dimanche 25 septembre 2016

Zouck


"La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentis légère, presque éthérée. J'avais la sensation que mes gestes pouvaient s'affiner jusqu'à devenir parfaits."
Anouck, dite Zouck, a une passion: la danse. Qu'elle partage avec sa meilleure amie, Maïwenn. Jusqu'au jour où elles s'éloignent l'une de l'autre. Zouck, obsédée par l'idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde. De son côté, Maïwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante...

Mon avis (chronique un peu particulière je crois...):

Zouck est un livre très court qui se lit très bien. A mon avis, c'est le genre de livre qu'on peut savourer tranquillement pendant une matinée où on veut avoir un moment tranquille mais surtout émouvant! En effet, Pierre Bottero, avec son livre, nous montre un aspect pas très glorieux de l'adolescence mais pas forcément rare. Il arrive à nous faire passer ce que sont ces problèmes de l'âge pré-adulte et il le fait tellement bien, que même si on n'a pas traversé ce genre de crises, on se sent chamboulé et concerné par ces problèmes.

Il met en avant le monde impitoyable du sport et ce que sont prêtes les jeunes filles pour convenir à cet idéal sportif: on ne se rend pas forcément compte que le sport puisse nous détruire et je pense que beaucoup d'adolescents se sont pris dans le jeu sans voir les dangers qui leur tombent dessus.
Il parle aussi, même si cela peut paraître au deuxième plan, de cette période assez compliquée en terme de relations amoureuses mais aussi de relations amicales: il illustre très bien cette difficulté à gérer ces amours tout en excluant pas ses amis, ce qui peut se révéler n'être pas toujours facile.
Toutes ces problématiques sont apportés d'une telle façon qu'on ne demeure pas insensible au sort des personnages et qu'on ne lâche plus le roman!

J'ai aussi eu un immense plaisir de retrouver la plume de Pierre Bottero, qui est juste magique! La façon dont Zouck parle de la danse et de la liberté qu'elle ressent pendant qu'elle danse me fait penser à la poésie Marchombre dont les deux mots que j'ai retenu était Liberté et Harmonie.

Pour conclure, j'ai adoré ce petit roman qui est un concentré d'émotions et qui m'a touché au plus profond de moi. Pierre Bottero est vraiment un magicien!

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