mardi 18 juillet 2017

Studio Harry Potter London


Durant mon voyage à Londres, comme je suis une potterhead, j'ai saisi l'occasion d'aller enfin au studio Harry Potter avec ma sœur, qui est également fan de Harry Potter. J'étais très excitée à l'idée d'y être et ce fut juste extraordinaire!





Le ticket d'entrée est assez cher mais il vaut vraiment le coup! On est plongé dans l'univers d'Harry Potter dans les moindres détails. On découvre énormément de facettes du film si bien que la visite est extrêmement riche. On passe de la Grande Salle, à la Salle Commune des Gryffondor, au bureau de Dumbledore, à la Forêt Interdite, etc.
On en apprend plus sur les décors, mais aussi les costumes, les objets. Par exemple, que tel ou tel objet a été acheté aux enchères, qu'on voulait tel objet parce que ça allait bien avec l'atmosphère de la pièce, etc. On en sait beaucoup plus sur tout le travail qui a été fait pour adapter les romans en films. D'ailleurs j'ai été impressionné par la quantité de travail mais aussi le nombre de ressources des personnes impliquées dans ce film.








Avec ma soeur, nous avions décidé de prendre les audioguides et ce fut une super bonne idée. Dans les studios, il y a déjà des explications, des vidéos mais là, avec l'audioguide, on en apprend encore beaucoup plus. Ils nous donnent beaucoup plus de détails et nous livre les difficultés auxquelles ils ont du faire face pour adapter ce que J.K. Rowling a écrit à l'écran.
Et ils nous donnent également des détails sur d'autres aspects du film comme l'éducation. En effet, ils ne faut pas oublier que les acteurs étaient des enfants qui devaient donc aller à l'école.
On nous livre aussi des anecdotes sur les acteurs, sur leur façon de jouer, sur leurs relations à la caméra (pas toujours facile pour un enfant de jouer devant une caméra).






Pour conclure, j'ai été complètement émerveillée d'être plongé dans l'univers de Harry Potter, je crois que j'en garderais des souvenirs inoubliables!
J'ai également trouvé que le travail fait pour nous expliquer comment fonctionne la production des films a également été extraordinaire. J'ai appris énormément de choses sur le cinéma, domaine que je ne connais pas forcément beaucoup.


samedi 8 juillet 2017

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur


Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur est un recueil de neuf nouvelles, écrites par Maurice Leblanc, qui constituent les premières aventures d'Arsène Lupin.
Vif, audacieux, impertinent, rossant sans arrêt le commissaire (qui ici, en l'occurrence, s'appelle l'inspecteur Ganimard), traînant les cœurs après lui et mettant les rieurs de son côté, se moquant des situations acquises, ridiculisant les bourgeois, portant secours aux faibles, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur est un Robin des Bois, de la " Belle Époque".
Un Robin des Bois bien français : il ne se prend pas trop au sérieux, ses armes les plus meurtrières sont les traits d'esprit ; ce n'est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate.

Mon avis:

Ce roman n'est pas un récit mais plutôt plusieurs petites aventures qui ont bien des liens entre elles et une suite logique mais finalement elles peuvent se lire indépendamment sans qu'on soit perdu. En fait, j'ai eu l'impression qu'il s'agit de petites histoires permettant de présenter aux lecteurs le personnage si extraordinaire d'Arsène Lupin.

J'ai d'ailleurs bien apprécié ce personnage qui semble être très doué pour les acrobaties et les déguisements. Il a toujours un tour dans son sac et réalise des coups de maitre improbables mais avec une légèreté et une insouciance à tout épreuve. 

J'ai beaucoup apprécié ce roman car je me suis beaucoup amusée pendant ma lecture. Je n'ai pas joué à l'apprenti détective en essayant de chercher qui est Arsène Lupin, quel coup allait-il prévoir, etc. Je n'ai non plus pas voulu trouver par moi-même le fin mot de l'histoire, j'ai plutôt décidée de me laisser complètement porter par le récit et la plume de Maurice Leblanc si bien que j'ai passé un agréable moment.

Malgré cela, au fur et à mesure, je trouve qu'on tombe de moins en moins dans le panneau. On est de moins en moins surpris par les procédés d'Arsène Lupin, qui finalement suivent souvent la même trajectoire. Après, cela ne m'a pas dérangé plus que ça, j'ai pris plus de plaisir à voir les personnages jouer au chat et à la souris qu'à deviner le dénouement de l'enquête.

Pour conclure, j'ai trouvé cette lecture très amusante notamment par le personnage d'Arsène Lupin.

La Belle et la Bête


"Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu'elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d'un pas ferme, et d'un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit: Bonsoir, la Belle."

Mon avis:

J'ai un avis plutôt mitigé pour ce livre, c'est dommage. En effet, dès le départ j'ai beaucoup aimé le style d'écriture. Il est plutôt soutenu mais justement, je trouve que cela allait très bien avec l'univers du château de la Bête. Cela montre la somptuosité du château et de toutes ses richesses. Et puis cela correspond bien également au style du conte.

J'ai également beaucoup aimé l'histoire, je l'ai trouvé très belle. Au fur et à mesure on voit la relation entre la Belle et la Bête lentement évolué mais de façon subtile, avec délicatesse et j'ai trouvé ça très émouvant. Cela fait vraiment très beau conte de fée.

Après, bien sûr que lorsqu'on a vu le dessin animé de la Belle et la Bête de Walt Disney, il y a pas mal de parties qui sont devinables même si finalement, on retrouve des variantes qui nous donnent l'impression de ne pas être complètement dans la même histoire.

Par contre, j'ai beaucoup aimé le début du roman, suivre l'évolution de la relation entre les deux protagonistes, mais par contre la partie "explications" est beaucoup trop trop longue! Elle ajoute une lourdeur énorme au récit et ma lecture est devenue beaucoup plus laborieuse! C'est bien dommage parce que l'histoire en elle-même est très réussie mais toutes ces explications! C'est beaucoup trop chargé, l'auteur n'aurait pas du insisté autant.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé l'aspect conte et le côté merveilleux de l'histoire de la Belle et la Bête mais les explications ont presque finies en indigestion!

vendredi 7 juillet 2017

Mes contes de Perrault


Il était une fois une petite paysanne nommée Soukaïna. Elle était si belle que les oiseaux et les animaux de la forêt accouraient à son passage. Sa grand-mère était souffrante alors elle s'enveloppa d'une burqa rouge pour lui porter des crêpes et un pot de gelée royale...
Pour notre plus grand plaisir, Tahar Ben Jelloun réinvente les contes de Perrault en leur insufflant un parfum de Mille et Une nuits.
"J'ai pris la liberté d'orientaliser ces contes, c'est-à-dire d'y mêler des épices et des couleurs issues d'autres pays, d'autres imaginaires" (Tahar Ben Jelloun)
Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce roman! J'ai trouvé son côté oriental vraiment très sympathique! On voyage vers l'Afrique du nord et j'ai adoré. Durant toute ma lecture j'ai été transporté dans un univers oriental, qui nous donne le goût du voyage et de l'aventure. Il fait chaud, il fait beau, ça sent les épices! C'est juste fantastique!

Ce que j'ai aussi beaucoup aimé dans ce livre c'est que Tahar Ben Jelloun nous fait voyager vers l'Orient mais aussi dans le temps. En effet, il parle à travers ses contes de sujets plutôt actuels. On retrouve la problématique de la mondialisation, il parle du handicap, il parle du droit des femmes et encore de plein d'autres sujets qui sont des thématiques de nos sociétés contemporaines. J'ai trouvé ça fantastique car il nous montre que les contes sont intemporels et que nous pouvons toujours retenir les leçons présentés dans ces histoires merveilleuses. Malgré le côté merveilleux et imaginaires des contes, on se retrouve dans un ancrage de réalité grâce à des morales sur nos sociétés et sur nos mœurs.

L'autre sujet abordé dans ce livre et que j'ai beaucoup apprécié c'est la question de la religion. Bien sûr, comme Tahar Ben Jelloun a orientalisé nos contes occidentaux, il a inséré la religion musulmane dans ses récits et j'ai trouvé ça fantastique. Il montre cette religion sous un beau jour, ce qui change radicalement de ce qu'on peut voir dans certains livres ou séries.

Pour conclure, j'ai bien voyagé grâce à ces contes orientaux mais ils m'ont également passionné par leur allusions à des sujets actuels.

mardi 4 juillet 2017

Les derniers jours de Rabbit Hayes


Neuf jours. C'est ce qu'il reste à vivre à Mia Hayes, surnommée affectueusement « Rabbit ». Neuf jours, après plusieurs mois de combat - parce que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée. À son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toute la vie de Rabbit ressurgit alors : l'enfance, l'adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet, sa fille de 12 ans - une certaine idée du bonheur. Au fil des jours, tous s'interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d'une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ? 

Mon avis:

 Ce livre a été pour moi un gros coup de cœur. En effet, j'ai adoré ce roman car il était très émouvant mais il ne tombe pas dans le pathétique ou le dramatique. J'ai senti que le but de l'auteur n'est pas de nous faire pleurer à chaudes larmes, de nous tirer les larmes. Elle ne dramatise pas un sujet qui est déjà sensible. Elle n'en fait pas des tonnes et c'est ce qui rend ce livre émouvant finalement. 

De plus, ce que j'ai aimé c'est que la tristesse de la situation est fortement contrasté avec des notes d'humour. Le sujet est certes triste, mais l'auteur en parle avec quelque notes d'humour qui dédramatise la situation. Bien sûr il ne s'agit pas de faire passer le cancer et les soins palliatifs comme un sujet banal et sans gravité, mais là l'auteur arrive à nous montrer une famille forte qui essaie de faire face à ce drame. 

Ce qui est aussi intéressant dans ce roman est qu'il s'agit d'un roman à plusieurs voix. On est confronté aux pensées, aux détresses et aux points de vue de plusieurs personnages que ça soit la fille de Rabbit, ses parents, ses frères et sœurs, etc. La problématique est donc abordée dans sa globalité et cela rend vraiment ce roman marquant... il n'est pas facile de savoir que ses jours sont comptés mais ce n'est pas du tout simple d'être la personne qui reste, qui doit continuer à vivre. Comment laisser une personne qui est chère à son corps s'en aller? Tout cela est abordé avec brio je trouve et surtout avec beaucoup d'émotions. 
Et puis j'avoue que le sujet abordé m'intéresse énormément. C'est sûr que ce n'est pas très joyeux mais d'un point de vue éthique, je trouve que c'est quelque chose qui nous pousse à la réflexion même si finalement dans ce livre, cet aspect-là est abordé assez succinctement.

Ce qui est aussi très beau dans ce livre c'est  le goût de nostalgie omniprésent dans le récit. On a effectivement une histoire partagée entre les évènements du présent et du passé. On est plongé au fil du roman dans l'enfance de Rabbit, de sa vie, de sa famille, de son entourage et surtout dans une magnifique histoire d'amour qu'elle a eu avec Johnny. C'est juste un récit magnifique où le passé se mêle à l'instant présent et qui résonne avec une sensibilité impressionnante. 

Pour conclure, j'ai adoré ce roman très émouvant mais pas pathétique. Le sujet abordé est intéressant et très bien traité.

lundi 3 juillet 2017

La Carrière du mal


En arrivant au bureau un matin, Robin – la jeune assistante du détective privé Cormoran Strike – trouve un colis qui lui est personnellement adressé. À l'intérieur : la jambe tranchée d'une femme. Pour Cormoran Strike, seuls quatre individus sont capables d’une telle atrocité. Quatre noms tout droit sortis de son propre passé. Persuadés que la police fait fausse route, Strike et Robin se lancent dans une enquête périlleuse, traquant un tueur psychopathe et fétichiste aux motivations insoupçonnables...
Roman noir d’un réalisme saisissant, La Carrière du mal nous plonge dans les ténèbres des perversions les plus troublantes. Thriller d'une densité psychologique rare, il met aussi en scène un homme et une femme arrivés à la croisée des chemins.

Mon avis:

J'ai encore une fois beaucoup apprécié suivre Cormoran Strike dans une de ces enquêtes. L'enquête est vraiment passionnante car encore une fois, l'inspecteur agit avec rigueur et méticulosité. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'il explore les différentes pistes qui s'offrent à lui et qu'il ne précipite rien, car lorsqu'on apprend la fin de l'histoire, cela ne semble pas tiré par les cheveux.
Et j'ai bien aimé le fait que l'enquête soit basé sur des évènements du passé. J'aime lorsque le passé se mêle au présent et lorsqu'il faut remonter dans son histoire pour trouver la clé de l'énigme.

Ce que j'ai aussi bien aimé c'est que ce tome est assez important concernant Cormoran et Robin. Des évènements dans leur vie respective ainsi que l'enquête les oblige à se dévoiler un peu plus et on en apprend beaucoup plus sur leur passé respectif. Ils gagnent de plus en plus en profondeur et deviennent encore plus attachants je trouve.

C'est un livre assez conséquent, qui a des allures de pavé mais finalement je n'ai pas du tout souffert de son côté poids lourd. Il se lit très facilement, je l'ai complètement dévoré. On est très vite plongé dans l'enquête et j'ai eu du mal à lâcher le livre avant de savoir ce qui se passait. Il y a pas mal de fausses pistes, de rebondissements et de suspens si bien qu'on ne voit pas le temps passer.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre qui nous permet d'en apprendre plus sur Cormoran et Robin. J'ai également apprécié la recherche dans le passéqui est effectuée pour retrouver l'expéditeur de ce drôle de colis.



Contes nippons au coin du feu


Je remercie Hystérie pour m'avoir fait parvenir ce roman à l'occasion du partenariat proposé par Livraddict

Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.
  • Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
  • De soie et de fourrure, Dola Rosselet
  • Le Yurei, Maud Wlek
  • Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
  • SokuShinbutsu, Célia Haro
  • Tetsuya,Marine Stengel
  • L'Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
  • So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
  • Les trois coups du spectre, Louise Roullier
  • Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L'Académie de Minuit
  • L'héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée
L'anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017

Mon avis:

Je préviens tout de suite, le titre est très traitre! J'imaginais un recueil de contes tranquilles à lire bien au chaud "au coin du feu" mais ce ne fut pas du tout le cas. On se retrouve plutôt avec des histoires assez maléfiques qui virent parfois au cauchemar! Il y a dans ces nouvelles pas mal de violence finalement même si ce n'est pas brutal. C'est assez envoûtant de se plonger dans ces histoires pleines de mystères. On n'est pas forcément à l'aise mais c'est électrisant.
Les créatures qui peuplent ces histoires sont aussi envoûtantes par leur côté magique que maléfiques et dangereuses. On ne sait pas trop qui semble sympathique ou non. Pour une fois, le beau n'est pas synonyme de gentil.
Tout cela donne un côté un peu angoissant à l'atmosphère globale de ce livre que j'ai beaucoup aimé.

J'ai aussi apprécié de retrouver des nouvelles assez variées. On a des histoires qui varient avec des créatures différentes mais aussi des registres différents: des histoires de combats, d'aventures, de voyages, de la vie de tous les jours, etc. 

Ce que je regrette un peu c'est mon ignorance dans le domaine de folklore japonais. On retrouve dans cette anthologie beaucoup de créatures différentes typiques des contes japonais et j'ai eu du mal à me visualiser tous ces personnages. Heureusement, j'avais mon ordinateur sous la main et j'ai pu faire quelques petites recherches. Dans certaines nouvelles, on retrouve des notes qui nous aident mais ce n'est pas le cas de toutes les nouvelles.

Un point qui m'a également surprise, c'est la fin de certaines nouvelles. J'ai été complètement déstabilisée par la fin de certains récits qui semblaient inachevés. On finit en plein milieu d'actions ou avec un mystère non éclairci et j'avoue que c'est un peu frustrant de ne pas savoir ce qui se passe ensuite. Après, malgré cela, j'ai passé un bon moment et j'ai essayé d'oublié ce détail dans la suite de ma découverte du folklore japonais.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ces contes nippons grâce à cette atmosphère envoûtante mais assez angoissante qui est omniprésente. J'ai aussi apprécié avoir découvert un petit peu les mythes japonais, quelque chose que je ne connaissais pas du tout. Mais j'ai été surprise par certaines fins assez abruptes.

lundi 26 juin 2017

Le lecteur de cadavres


Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite sœur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des « champs de la mort » avant d’accéder à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l'écho de ses exploits parvient aux oreilles de l'empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d'assassinats. S'il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s'il échoue, c'est la mort. C'est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l'époque médiévale, la haine côtoie l'ambition, comme l'amour, la mort.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce thriller historique. Le coté historique est vraiment passionnant. La Chine médiévale, je ne connaissais pas vraiment et j'ai pu en apprendre beaucoup plus. L'auteur a vraiment fait un très bon travail, les détails sont omniprésents dans ce roman. On sent que l'auteur sait de quoi il parle et qu'il a fait des recherches approfondies sur son sujet.
Ci Song a réellement existé et est considéré comme un des premiers médecins légistes. Bien sûr on ne connait pas grand chose à part ses écrits. Mais je trouve que l'histoire d'Antonio Garrido aurait pu très bien être réelle.

Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est que la description des cadavres est vraiment très précise et surtout très méthodique! C'est un peu la technique de j'observe, j'en conclus que et j'ai bien aimé. Ce qui est agréable aussi c'est que même si les descriptions des plaies, etc. sont très détaillées, elles ne tombent pas dans le gore non plus.

En ce qui concerne les enquêtes, c'est la même chose. J'ai beaucoup apprécié le côté méthodique de Ci Song. Il essaie de rassembler des preuves et d'en déduire des conclusions, si bien que lorsque le dénouement de toute l'histoire est présentée au lecteur, cela ne semblait pas tiré par les cheveux. Et en plus, ces déductions ne m'ont pas permis de découvrir avant Ci Song l'auteur des meurtres.

Mais même si tout cela m'a beaucoup plu, j'ai eu une petite baisse d'intérêt à un moment. En effet, au bout de quelques centaines de pages, j'ai trouvé que le récit s'enlise. On tourne en rond et puis je commençais à me lasser à retrouver tout le temps le même schéma narratif! Heureusement, l'auteur arrive à nous faire sortir de cette routine, et ça allait beaucoup mieux.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce live pour sa précision tant du côté historique tant du côté thriller.


dimanche 25 juin 2017

Un été avec Louise


Août 1922. Louise Brooks a 15 ans.
Cette future icône du cinéma muet intègre la prestigieuse école de danse de Denishawn et touche du doigt son rêve : quitter sa ville étriquée du Kansas pour la flamboyante New York.
Seule ombre au tableau, ses parents lui imposent une chaperonne, Cora Carlisle. Une femme aux antipodes de la jeune Louise, avec des valeurs, le souci des convenances, mais aussi de lourds secrets... Car si Cora se porte volontaire pour accompagner la jeune fille, c'est avant tout pour pouvoir partir sur les traces de son propre passé obscur.
Elle n'imaginait pas que préserver la vertu de sa protégée s'avérerait aussi difficile. Louise, avec son air mutin, son petit carré noir soyeux à la frange bien dessinée, attire les regards, elle a soif de liberté et entend bien profiter de cette ville enchanteresse qui foisonne de théâtres, résonne d'un jazz enivrant et fourmille d'hommes. Ces cinq semaines passées ensemble vont changer le cours de leur vie à jamais....

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce roman notamment à cause de son contexte historique. On est plongé dans les années 1920 aux Etats-Unis et c'est une époque assez intéressante concernant le féminisme. On fait face à deux générations de femmes avec des idées complètement oposées: les mères de famille sont offusquées face aux adolescentes qui prennent goût à une nouvelle liberté. Elles osent et se sentent libres mais cela ne plait pas à tout le monde.
Cette opposition entre ces deux générations sur la femme et de ses droits pousse à la réflexion je trouve.

Les personnages du roman, notamment Louise et Cora, sont vraiment très intéressants. En ce qui concerne Louise, je ne savais pas qu'elle avait réellement existé mais ce n'est pas le plus passionnant. Ce que j'ai vraiment aimé c'est que les deux personnages principaux sont beaucoup plus complexes qu'ils n'y paraissent. Au départ, on a l'impression d'être en face d'une jeune fille un peu provocante et d'une mère de famille bien rangée sans histoire. Finalement on en apprend tellement sur les deux personnes, et finalement l'impression de départ est finalement beaucoup plus nuancée.

Ce que j'ai aimé dans ce livre c'est aussi la quête de vérité. C'est un peu comme une mini-enquête au sein de ce livre et ça donne un peu de mystères. Effectivement, c'est cette petite enquête qui ouvre à énormément de souvenirs, de confidences, etc. qui nous permettent de mieux comprendre les deux personnages.

Mais ce livre montre aussi le désastre des mensonges, des secrets et des préjugés. Dès le départ, tout le monde a une opinion sur tout le monde. Au fil du livre on remarque qu'il ne faut pas se fier aux apparences, que tout n'est pas blanc ou noir. J'ai adoré ce livre pour cette leçon de vie qui est fondamental à mon avis, celle de ne jamais juger sans connaitre.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour son contexte historique, mais aussi pour les secrets qui se dévoilent petit à petit et qui nous montre que la vie est plus complexe que ce que l'on pense.

Réparer les vivants

 "Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps." Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

Mon avis:

 Au départ, j'ai été assez troublée par le style d'écriture particulier de l'auteur. On retrouve énormément de verbes avec peu de sujets et beaucoup de virgule, ce qui confère au récit un rythme très soutenu dès le début. Au début, c'était un peu difficile de s'habituer à ce style mais une fois habituée, ma lecture fut beaucoup plus facile. De plus, ce style assez particulier cadre parfaitement avec la thématique du livre, puisqu'il raconte le parcours d'une transplantation d'organes, ce qui doit se faire très rapidement. 

J'ai trouvé que cette histoire est très forte émotionnellement, et en tant que lecteur, ce n'est pas forcément facile. Malgré le caractère urgent, on ne considère pas Simon comme un corps mais comme une personne. On ressent très bien la douleur des parents, de l'entourage, leur détresse donc ce n'est pas facile de rester insensible à tout cela! 

Je pense que c'est un roman qui m'a touché également parce que le contexte fait que je n'ai pas pu prendre beaucoup de recul concernant cette histoire. Heureusement, je n'ai pas vécu d'histoires semblables mais du fait de ma formation et de la région dans laquelle j'étais pendant ma lecture, j'avais une énorme impression de familiarité. Je me suis posée pas mal de questions concernant l'impact qu'un récit peut avoir sur le lecteur. 

J'ai trouvé que ce récit est très passionnant à cause des sujets qu'ils soulèvent: la mort cérébrale, le don d'organe, la greffe, etc. J'ai trouvé que ces sujets sont très bien abordés dans ce livre et a fait écho à des cours que j'ai peu avoir sur l'éthique en santé.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé le sujet que je trouve très délicat et qui apporte beaucoup de réflexions. C'est également un roman qui m'a beaucoup émue.

Docteur Sleep

 

Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...

Mon avis:

Je ne suis pas très friande des histoires d'horreur donc je l'ai commencé avec appréhension mais très vite j'ai été rassurée. J'ai trouvé que l'histoire est assez flippante, avec des détails effectivement pas très ragoûtant mais il n'y a pas trop d'horreur non plus donc finalement le côté horreur ne m'a pas buté dans ma lecture.

Ce que j'ai trouvé intéressant c'est l'alternance de points de vue entre les différents personnages.On voit donc le récit sous différents angles qui aide le lecteur a mieux cerner ce qui se passe même si parfois il est frustrant d'en savoir plus que les personnages.

J'ai bien aimé le personnage de Danny. Au départ de sa vie adulte, j'avais vraiment envie de la secouer mais au fur et à mesure je l'ai trouvé de plus en plus attachant, il changeait et je préférais nettement mieux celui qu'il est devenu.
Et puis, j'ai également beaucoup aimé le travail qu'il faisait, celui d'apaiser les morts. Je trouve que cela donne une vision très paisible de la mort.

Le style de l'auteur est vraiment très cru et familier. Il n'y va pas avec des pincettes et il donne à son récit un ton oral. Mais je trouve que cela va très bien avec l'histoire racontée. Je pense que si le style n'avait pas été familier, cela n'aurait pas été en adéquation avec le récit.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce roman un peu flippant mais pas trop qui est haletant et passionnant.

samedi 24 juin 2017

Le chat qui racontait des histoires


Avant d'écrire les célèbres aventures de Jim Qwilleran et de ses chats détectives, Lilian Jackson Braun a publié – entre 1962 et 1968 dans The Ellery Queen's Magazine– une série de nouvelles rassemblées dans ce volume. Ce recueil présente notamment la première intrigue féline de Lilian Jackson Braun, Le péché de Mme Phloi, qui remportera aux États-Unis le prix de la meilleure nouvelle policière en 1962. On retrouve au hasard des textes des personnages familiers qui seront développés dans les romans à venir tels le vieil Homer Tibitt et la chatte Pompette. Les fidèles lecteurs de Lilian Jackson Braun seront charmés par cette lecture d'un autre genre qui marque les premiers pas en littérature de la reine du polar félin.

Mon avis:

 J'ai été assez intriguée par ce livre. Je m'attendais à une enquête policière et finalement j'ai eu des nouvelles mais qui ne sont pas forcément policière. Au contraire, on retrouve plein de petites histoires courtes avec différents registres. Et ces nouvelles m'ont beaucoup amusé.
Effectivement, j'ai trouvé que le style de l'auteur est plutôt amusant. J'ai trouvé qu'elle avait un ton un peu cynique avec des phrases humoristiques qui sont très amusantes.

Ce qui est assez impressionnant je trouve dans ce roman c'est la description de l'auteur concernant les chats. J'ai trouvé que c'était extrêmement bien précis et pendant ma lecture, j'avais vraiment eu l'impression d'avoir en face de moi des chats. L'auteur nous permet d'imaginer leur façon, leur habitude, c'est assez extraordinaire.

J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le fait que la plupart des nouvelles était écrite d'un point de vue interne. On est plongé dans les pensées des chats et c'est quelque chose d'assez inhabituel! Mais c'est aussi de quelque chose d'amusant parce que l'auteur a essayé de se mettre à la place des félins et de ne pas penser comme un humain. C'est plutôt bien fait.

Pour conclure, j'ai bien aimé le côté humoristique de ces nouvelles et son originalité en mettant en scène des chats comme personnages principaux.

Les quatre vie du saule


En Chine, le saule pleureur symbolise la mort et la renaissance. Faut-il croire qu'une branche de saule puisse devenir une femme condamnée à poursuivre l'amour de siècle en siècle ?
En quatre périodes qui sont autant de Chine différentes, Shan Sa conte l'épopée de ces âmes errantes. D'un Pékin bruissant dans les songes et la poussière aux silences de la Cité interdite, de l'ère des courtisanes vêtues de soie à la Révolution culturelle, des steppes où galopent les Tartares aux rizières qu'arrose le sang des gardes rouges, Shan Sa met en scène la passion : deux êtres qui se cherchent et se perdent. Tout les sépare. Toutes les tragédies d'un peuple ancien. Dans ce tumulte, il faudrait un miracle pour les réunir...
Roman d'amour ? Oui. Mais ce roman lyrique est aussi une traversée de la Chine éternelle. On y croise fantômes et guerriers. Femmes aux pieds bandés. Hommes qui chassent le faucon à l'épaule. Procès politiques et banderoles qui brûlent. Pagodes oubliées dans une forêt de gratte-ciel.
C'est une fable qui a parfois le goût du thé amer.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé les romans de Shan Sa mais celui-là m'a nettement moins convaincu. Ce roman est à nouveau plein de poésie mais je n'ai pas trouvé que la plume de l'auteur était aussi poétique que dans d'autres œuvres. J'avais l'impression qu'elle était plus éloignée de son récit, qu'elle prend plus de distance.

Les histoires sont pleines de sagesse, elles sont plutôt belles et j'ai trouvé qu'à travers l'amertume des histoires, on retrouve une certaine sérénité dans le récit.
De plus, j'ai beaucoup aimé le fait qu'on traverse les siècles dans l'Empire chinois. On fait de grands bonds dans l'Histoire et c'est plutôt sympathique d'avoir comme ça un léger aperçu de grandes époques qui ont marqué la culture chinoise. On en apprend également plus sur les mœurs, les coutumes de chacune des époques.

Mais j'ai retrouvé certains points négatifs. En effet, malgré quelques références aux récits précédents, je n'ai pas trouvé trop de liens entre les différentes histoires et j'ai eu du mal à comprendre ce qui lie ces différents destins.
Et puis, alors la fin, je n'ai rien compris du tout... Malheureusement j'ai trouvé ça beaucoup trop implicite pour moi, beaucoup trop flou et cela m'a assez frustrée parce que je n'avais pas de fin, de chute à cette histoire.

Pour conclure, malgré une belle leçon dans ce roman et une traversée des siècles intéressante, certaines incompréhensions ont malheureusement altéré ma lecture.

813


813 est composé de deux romans:
  •  La double vie d'Arsène Lupin
  • Les trois crimes d'Arsène Lupin
Quelle mystérieuse entreprise amène à Paris Rudolf Kesselbach, le richissime et ambitieux roi du diamant sud-africain ? Que signifie ce nombre, 813, inscrit sur un coffret en sa possession ? De quel secret le nommé Pierre Leduc, qu'il recherche dans les bas-fonds de la capitale, est-il le détenteur ? Telles sont quelques-unes des questions autour desquelles s'affrontent la police - en l'occurrence un certain Lenormand, chef de la Sûreté -, l'impitoyable baron Altenheim et le gentleman-cambrioleur Arsène Lupin. Lequel devra également démasquer l'invisible assassin qui cherche à lui faire porter la responsabilité de ses crimes... Et nous voilà entraînés sur les pas de l'orpheline Geneviève, de l'élégant prince Sernine et de bien d'autres protagonistes, dans une avalanche de coups de théâtre et de révélations plus incroyables les unes que les autres.

Mon avis:

J'ai été enchanté par ce roman, j'ai vraiment passé un très bon moment avec lui. Tout d'abord c'est histoire vraiment très riche, que cela soit au niveau des personnages, de l'intrigue, des rebondissements. On a des retournements de situation quasi improbable et on se demande à chaque fois quel est le tour de passe-passe qu'a concocté Arsène Lupin. 

J'ai également trouvé le personnage d'Arsène Lupin plutôt attachant. J'ai adoré son côté intrépide et joueur. Et puis, il a également un don inouï pour le déguisement. On passe son temps à savoir où il se cache et on a parfois de belles surprises qui m'ont bien amusé. Mais malgré tout il ne manque pas de jugeote et derrière ces tours de passe-passe, on sent le calcul réfléchi qu'il s'applique à réaliser pour tous ses tours.

Après, on s'habitue très rapidement à la façon de procéder d'Arsène Lupin et à force de se faire surprendre, on commence à beaucoup se méfier, si bien que finalement j'ai deviné certaines parties du récit. Et puis j'ai également compris avant le dénouement qui était le meurtrier. Après, il m'a fallu quand même un certain temps pour le comprendre!

Malgré ma trop grande méfiance, je n'ai pas eu de mal à me laisser emporté par le récit. Le style d'écriture est très prenant et plaisant. J'ai adoré m'y plonger et j'ai passé un agréable moment.

Pour conclure, j'ai beaucoup apprécié ma lecture par son côté aventure et grâce au personnage principal que j'ai trouvé attachant.

vendredi 23 juin 2017

Histoire de Lisey


Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. À sa mort, désemparée, Lisey s'immerge dans les papiers laissés par Scott, s'enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu'il fréquentait...

Mon avis:

Je le dit dès le début, ce fut pour moi une lecture assez laborieuse.J'ai eu énormément de mal à suivre le fil de la narration. Pour moi les repère spatiaux-temporaux étaient juste super flous. On ne sait jamais où on est. Et puis, on n'arrête pas de changer d'époque, on revient en arrière, puis dans le présent, on se retrouve dans un souvenir puis ensuite dans un souvenir de ce souvenir. Il en faut moins pour complètement me perdre.

Et puis le personnage de Lisey est juste détestable. Elle m'a énormément irritée à force de vivre à travers le souvenir de son mari. Ses pensées sont toujours les mêmes et répétitives. On tourne en rond et c'est juste exaspérant! Il ne s'agit que de son mari!

Après il y a également beaucoup de néologismes et je n'ai pas forcément compris la signification de tout cela, ce qui rend le récit encore plus incompréhensible. On ne connait pas forcément ce que ces mots veulent dire et donc des passages m'ont semblé moins clairs et cela m'a frustrée.

Néanmoins, j'ai beaucoup aimé la descente dans la folie. On sent qu'elle s'insinue doucement mais sûrement dans le récit, et elle prend de l'ampleur. C'est ce qui m'a permis de continué ma lecture et j'avoue qu'à la fin je l'ai même apprécié grâce à cette descente dans le tourment.

Pour conclure, je n'ai pas apprécié cette lecture à cause de repères trop flous mais au l'aspect fou m'a beaucoup plu.

Me Before You


* les articles des lectures en langue étrangère sont écrites dans la langue du livre puis en français.

They had nothing in common until love gave them everything to lose . . .
Louisa Clark is an ordinary girl living an exceedingly ordinary life—steady boyfriend, close family—who has barely been farther afield than their tiny village. She takes a badly needed job working for ex–Master of the Universe Will Traynor, who is wheelchair bound after an accident. Will has always lived a huge life—big deals, extreme sports, worldwide travel—and now he’s pretty sure he cannot live the way he is.
Will is acerbic, moody, bossy—but Lou refuses to treat him with kid gloves, and soon his happiness means more to her than she expected. When she learns that Will has shocking plans of his own, she sets out to show him that life is still worth living.

My view:

I really like this book even if I'm not a big fan of romance. But this love story is very beautiful I think. I found it sincere and sensitive. I was touched by this story, even if at the beginning it was not the case.
Indeed, at first, I was shocked by the attiude of people to Will. We can see how they are unaware about the disability but it is sometimes a little bit to disrespectful I find. If I was Will, I think I would be very angry.

At the start, I had the impression that characters were naive and cliché. They don't seem to think a lot and have ridiculous thoughts. But as one goes along, they changed, they are transformed. They change their way to think. I found them more endearing. It is particulary the case about Lou. She was exasperating at first. But then, I beginn to learn a little bit more about her and I discover that she is very lovely. We learn some facts about her past and so I can better understand her personnality.

And I really like the many theme of this book. One of them is the disability and the look that people has about it. It is not very easy for a disabled to be heared by the other. Generally they don't have the right to give their opinion. This book treats very well this subject.

To conclude, I really like this book because it talk about interseting subjects, which fascinate me. 


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Ils n'ont rien en commun sauf l'amour leur donne tout à perdre.
Louisa Clark est une fille ordinaire ayant une vie excessivement ordinaire - petit ami, famille proche -, qui a rarement été plus loin que son petit village. Elle prend un travail auprès d'un ancien maitre de l'univers Will Traynor, qui est maintenant en fauteuil après un accident. Will a toujours une vie extraordinaire - grosses affaires, sports extrêmes, voyages autour du monde - et maintenant il est sur qu'il ne peut pas vivre ainsi.
Will est cinglant, morose, autoritaire, mais Lou refuse de le traiter avec des pincettes et bientôt le bonheur de Will compte pour elle plus que ce qu'elle croyait. Lorsqu'elle apprend que Will a des plans choquant pour son avenir, elle a l'intention de lui montrer que la vie mérite d'être vécue.

Mon avis:

J'ai  beaucoup aimé ce livre même si je ne suis pas une grande fan de romance. Cette histoire d'amour est très belle. Je l'ai trouvé sincère et émouvante. J'ai été touchée par cette histoire, même si le début ne me laissait pas envisagé cela.
Au début du roman, j'ai été choquée par l'attitude des personnes face à Will. On peut voir à quel point les gens peuvent être ignorant face au handicap mais là j'ai trouvé que parfois cela frisait l'irrespect. Si j'avais été à la place de Will, je crois que j'aurais été assez en colère.

Au départ, j'ai eu l'impression que les différents personnages de ce roman étaient naïfs et assez clichés. J'avais l'impression qu'ils ne réfléchissaient pas trop et qu'ils réagissaient plus sous le coup de l'impulsion. Mais au fur et à mesure, j'ai eu le sentiments qu'ils changeaient, qu'ils se transformaient. Ils changeaient leur façon de penser. Je les trouvais plus attachants. Cela a été particulièrement le cas concernant le personnage de Lou. Je la trouvais exaspérante au départ. Mais après, j'ai commencé à la connaitre un peu mieux et j'ai découvert qu'elle était adorable. On apprend certains évènements concernant son passé, qui m'ont permis de mieux comprendre sa personnalité.

Et j'ai aussi beaucoup aimé les différents thèmes abordés dans le livre. L'un de ces thèmes est le handicap et le regard que peuvent avoir les gens face au handicap. Ce n'est pas facile pour une personne handicapée d'être entendue par les autres. Généralement, ils n'ont pas le droit de donner leur opinion. Ce sujet est bien traité dans le livre, ce qui le rend intéressant.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour les thèmes abordés, qui m'ont fascinée. 

jeudi 22 juin 2017

Peter Pan


Un bien étrange personnage vient réveiller Wendy et ses deux frères : un enfant vêtu de feuilles, à la recherche de son ombre. Qui est-il et d'où vient-il donc, ce garçon qui ne connaît pas son âge et ignore ce qu'est un baiser ? Intrigués par Peter Pan et la lumière tintinnabulante qui l'accompagne où qu'il aille - la fée Clochette -, Wendy, John et Michael n'hésiteront pas longtemps à le suivre au pays de l'Imaginaire, l'île merveilleuse où les Enfants perdus, le capitaine Crochet et de nombreuses aventures les attendent. Dans cette oeuvre passée à la postérité, retrouvez tous les personnages et les lieux qui ont bercé l'enfance de milliers de garçons et de filles, animés par un voeu cher : ne pas grandir.

Mon avis:

Je suis très contente d'avoir (enfin) lu ce livre parce qu'il change radicalement du dessin animé archi-connu de Walt Disney et apporte beaucoup plus de questionnements qu'il n'en a l'air. On se retrouve déjà avec des personnages qui sont certes très intéressant surtout du point de vue psychologique et sociologique mais alors pas du tout attachant.
C'est notamment le personnage de Peter Pan qui m'a beaucoup intéressé car j'avais un regard assez ambivalent concernant ce petit garçon cruel qui ne veut pas grandir. Je n'en rajouterais pas plus mais ce personnage vaut le mérite à ce qu'on s'y intéresse.
Par contre, le personnage de Wendy a eu le don de me taper sur les nerfs car niveau féminisme, on peut faire beaucoup mieux!
Finalement on se retrouve des personnages plutôt froids mais ils sont très intéressants.

Ce qui m'a aussi marqué c'est le contraste frappant entre l'atmosphère du récit et l'univers dans lequel il se déroule. On se retrouve au pays imaginaire où tout est assez beau, avec une île magnifique, des créatures magiques. C'est censé être le pays des rêves des enfants donc il est présenté avec une certaine forme de merveilleux et d'innocence. Ce qui contraste complètement avec l'atmosphère brutale et haineuse qu'on retrouve. J'ai été assez impressionné parce je ne trouve pas que c'est une histoire pour enfant, au contraire! C'est plutôt un portrait assez noir de la société.

Je trouve qu'en tant que lecteur, c'est une lecture réflective qui déstabilise. J'ai été perturbé face à l'attitude des personnages et je ne pouvais pas m'empêcher de me demander le pourquoi du comment.

Pour conclure, ce n'est pas une lecture que j'ai "aimé" mais que j'ai trouvé hautement intéressante.

Alice au pays des merveilles


" Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie.

Mon avis:

Ce livre m'a apporté un regard nouveau sur le chef d’œuvre du Lewis Carroll. En effet, une préface présente l'auteur, qui s'était lié d'amitié avec des petites filles. Je crois que je n'aurais pas du lire cette préface parce que ça m'a un peu perturbé pendant ma lecture...

Malgré cela, j'ai trouvé ce livre très distrayant. On retrouve plein de jeux de mots, de logique farfelu qui frise l'illogisme, etc. Et ça m'a beaucoup amusé même si c'est finalement il ne vaut mieux pas trop chercher à quoi rime tout cela sous peine de s'arracher les cheveux.
Effectivement, je pense qu'il vaut mieux se laisser emporter par le récit sans forcément chercher à comprendre, à trouver un sens à tout cela. Je me demande même s'il y a une logique dans tout cela.

L'univers est certes loufoque et distrayant mais au fur et à mesure de ma lecture, j'ai trouvé qu'il n'est pas si enfantin que ça. L'atmosphère devient de plus en plus inquiétante jusqu'à en devenir inquiétante. J'avais presque l'impression qu'au fil de ma lecture, le récit s'enfonçait de plus en plus dans la folie.

Dans cette édition, on retrouve les illustrations de Benjamin Lacombe



Je trouve que ces illustrations sont complémentaires à l’œuvre de Lewis Carroll. Ils mettent un peu mal à l'aise ce qui va très bien avec mon ressenti concernant l'histoire. On retrouve ce mélange entre l'univers enfantin et innocent avec le côté plus sombre de la folie.

Pour conclure, j'ai bien aimé le côté loufoque de ce récit mais aussi le fait que j'ai ressenti un certain malaise face à l'impression de la folie dans lequel s'avance l'histoire.

Loin de tout


Camryn n'a jamais voulu se contenter d'une petite vie tranquille. À vingt ans, alors qu'elle croit que son avenir est sur des rails, elle perd son petit ami dans un accident de voiture. Tout s'écroule. Cédant à un élan irrésistible, la jeune fille décide de tout plaquer pour aller voir ailleurs et s'y perdre, avec un peu de chance.
C'est alors que son chemin croise celui d'Andrew, vingt-cinq ans, qui n'a pas été épargné par la vie lui non plus. Ces deux paumés font route ensemble et retrouvent ce qu'ils cherchaient sans le savoir : l'espoir. Camryn se sent vivre plus intensément depuis qu'elle a rencontré ce compagnon de route audacieux, drôle et incroyablement séduisant. Ce road trip improvisé marque le début d'une nouvelle existence exaltante. Mais l'insaisissable Andrew cache un secret qui pourrait faire de ce voyage le dernier.

Mon avis:

Ce livre ne m'a pas vraiment conquise malgré quelques points positifs. En effet, j'ai beaucoup apprécié le côté road trip. L'auteur a très bien su nous plonger dans un récit empli de liberté avec des personnages qui partent vers l'inconnu et j'ai beaucoup aimé ça. C'est assez sympathique parce que j'avais aussi l'impression de voyager.

Et puis dès le début, on sent qu'il y a pas mal de mystères, de choses cachées, et donc très vite j'ai été prise dans le récit parce que j'avais envie d'en savoir beaucoup plus! Ces mystères se dévoilent petit à petit donc ça m'a permis de rester accroché à l'histoire mais sans que tous les secrets sont dévoilés en même temps. Même si parfois j'ai eu l'impression que certaines explications étaient un peu tirées par les cheveux ou trop extrêmes.

J'ai également bien apprécié les personnages et je me suis un peu attachée à eux au fil du récit. Mais, malheureusement, ils avaient quelques traits de personnalité, surtout Andrew, qui avaient tendance à légèrement me taper sur les nerfs! Personnellement, je n'aurais pas supporter leur façon de faire ni de l'un ni de l'autre.

Par contre, il y a un gros point que je n'ai pas apprécié... ce livre est bourré d'allusions sexuelles! Alors oui c'est une romance et que les romances prudes ça fait un peu ridicule mais bon virer dans l'excès inverse n'est pas forcément la meilleure solution! En effet, c'est normale qu'il y ait un peu d'allusions sexuelles mais là j'avais plutôt l'impression que l'histoire servait de prétexte pour décrire des scènes de sexes, ce qui rend le récit un peu moins réaliste! Finalement j'ai beaucoup moins cru aux sentiments des protagonistes, j'ai trouvé cela assez superficiel.

Pour conclure, j'ai bien aimé le côté road trip mais un peu moins le côté romance sexuelle. 

mardi 20 juin 2017

Un parfum d'herbe coupée


« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j ai fait la gueule. Mais j ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l odeur de sa première clope. J ai dit ouais, j ai dit super, la mort dans l âme, même si j avais compris que la GTS pour la GTX, c était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. »

Mon avis:

J'ai passé un bon moment avec ce livre mais malheureusement, sans plus. J'ai trouvé le style d'écriture de l'auteur est très amusant. Il emploie des expressions que j'ai trouvées originales et drôles. Elles sont assez divertissantes et ça m'a fait rire.

De plus, j'ai bien aimé la vision qu'a l'auteur concernant la vie quotidienne. Je l'ai trouvée plutôt originale et truffée d'humour, ce qui rendait le récit agréable. J'avais un peu l'impression de voir le monde à travers des lunettes déformantes, ce qui rendait les évènements plus amusants.

Mais après l'histoire ne m'a pas vraiment emballée. Je n'ai pas été très passionnée par ce que le narrateur nous racontait et je suis plutôt restée froide à ce qui a été racontée. Cela ne m'a pas réellement transporté et c'est un peu décevant.

De plus, j'ai trouvé que l'auteur partait un peu dans tout les sens. J'ai eu du mal à m'y retrouver et plus d'une fois j'ai été assez perdue dans le récit. En effet, l'auteur raconte des épisodes qui ne se suivent pas forcément, il y a des retours en arrière, etc. Et tout cela m'a déstabilisée.

Pour conclure, j'ai bien aimé le style et les notes d'humour qui rendaient ce roman assez original mais le récit m'a un peu perdu si bien que je ne l'ai pas trouvé super intéressant.

La couleur des sentiments


Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s'occuper des enfants mais pas d'utiliser les toilettes de la maison. Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s'apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même.

Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ce roman que j'avais envie de découvrir depuis très longtemps. J'avais adoré le film donc j'étais assez curieuse de pouvoir également partir à l'assaut du livre. Et le verdict est que j'ai préféré le livre.

Tout d'abord, le contexte historique est très intéressant. On se retrouve dans une époque où les inégalités raciales sont encore très présentes mais surtout dans une région où ces inégalités durant ces années-là est très raciste, le Mississippi. On en apprend beaucoup sur la vie quotidienne des "bonnes noires", des mœurs américaines sur les différences blancs/noirs mais aussi sur l'avenir des femmes! C'est assez stupéfiant de voir autant d'idées fausses concernant notamment les personnes noires! Mais ce qui est également happant c'est qu'on est dans une période maintenant largement révolue mais on sent déjà le vent du changement... C'est un peu comme si on assistait à un renversement d'un fonctionnement sociétal qui n'a pas lieu d'être.

Ce que j'ai aussi bien aimé c'est que le livre alterne différent points de vue: on a la voie de différentes bonnes mais aussi de Skeeter, la journaliste. C'est très distrayant de découvrir le récit sous différentes visions. En fonction des personnages, on n'a pas le même sentiment concernant les évènements, les mêmes informations!

Ce qui m'a beaucoup plu également c'est que le livre est également très précis. On peut trouver ça un peu longuet mais moi j'aime bien parce qu'on est complètement plongé dans l'univers, dans la vie des différentes femmes. Je trouve que ces précisions rend le livre encore plus intense et plus émouvant. Pour moi, ces petits détails nous donnent plus de couleurs, plus de profondeur au récit.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre grâce aux précisions qu'il apporte par rapport au film, car elles permettent de rendre le récit plus vivant et plus émouvant.

lundi 19 juin 2017

Hypothermie


C’est l’automne. Maria, une femme d’une cinquantaine d’années, est retrouvée pendue dans son chalet d’été sur les bords du lac du Thingvellir par Karen, sa meilleure amie. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que ce n’était pas « le genre » de Maria de se suicider. Elle lui remet une cassette contenant l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d’entrer en contact avec sa mère décédée deux ans plus tôt, qui lui avait promis de lui envoyer un signe de l’au-delà. Aussi dubitatif que réticent, Erlendur lui promet d’écouter l’enregistrement tout en lui répétant que ni l’enquête ni l’autopsie n’ont décelé le moindre élément suspect. L’audition de la cassette le convainc cependant de reprendre l’investigation à l’insu de tous.

Mon avis :

Pour moi ce roman est pour l'instant le meilleur de la saga des enquêtes d'Erlendur Sveinsson! J'ai vraiment adoré ce livre! Tout d'abord parce qu'on plonge dans le doute. Un des leitmotiv de ce tome est de savoir s'il existe un voyage nous menant à une vie après la mort, qui est questionné durant tout au long du livre. En effet, pourquoi Erlendur n'abandonne pas cette enquête, n'accepte pas la conclusion qui est donnée après avoir écouté cette cassette?

Mais je trouve que c'est un livre très intéressant également par d'autres thématiques qu'il aborde, notamment le domaine de la manipulation et plus particulièrement celui de la manipulation psychologique. Encore une fois, on est donc plongé dans le fonctionnement de l'âme humaine et c'est juste passionnant je trouve.

J'ai eu également plaisir à retrouver un des thèmes abordés dans beaucoup des livres de cette série, qui est la disparition. C'est un peu une touche caractéristique de cette série donc c'est presque réconfortant de la retrouver.
Et puis, ce que j'ai beaucoup apprécié c'est que ce roman est plus "personnel" concernant Erlendur Sveinsson. On en apprend plus sur lui, sur son passé et moi j'adore ça, connaitre un peu plus le personnage principal. En effet, dans beaucoup de policiers on se retrouve avec un commissaire mystérieux et c'est un peu énervant je trouve.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé l'aspect psychologique de ce roman.

Un bûcher sous la neige


Au coeur de l'Ecosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce livre malgré un style d'écriture un peu difficile au début. Tout d'abord, il m'a tout de suite passionné par son contexte historique. En effet, on parle d'un époque peu connu de l'Angleterre et plus particulièrement la guerre de succession entre Guillaume III d'Orange, protestant, et Jacques II, catholique. J'ai trouvé que le point de vue de l'auteur était assez intéressant car en tant que lecteur, nous assistons à tout cela mais nous ne l'affrontons pas de front.

Ce qui rend ce livre assez singulier c'est son style d'écriture. En effet, j'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire parce que la narration est très confuse et qu'il faut s'accrocher pour suivre le fil du récit. Mais finalement ça vaut le coup de persévérer dans sa lecture. J'ai été stupéfiée par le style car il évolue en fonction du regard que l'on peut avoir sur Corrag. Au départ, elle est prise pour une sorcière un peu folle donc le style est très confus!

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce livre c'est qu'il nous donne une grande leçon de vie. En dehors de ce contexte historique peu connu qui fait rage entre l'église protestante et catholique, on en retrouve un beaucoup plus courant: la sorcellerie! C'est assez intéressant d'approcher cet aspect-là de l'histoire également. Mais à travers la question de la sorcellerie, on retrouve une belle leçon sur l'apparence, les préjugés et les stéréotypes. Il nous rappelle qu'il ne faut pas se fier à la première impression ni aux ragots pour juger une personne.

Pour conclure, j'ai trouvé ce livre assez particulier notamment par son style d'écriture mais très passionnant par son contenu!

dimanche 18 juin 2017

Hiver Arctique


Comment peut-on poignarder un enfant ? Au coeur de l'hiver arctique, en Islande, un garçon d'origine thaïlandaise a été retrouvé assassiné. Il avait douze ans. Crime raciste ? Le commissaire Erlendur mène l'enquête, s'acharne et s'embourbe. Il ne comprend plus ce peuple dur et égoïste qui s'obstine à survivre dans une nature hostile. l'absurdité du mal ordinaire lui échappe...

Mon avis:

Cette enquête d'Erlendur Sveinsson n'est pas celle que j'ai préféré mais finalement j'ai été assez perplexe par la nature de l'enquête, ce qui m'a passionné. En effet, ce roman montre très bien l'absurdité de tuer un enfant! C'est quelque chose d'assez incompréhensible car souvent, l'enfant représente l’innocence, alors pourquoi tuer un enfant?! C'est ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman, car l'auteur a vraiment bien su décrire l'absurdité d'un tel meurtre.

Mais malheureusement cela tourne assez rapidement en rond. Après, c'est plutôt logique vu le sentiment qu'on a vis à vis du meurtre. En effet, comment trouver des ennemis, des motifs, face à un cadavre d'enfant poignardé? Mais c'est quand même assez frustrant parce qu'on ne sait pas où tout cela nous mène, on revient toujours à la case départ et on passe de piste en piste sans avoir plus de résultats.

La fin a aussi été un peu décevante à mon avis. Le fin mot de l'histoire est fidèle à tout le livre mais bon j'aurais aimé quelque chose d'un peu plus... explosif ou un peu plus rebondissante! Mais au moins cette fin a le mérite de rester complètement réaliste et n'est pas tirée par les cheveux.

En dehors de cette enquête, on retrouve d'autres enquêtes qui se mêlent avec la première. Au départ c'est un peu perturbant de se trouver plonger dans ce nœud de mystères mais ensuite on avait envie d'en savoir plus... peut-être est-ce un préambule d'une prochaine enquête?

Pour conclure, j'ai bien aimé la façon dont est présenté l'enquête même si on tourne un peu en rond.

samedi 17 juin 2017

Les étoiles de Noss Head - tome 1 - Vertige


À presque 18 ans, Hannah enrage de devoir subir un nouvel été à Wick, petite ville portuaire écossaise. Il n'y a pas plus ennuyeux que cet endroit pour une citadine de son âge. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Leith. Il est bâti comme un roc et possède les plus beaux yeux qu'elle ait jamais vus. Qu'importent les rumeurs qui courent au sujet du jeune homme... l'attirance est immédiate, réciproque et irrépressible.
Puis tout bascule. Le conte de fées se transforme en cauchemar et le destin d'Hannah est scellé. Leur relation résistera-t-elle à l'inimaginable ? Sauront-ils vaincre le pire ? Car les légendes sont parfois plus réelles que l'on croit.

Mon avis:

J'ai commencé ce livre avec une certaine appréhension et une grosse curiosité. En effet, ce livre ne fait pas partie de mon genre de prédilection mais j'avais quand même envie d'essayer, car j'étais curieuse de savoir pourquoi tout le monde l'aimait autant.

J'avoue qu'au début c'était franchement mal parti cette histoire! J'ai trouvé que le récit était truffé de clichés adolescents qui m'ont un peu légèrement énervé. On retrouve beaucoup de clichés sur le physique, sur les jeunes filles fragiles qui succombent à de beaux muscles... Mouais j'avoue que je ne suis pas fan.

Et puis... l'histoire a un goût de Twilight. Je n'ai pas été très fan dans mon adolescence de cette saga donc j'avoue que de retrouver des similitudes n'arrangeaient rien à l'affaire. Après voilà ce ne sont que mes goûts mais c'est vrai que cela ne m'a pas vraiment donné envie de continuer ma lecture.

Finalement, j'ai trouvé assez peu d'intérêt à l'histoire, qui m'a paru assez prévisible et assez cliché mais ce que j'ai adoré dans ce roman c'est les sensations qu'il m'a procuré. Pendant presque toute ma lecture j'avais l'impression de ressentir à l'extrême les émotions du roman. Sophie Jomain arrive très bien à nous faire ressentir les sentiments des protagonistes.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé les ressentis transmis dans ce livre qui m'ont fait passé un très bon moment mais je ne pense pas que je continuerais la saga, car je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt à l'histoire.

Amok ou le fou de Malaisie


Ce recueil de nouvelles est composé:
  • Amok
  • Lettre d'une inconnue
  • Ruelle au clair de lune
La passion en ce qu'elle a d'irrésistible et de semblable à la folie : c'est le thème central de ces récits publiés en 1922 par l'auteur du Joueur d'échecs et de La Confusion des sentiments. L'amok, en Malaisie, est celui qui, pris de frénésie sanguinaire, court devant lui, détruisant hommes et choses, sans qu'on puisse rien faire pour le sauver. Le narrateur rencontre sur un paquebot un malheureux en proie à cette forme mystérieuse de démence. Histoire encore d'une folie, d'une passion - d'un amour fou, cette fois - que la Lettre d'une inconnue reçue par un romancier à succès. Mais la passion peut faire de l'homme dominateur et méprisant un être humilié et ridiculisé : c'est le thème du troisième de ces récits, La Ruelle au clair de lune.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ces trois nouvelles qui ont comme sujet commun la folie meurtrière, la passion amoureuse. Ces trois histoires racontent sous différentes façons comment l'amour peut amener l'Homme à la folie! L'auteur arrive très bien à nous faire ressentir la violence de ces sentiments et à nous plonger dans leur folie.
En effet, l'auteur centre les histoires notamment sur les sentiments et les ressentis des personnages. On est vraiment dans leur tête et on est complètement plongé dans ce tourment et c'est juste passionnant.

En ce qui concerne la première nouvelle, il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dedans, pour m'habituer au style de Stefan Zweig mais après je n'ai pas plus lâcher ma lecture, ça se lit tout seul!
Par rapport à la troisième nouvelle, j'ai trouvé que ça avait un petit goût de Maupassant qui n'était pas du tout désagréable.

Par contre, certains pans des différentes histoires étaient assez prévisibles mais cela ne m'a pas plus dérangé parce que je trouve que l'intérêt des nouvelles n'était pas là mais se trouvait plutôt ailleurs: c'est vraiment le ressenti, la passion, le tourment, les pensées folles qui animent les personnages. C'est ça qui m'a passionné!

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles qui transcrit très bien le tourment dans lequel sont plongés les protagonistes.

Funérailles célestes


En 1956, Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine, remplis de l'espoir des premières années du communisme en Chine. Par idéal, Kejun s'enrôle dans l'armée comme médecin. Peu après, Wen apprend la mort de son mari au combat sur les plateaux tibétains. Refusant de croire à cette nouvelle, elle part à sa recherche et découvre un paysage auquel rien ne l'a préparée - le silence, l'altitude, le vide sont terrifiants. Perdue dans les montagnes du nord, recueillie par une famille tibétaine, elle apprend à respecter leurs coutumes et leur culture. Après trente années d'errance, son opiniâtreté lui permet de découvrir ce qui est arrivé à son mari... Quand Wen retourne finalement en Chine, elle retrouve un pays profondément changé par la Révolution culturelle et Deng Xiaoping. Mais elle aussi a changé : en Chine, elle avait toujours été poussée par le matérialisme ; au Tibet, elle a découvert la spiritualité.

Mon avis:

Je crois que c'est un livre à lire une fois dans sa vie. Pour moi ça été un véritable chamboulement! Ce roman m'a beaucoup marquée parce que je ne pouvais m'empêcher de penser que cette histoire est basée sur des faits réels, sur un témoignage! C'est assez impressionnant de savoir que quelqu'un ait pu vivre tout cela!
De plus c'est une histoire très émouvante! Pour moi c'est une magnifique histoire d'amour qui va au delà du réalisme! En effet, même si j'avais constamment en tête qu'il s'agissait d'une histoire réelle, j'avais du mal à me dire que c'est réel!

Wen est une femme exceptionnelle! Elle est très persévérante, on pourrait presque dire obstinée. Ce que j'ai trouvé impressionnant chez elle, c'est son courage. Elle part au Tibet pour retrouver son mari alors que c'est la guerre! Elle va s'adapter à tous les changements radicaux qui vont se produire dans sa vie.

Ce que j'ai aussi trouvé très intéressant dans ce livre c'est le contraste entre la culture chinoise et tibétaine, qui sont très différentes que ça soit dans leurs habitudes de vie ou même dans la religion.
De plus, une bonne partie du roman se déroule au Tibet donc on en apprend beaucoup sur le mode de vie des nomades tibétains. C'est assez intéressant et dépaysant!
 Ce qui est assez intéressant également ce sont les préjugés assez caricaturales et faux qu'ont chacun des deux peuples! On voit qu'il est facile d'avoir des idées négatives et complètement erronées sur un peuple.

Mais certaines habitudes tibétaines ont été assez choquantes pour mon oeil occidental notamment ce qu'est les "funérailles célestes". C'est là où on comprend vraiment ce que veut dire le "choc des cultures"! Mais d'un autre côté c'est toujours très intéressant de voir les façons de pensées des différentes cultures.

Pour conclure, c'est un livre très marquant et où j'ai eu du mal à me dire que ce qui s'est passé est réel!

Mystère Rue des Saints-Pères


Paris, juin 1889 : le monde entier se presse à l'Exposition Universelle où la Tour Eiffel, qui vient d'être achevée, accueille plus de mille visiteurs par jour. Les Français s'aperçoivent qu'ils ont un Empire colonial en découvrant les pavillons exotiques et les villages indigènes groupés au pied d'un des temples d'Angkor reconstitué. C'est dans cette ambiance de kermesse que survient une série de morts inexpliquées. Les victimes ne présentent aucune blessure apparente et, hormis le fait d'avoir été présentes à l'Exposition, rien ne les relie entre elles. Victor Legris, propriétaire d'une librairie rue des Saints-Pères, n'aurait nulle raison de se mêler de ces affaires s'il n'était intrigué par le comportement de son père adoptif et associé, Kenji Mori. Il décide d'enquêter, au risque de voir basculer toutes ses certitudes...

Mon avis:

C'est le deuxième roman de Claude Izner que je lis et je suis bien contente d'avoir persévéré dans ma lecture parce que j'ai préféré ce livre au premier, même si j'ai trouvé que c'était un peu long à se mettre en place. C'est dommage parce que le roman n'est pas très grand donc ça parait un peu disproportionné avec un début long et donc une fin qui devient ultra courte.

Après j'ai bien apprécié l'atmosphère dans lequel nous met l'auteur. En effet, il n'y a pas de véritables méchants! Si bien qu'on se méfie de tous le monde parce qu'on imagine personne être le meurtrier. Il y a plusieurs rebondissements et des virages à 180° lors de cette enquête si bien qu'on ne s'ennuie pas.

De plus, je trouve que l'enquête a été assez bien menée. Victor Legris agit avec méthode et au fur et à mesure on sent qu'on s'approche de la révélation finale. Donc c'est assez sympa. Après, je trouve que la chance a joué une grande part pour confondre le meurtrier donc ça c'est un peu dommage.
Et puis, j'ai trouvé que même si l'enquête était sympa, le mobile des meurtres me semble quand même assez tirée par les cheveux.

Pour conclure, j'ai bien apprécié ce policier malgré quelques petits faiblesses.

vendredi 16 juin 2017

Le crime de Paragon Walk


Un crime sordide vient troubler la quiétude huppée de Paragon Walk. Tandis que l'inspecteur Pitt, chargé de l'affaire, se heurte à l'hostilité et au mutisme des résidents du quartier, son épouse Charlotte, assistée de sa sœur Emily, la charmante Lady Ashworth, ne se laisse pas intimider par cette omerta de classe. De garden-parties en soirées, elles font tomber un à un les masques de l'élite. Les façades respectables de Paragon Walk se lézarderont peu à peu pour exposer à cet infaillible trio de détectives leurs inavouables secrets et mensonges.

Mon avis:

Encore une fois, j'ai un avis partagé concernant un roman d'Anne Perry. En effet, j'adore l'époque dans lequel se déroule cette enquête. L'époque victorienne est assez particulière notamment vis à vis des mœurs de la bonne société et le contraste assez énorme entre la noblesse et la population anglaise. On retrouve dans ce livre les codes et les protocoles typiquement anglais de la noblesse.

Ce que j'ai beaucoup aimé c'est que cette noblesse si distinguée ne l'est qu'en apparence! En effet, je me suis beaucoup amusée avoir la population noble se tirer des couteaux dans le dos. Tout est fait avec tact et implicitement mais je me suis amusée de voir les querelles et les joutes verbales de ces personnes.

Mais après ce qui m'a déplu c'est le personnage de Thomas Pitt. En effet, il est vraiment absent et semble complètement insignifiant. Finalement c'est plus sa femme qui a mené l'enquête et c'est dommage. En effet, cela ne donne pas un visage glorieux à la police victorienne qui parait assez incompétente puisque finalement c'est la femme de l'inspecteur qui fait le boulot.

Pour conclure, j'ai bien aimé les querelles qui contrastent avec le côté précieux de la noblesse victorienne mais j'aurais aimé que ça soit l'inspecteur qui mène l'enquête et pas sa femme!