mardi 23 août 2016

La pluie avant qu'elle tombe


Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question lancinante: y a-t-il une logique qui préside à ces existences?

Mon avis:

Cette lecture fut très agréable mais elle a aussi été émouvante. J'ai été particulièrement séduite par la narration. J'ai trouvé que de raconter une histoire familiale à travers des photographies était une idée formidable. Nous n'avons pas les photographies sous les yeux mais elles sont décrites de telle façon qu'on peut les imaginer facilement.

Le style de l'auteur m'a un peu déplu au début. J'ai trouvé la lecture difficile et j'ai du me concentrer pour suivre le fil de l'histoire mais après quelques pages, cela a été plus facile, peut-être me suis-je habitué à son écriture. J'ai finalement beaucoup aimé le style de Jonathan Coe.

L'histoire racontée à travers les photos est une histoire familiale. Au départ on ne comprend pas trop le but de cette lecture, la finalité de l'histoire et surtout qui est Imogen, la fille dont ce récit est adressé! Mais au fur et à mesure, certains liens s'éclaircissent alors que l'histoire s'assombrit. L'auteur sait très bien mettre en avant cette "malédiction" familiale qui conduit aux drames. La fin de l'histoire m'a profondément chamboulée: lorsque j'ai posé mon livre, j'étais en proie à certaines émotions qui m'ont toute retournée sans que je sache pourquoi.

Pour conclure, après un début difficile, j'ai très vite été emballé par l'histoire qui s'est fini en apothéose émotivement.

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