samedi 22 octobre 2016

Le meilleur des mondes


632 après Ford: désormais on compte les années à partir de l'invention de la voiture à moteur. La technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu.
La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in vitro, les désirs s'assouvissent sans risque de reproduction, les émotions et les sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés.
La société de ce Meilleur des mondes est organisée, hiérarchisée et uniformisée, chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies, maîtrisées, disciplinées, accomplies.
Chacun concourt à l'ordre général, c'est à dire travaille, consomme et meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou exulter.
Mais un homme pourtant est né dans cette société, avec, chose affreuse, un père et une mère et, pire encore, des sentiments et des rêves. Ce "sauvage" qui a lu tout Shakespeare et le cite comme une Bible, peut-il être un danger pour le "monde civilisé"?

Mon avis:

Le début de ce roman de dystopie m'a complètement emballé! La façon dont cette société contrôle l'individu, les naissances est vraiment super intéressant! Je me suis posé plein de questions sur l'éthique, le conditionnement, etc. Je trouve que l'auteur fait passer un message assez important dans ce livre (enfin ce n'est que mon interprétation): le progrès ne doit pas amener à l'annihilation de l'humanité, de la liberté de penser et de la liberté d'opinions.

L'homme est contrôlé dans tout ces aspects, que ce soit dans la vie quotidienne, sa pensée, ses habitudes et même ses émotions! C'est très effrayant de voir ça! Ce côté-là m'a beaucoup intéressé et les premiers chapitres m'ont complètement subjugué mais après j'ai trouvé que cela retombait comme un soufflé. Finalement, le reste de l'histoire n'apporte pas grand chose et je n'ai pas forcément compris où voulait en venir l'auteur. Cela reste bien mais ce n'est pas aussi formidable que le début.

La fin m'a surtout déçue et j'en aurais bien voulu une autre, qui apporte un éclairage nouveau sur l'affaire parce que là à part subir notre destin je n'ai pas trop compris quel est le fin mot de l'histoire...

Sinon j'ai bien aimé le style de l'auteur qui est parfois un peu compliqué je trouve mais qui, sinon, est très fluide et compréhensible sans se torturer la tête.

Pour conclure, j'ai bien aimé cette histoire particulièrement le début mais la fin m'a paru un peu décevante...

mercredi 12 octobre 2016

Sacrées sorcières


Ce livre n'est pas un conte de fées, mais une histoire de vraies sorcières. Vous n'y trouverez ni stupides chapeaux noirs, ni manches à balai: la vérité est beaucoup plus épouvantable. Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire, vivent dans des maisons ordinaires. En fait, elles ressemblent à n'importe qui.
Si on ajoute à cela qu'une sorcière passe son temps à dresser les plans les plus démoniaques pour attirer les enfants dans ses filets, vous comprendrez pourquoi ce livre vous est indispensable!

Mon avis:

Cette lecture a été très instructive! C'est un livre de mon enfance et j'ai trouvé que c'était passionnant de le relire avec mon regard plus adulte. De plus je l'ai lu après avoir consulté le Hors-Série Lire sur Roald Dahl, ce qui apporte un regard nouveau sur le livre.

J'ai trouvé qu'il y avait dans ce livre une part autobiographique: il s'agit d'un petit garçon anglais avec une grand-mère norvégienne. J'aime beaucoup trouver des supposés indices de la vie de l'auteur dans ces œuvres (même si ce n'est que mon interprétation!). Je trouve ça amusant!

Le style de l'auteur est toujours aussi délicieux et est tellement entrainant. J'ai dévoré le livre et j'ai adoré ces moments de lecture avec. L'auteur a une écriture très enfantine et simple mais l'histoire peut paraître finalement assez cruelle et méchante.

J'aime beaucoup aussi cette histoire pour la dichotomie entre un côté assez humoristique et un côté pseudo-scientifique. L'histoire est drôle parce que c'est très farfelus et complètement fou mais d'un autre côté, je m'imaginais la grand-mère, puis le petit-fils comme des experts des sorcières. Tout cela donne un savoureux mélange!

Comme je l'ai déjà dit, l'histoire est complètement farfelue et j'adore ça! L'univers de Roald Dahl est tellement surprenant! Le fait que les sorcières, personnages de contes, soient des personnes de la vie de tous les jours (il rend les sorcières réelles finalement), nous sort de la réalité pour nous emmener dans un monde dément mais tout en ayant l'impression que cela pourrait être vraie! Je trouve que cette nuance rend l'histoire tellement captivante!

Un point qui me tient à cœur également c'est le dénouement de l'histoire. On pourrait s'attendre à une autre fin mais non. Cette fin peut paraître surprenante surtout que c'est un roman pour enfants mais je trouve que c'est bien mieux comme ça! (désolées c'est assez confus mais je ne veux pas spoiler la fin!)

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre par son côté farfelu!

dimanche 9 octobre 2016

Péchés mortels


Premiers jours du printemps à Venise. La vie s'écoule trop calmement et le commissaire Brunetti trouve le temps long à la questure. Jusqu'au moment où entre dans son bureau Suor'Immacolata, aujourd'hui défroquée et redevenue Maria Testa. Elle vient demander l'aide de la police parce qu'un certain nombre de morts suspectes sont survenues dans l'institution où elle travaillait. Est-ce un effet de son imagination débordante ou se passe-t-il réellement des choses effrayantes autour de ces personnes âgées qui lèguent leur fortune à diverses congrégations religieuses?
Brunetti va enquêter et découvrir qu'une institution toute puissante tire les ficelles avec l'aide de certaines prêtres fanatiques. Difficile de se battre lorsqu'on décide de se servir des armes de l'adversaire.

Mon avis:

Malheureusement, cette lecture fut pour moi assez décevante... Pendant un certain temps je me suis demandé ce qui se passait. Le début est très lent et on ne sait même pas s'il y a vraiment une enquête... ça traine et on ne fait qu'attendre le début de l'enquête!
Cela rend le rythme du livre très décousu: les deux premiers tiers du livre sont assez lents et il ne se passe pas grand chose et puis la fin tout se passe assez rapidement! Tout s'enchaine beaucoup trop vite et je trouve que ça nous laisse un peu sur notre faim!

Mais d'un autre côté, j'ai beaucoup aimé le côté voyage de ce livre. On est plongé dans le quotidien italienne et c'est juste super, surtout la cuisine italienne! Voyager par les saveurs, c'est juste super!
Un autre aspect assez intéressant de cette culture italienne est la question de la religion, qui a une part importante dans ce livre. On voit que la religion prend une grande place dans la vie des italiens et les enjeux que cela peut produire.

Pour conclure, ce livre ne m'a pas beaucoup conquise par son démarrage trèèès long.

L'homme du lac


A la suite des tremblements de terre d'Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête.

Il dormait au fond d'un lac depuis soixante ans. Il aura fallu un tremblement de terre pour que l'eau se retire et dévoile son squelette, lesté par un émetteur radio recouvert d'inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Qui est donc l'homme du lac ? L'enquête révèlera au commissaire Erlendur le destin tragique d'étudiants islandais confrontés aux rouages implacables de la Stasi.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé cette histoire! L'enquête était vraiment passionnante par son fond historique! J'ai vraiment adoré cet aspect-là de retour dans le passé. Mais d'un autre côté, ça m'a un peu perturbé au départ parce que je n'avais pas compris qu'il y avait "deux histoires"!

Ce que j'ai aussi aimé c'est que l'enquête piétinait, tournait en rond. Cela peut paraître bizarre mais je trouve que ça lui donne un côté plus véridique. On a trop souvent des enquêtes policières où tout se résout d'un claquement de doigt alors que là, l'enquête prend du temps et même si ça peut être frustrant cela la rend plus vraie. Et puis, le suspense est gardé jusqu'à la fin!

J'aime aussi beaucoup le rapport qu'à l'auteur vis à vis de son pays, l'Islande. Tout d'abord, c'est un pays que j'aime beaucoup donc j'adore lire les descriptions qui sont faites. Et puis, j'aime ce rapport étrange entre le côté dur et froid de l'Islande mais d'un autre côté on voit que l'auteur est fière de sa nation! Cela donne un mélange très intéressant!

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé le fait que l'enquête nous renvoie à un épisode historique.

Tant que nous sommes vivants


Bo et Hanna travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès les premiers regards, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus...
Mais quand l'ombre a pris la place de la lumière, l'amour suffit-il à nous garder vivants?

Mon avis:

Je tiens tout d'abord à dire que j'ai reçu de multiples avis plus que positifs sur ce livre et s'il est vrai que c'est cela qui m'a décidé à le lire, ça a aussi gâché un peu ma lecture... Je crois que j'avais des attentes trop grandes. Mais malgré tout j'ai quand même bien apprécié.

Le début m'a paru assez plat et aussi assez surjoué. J'ai trouvé que ça avait un côté vu et rerevu. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait quelque chose de neuf, surprenant et pas mal d'incidents étaient, je trouve, attendus.
Bon comme ça, je noircis beaucoup le tableau parce que malgré cela, j'ai bien aimé le côté "mignon" de la relation entre Bo et Hanna: ça a un côté baume au cœur malgré tout.

Mais c'est vraiment la fin du livre qui a été pour moi magique! La fin m'a complètement prise aux tripes et j'en ai eu les larmes aux yeux! J'ai trouvé cette fin tellement émouvante. Même si certains bouts sont tragiques.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce livre malgré un début décevant.

La lionne blanche



En Scanie, par un bel après-midi d'avril 1992, Louise Akerbolm, agente immobilière et jeune mère de famille, disparaît dans des conditions mystérieuses. Pendant ce temps, en Afrique du Sud, un groupe d'Afrikaners fanatiques prépare avec soin un attentat contre une importante figure politique.
Quelques jours plus tard, le corps de Louise, le front troué d'une balle, est repêché dans un puit. L'inspecteur Wallander et son équipe enquêtent. Mais le passé de la victime est limpide et les recherches piétinent. C'est alors que les policiers découvrent sur les lieux du crime le doigt tranché d'un homme noir.
Y aurait-il un lien entre les deux affaires?
La suite? Un télescopage vertigineux entre la réalité quotidienne de la province suédoise et la lutte politique sanglante qui se déchaine au même moment à l'autre bout du monde.
Or Wallander en sait peu sur l'apartheid. Il n'est guère plus au fait de la situation internationale. Par exemple, il ignore la relation qui peut exister entre l'ex-KGB et les nationalistes blancs d'Afrique du Sud. Cette fois, ce n'est plus le sort de quelques individus qu'il a entre ses mains, c'est le destin d'une nation.

Mon avis:

Ce fut une histoire policière très intéressante parce qu'elle se déroule dans deux lieux différents: la Suède et l'Afrique du Sud. Les liens criminels entre ces deux pays sont surprenants et intrigants. De plus, on apprend pas mal de choses sur la situation de l'Afrique du Sud pendant les années 1990. Mais d'un autre côté c'est parfois un peu déstabilisant lorsque l'histoire transite d'un lieu à l'autre.

Malheureusement j'ai été assez déçue par le fait qu'on sache très vite le meurtrier et les raisons de ce meurtre. Beaucoup d'éléments sont dévoilés dans le livre bien avant la fin et ça gâche le suspense. Je trouve que l'enquête policière n'était pas assez présente malheureusement. Et que finalement, la seule chose qu'on voyait c'est que les policiers piétinaient pour retrouver le coupable alors qu'on le connaissait déjà!

Finalement, le suspense touchait plutôt des éléments annexes à l'intrigue principale (enfin presque tout le suspense) à mon avis. Cela est en rapport avec l'enquête mais ce n'est pas l'enquête elle-même qui est haletante! Mais il y a quand même du suspense!

Pour conclure, j'ai bien aimé cette intrigue mais j'aurais bien aimé que l'enquête soit plus au centre de l'histoire.

L'apprenti épouvanteur


"L'épouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d'être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu'un le fasse. Il faut que quelqu'un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable."
Thomas Ward, le septième fils d'un septième fils, devient l'apprenti de l'Epouvanteur don comté. Son maitre est très exigent. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire... Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l'horreur commence...

Mon avis:

Ce fut une bonne lecture pour ma part: on ne s'ennuie pas, le récit est assez intriguant et le style d'écriture facile. Mais malheureusement, j'ai trouvé ce livre trop enfantin. Les conflits et péripéties sont finalement simples et résolus trop facilement à mon goût: ça semble trop irréel!
De plus, les dénouements étaient plus qu'attendus je trouve! Il n'y avait pas vraiment de surprises...

Mais d'un autre côté, j'ai bien aimé ce côté enfantin (oui c'est un peu contradictoire). C'est un livre sensé faire peur (on peut lire sur la 4ème couverture à ne pas ouvrir la nuit) mais finalement ça ne fait pas vraiment peur: ça m'a amusé ce côté peur enfantin!

J'ai aussi aimé le côté créatures magiques, grimoire, le fait qu'on apprend comment maitriser les formes du mal (c'est sûrement mon côté intello qui doit ressortir).

Pour conclure cette (petite) chronique, j'ai bien aimé ce livre même si tout paraissait trop facile!

Rebecca


Dans une somptueuse propriété de la côte anglaise, hantée par le souvenir d'une première épouse disparue, une jeune mariée intimidée, un veuf taciturne, une gouvernante vêtue de noir s'observent dans un huis clos étouffant...
Entre conte gothique et suspense psychologique, Rebecca entremêle les passions et les haines, les silences et les menaces avec, en bruit de fond, le ressac de la mer sur les galets de la crique...

Mon avis:

J'ai eu un peu du mal à rentrer dans l'histoire. Le début m'a paru assez difficile, le temps de m'habituer au style d'écriture de l'auteur. Après, le style m'a paru agréable et ça se lit très bien! C'est juste le démarrage qui a été dur pour moi!

Au début, j'ai aussi trouvé quelques similitudes avec Jane Eyre (l'histoire d'une jeune femme modeste qui côtoie un homme riche et plus vieux). Mais très vite les similitudes se sont arrêtées! J'ai même à un moment détesté ma lecture! Je ne supportais pas les caractères qui m'énervaient: surtout la narratrice.

Mais d'un autre côté, c'était intéressant de voir l'impact que peut avoir une morte sur les vivants et comment elle influence la vie des uns et des autres alors qu'elle n'est plus là! J'ai trouvé cet aspect de l'histoire assez intéressante et c'est sûrement cela qui m'a donné envie de continuer ma lecture malgré l'agacement que je ressentais vis à vis des personnages.

Et puis, tout d'un coup, tout bascule! Personnellement, l'évènement me semblait plus qu'attendu mais heureusement qu'il est arrivé parce que ça a changé complètement ma lecture! A partir de ce moment-là, je n'ai pas pu décrocher mes yeux de ce roman. C'était vraiment passionnant! Dommage que ça soit arrivé aussi tard dans le déroulement de l'histoire...

Pour conclure, ce fut une lecture en deux parties: une bonne partie de l'histoire m'a agacée mais un évènement va tout bouleverser et à partir de là... waouh! J'ai adoré!