après tout j'étais prévenue!) c'est que c'était un peu trop jeunesse à mon goût. Ce qui me dérange parfois dans la littérature jeunesse c'est cette impression qu'on ne va pas toujours au vif du sujet et que les problèmes se résolvent un peu trop facilement et rapidement. Mais après tout c'est une lecture jeunesse donc c'est difficile de lui reprocher d'être trop "enfantin" puisque ce livre s'adresse à des enfants.

Un autre détail qui m'a dérangé c'est que pas mal d'éléments, notamment en ce qui concerne l'intrigue principale, sont facilement devinables à mon goût, ce qui réduit l'effet de surprise et de suspense du livre. Malgré tout, même si la fin était prévisible, elle est restée magnifique et ne pas la lire aurait été une grave erreur à mon sens.

Pour conclure, j'ai bien aimé le côté historique de l'histoire même si cette lecture est trop jeunesse pour moi. Heureusement, le fait que l'intrigue soit facilement prévisible n'enlève pas les émotions ressenties lorsque le dénouement arrive.

Orgueil et préjugés



Pour les Anglaises du XIXe siècle, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n'ont pas pris une ride ! Mais, il faut parfois savoir renoncer à son orgueil.

Mon avis:

Lorsque j'ai lu ce livre, la pensée qui me suivait durant toute ma lecture c'est que ce livre porte très bien son titre. Mais c'est apporté avec subtilité et sans lourdeurs! Ce qui a rendu cette lecture vraiment agréable.

J'ai aussi bien aimé les notes d'humour cachées qu'on peut retrouver dans ce livre. Encore une fois, cela n'était pas flagrant, ce qui est appréciable. J'ai trouvé que c'était une façon pour Jane Austen de dénoncer certains aspects de la condition féminine du 19ème siècle.
Justement, je trouve que Jane Austen nous dépeint un bon portrait de la société féminine de l'époque mais on voit également des prémices de féminisme concernant le mariage, l'éducation, la liberté de choisir.

L'histoire a certes quelques longueurs et on se doute de la fin mais malgré tout, Jane Austen arrive à nous faire douter et nous tenir en haleine jusqu'à la fin du roman.
J'ai aussi beaucoup apprécié les personnages de ce livre. Ils sont très variés, riches avec des émotions et des pensées complexes. Concernant les personnages principaux, je les ai trouvés très attachants dès le début malgré leurs défauts.

Pour conclure, j'ai aimé la subtilité de la plume d'Austen et l'image qu'elle transmet dans ce livre de la société féminine de l'Angleterre du 19ème siècle.