mardi 18 juillet 2017

Studio Harry Potter London


Durant mon voyage à Londres, comme je suis une potterhead, j'ai saisi l'occasion d'aller enfin au studio Harry Potter avec ma sœur, qui est également fan de Harry Potter. J'étais très excitée à l'idée d'y être et ce fut juste extraordinaire!





Le ticket d'entrée est assez cher mais il vaut vraiment le coup! On est plongé dans l'univers d'Harry Potter dans les moindres détails. On découvre énormément de facettes du film si bien que la visite est extrêmement riche. On passe de la Grande Salle, à la Salle Commune des Gryffondor, au bureau de Dumbledore, à la Forêt Interdite, etc.
On en apprend plus sur les décors, mais aussi les costumes, les objets. Par exemple, que tel ou tel objet a été acheté aux enchères, qu'on voulait tel objet parce que ça allait bien avec l'atmosphère de la pièce, etc. On en sait beaucoup plus sur tout le travail qui a été fait pour adapter les romans en films. D'ailleurs j'ai été impressionné par la quantité de travail mais aussi le nombre de ressources des personnes impliquées dans ce film.








Avec ma soeur, nous avions décidé de prendre les audioguides et ce fut une super bonne idée. Dans les studios, il y a déjà des explications, des vidéos mais là, avec l'audioguide, on en apprend encore beaucoup plus. Ils nous donnent beaucoup plus de détails et nous livre les difficultés auxquelles ils ont du faire face pour adapter ce que J.K. Rowling a écrit à l'écran.
Et ils nous donnent également des détails sur d'autres aspects du film comme l'éducation. En effet, ils ne faut pas oublier que les acteurs étaient des enfants qui devaient donc aller à l'école.
On nous livre aussi des anecdotes sur les acteurs, sur leur façon de jouer, sur leurs relations à la caméra (pas toujours facile pour un enfant de jouer devant une caméra).






Pour conclure, j'ai été complètement émerveillée d'être plongé dans l'univers de Harry Potter, je crois que j'en garderais des souvenirs inoubliables!
J'ai également trouvé que le travail fait pour nous expliquer comment fonctionne la production des films a également été extraordinaire. J'ai appris énormément de choses sur le cinéma, domaine que je ne connais pas forcément beaucoup.


samedi 8 juillet 2017

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur


Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur est un recueil de neuf nouvelles, écrites par Maurice Leblanc, qui constituent les premières aventures d'Arsène Lupin.
Vif, audacieux, impertinent, rossant sans arrêt le commissaire (qui ici, en l'occurrence, s'appelle l'inspecteur Ganimard), traînant les cœurs après lui et mettant les rieurs de son côté, se moquant des situations acquises, ridiculisant les bourgeois, portant secours aux faibles, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur est un Robin des Bois, de la " Belle Époque".
Un Robin des Bois bien français : il ne se prend pas trop au sérieux, ses armes les plus meurtrières sont les traits d'esprit ; ce n'est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate.

Mon avis:

Ce roman n'est pas un récit mais plutôt plusieurs petites aventures qui ont bien des liens entre elles et une suite logique mais finalement elles peuvent se lire indépendamment sans qu'on soit perdu. En fait, j'ai eu l'impression qu'il s'agit de petites histoires permettant de présenter aux lecteurs le personnage si extraordinaire d'Arsène Lupin.

J'ai d'ailleurs bien apprécié ce personnage qui semble être très doué pour les acrobaties et les déguisements. Il a toujours un tour dans son sac et réalise des coups de maitre improbables mais avec une légèreté et une insouciance à tout épreuve. 

J'ai beaucoup apprécié ce roman car je me suis beaucoup amusée pendant ma lecture. Je n'ai pas joué à l'apprenti détective en essayant de chercher qui est Arsène Lupin, quel coup allait-il prévoir, etc. Je n'ai non plus pas voulu trouver par moi-même le fin mot de l'histoire, j'ai plutôt décidée de me laisser complètement porter par le récit et la plume de Maurice Leblanc si bien que j'ai passé un agréable moment.

Malgré cela, au fur et à mesure, je trouve qu'on tombe de moins en moins dans le panneau. On est de moins en moins surpris par les procédés d'Arsène Lupin, qui finalement suivent souvent la même trajectoire. Après, cela ne m'a pas dérangé plus que ça, j'ai pris plus de plaisir à voir les personnages jouer au chat et à la souris qu'à deviner le dénouement de l'enquête.

Pour conclure, j'ai trouvé cette lecture très amusante notamment par le personnage d'Arsène Lupin.

La Belle et la Bête


"Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu'elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d'un pas ferme, et d'un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit: Bonsoir, la Belle."

Mon avis:

J'ai un avis plutôt mitigé pour ce livre, c'est dommage. En effet, dès le départ j'ai beaucoup aimé le style d'écriture. Il est plutôt soutenu mais justement, je trouve que cela allait très bien avec l'univers du château de la Bête. Cela montre la somptuosité du château et de toutes ses richesses. Et puis cela correspond bien également au style du conte.

J'ai également beaucoup aimé l'histoire, je l'ai trouvé très belle. Au fur et à mesure on voit la relation entre la Belle et la Bête lentement évolué mais de façon subtile, avec délicatesse et j'ai trouvé ça très émouvant. Cela fait vraiment très beau conte de fée.

Après, bien sûr que lorsqu'on a vu le dessin animé de la Belle et la Bête de Walt Disney, il y a pas mal de parties qui sont devinables même si finalement, on retrouve des variantes qui nous donnent l'impression de ne pas être complètement dans la même histoire.

Par contre, j'ai beaucoup aimé le début du roman, suivre l'évolution de la relation entre les deux protagonistes, mais par contre la partie "explications" est beaucoup trop trop longue! Elle ajoute une lourdeur énorme au récit et ma lecture est devenue beaucoup plus laborieuse! C'est bien dommage parce que l'histoire en elle-même est très réussie mais toutes ces explications! C'est beaucoup trop chargé, l'auteur n'aurait pas du insisté autant.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé l'aspect conte et le côté merveilleux de l'histoire de la Belle et la Bête mais les explications ont presque finies en indigestion!

vendredi 7 juillet 2017

Mes contes de Perrault


Il était une fois une petite paysanne nommée Soukaïna. Elle était si belle que les oiseaux et les animaux de la forêt accouraient à son passage. Sa grand-mère était souffrante alors elle s'enveloppa d'une burqa rouge pour lui porter des crêpes et un pot de gelée royale...
Pour notre plus grand plaisir, Tahar Ben Jelloun réinvente les contes de Perrault en leur insufflant un parfum de Mille et Une nuits.
"J'ai pris la liberté d'orientaliser ces contes, c'est-à-dire d'y mêler des épices et des couleurs issues d'autres pays, d'autres imaginaires" (Tahar Ben Jelloun)
Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce roman! J'ai trouvé son côté oriental vraiment très sympathique! On voyage vers l'Afrique du nord et j'ai adoré. Durant toute ma lecture j'ai été transporté dans un univers oriental, qui nous donne le goût du voyage et de l'aventure. Il fait chaud, il fait beau, ça sent les épices! C'est juste fantastique!

Ce que j'ai aussi beaucoup aimé dans ce livre c'est que Tahar Ben Jelloun nous fait voyager vers l'Orient mais aussi dans le temps. En effet, il parle à travers ses contes de sujets plutôt actuels. On retrouve la problématique de la mondialisation, il parle du handicap, il parle du droit des femmes et encore de plein d'autres sujets qui sont des thématiques de nos sociétés contemporaines. J'ai trouvé ça fantastique car il nous montre que les contes sont intemporels et que nous pouvons toujours retenir les leçons présentés dans ces histoires merveilleuses. Malgré le côté merveilleux et imaginaires des contes, on se retrouve dans un ancrage de réalité grâce à des morales sur nos sociétés et sur nos mœurs.

L'autre sujet abordé dans ce livre et que j'ai beaucoup apprécié c'est la question de la religion. Bien sûr, comme Tahar Ben Jelloun a orientalisé nos contes occidentaux, il a inséré la religion musulmane dans ses récits et j'ai trouvé ça fantastique. Il montre cette religion sous un beau jour, ce qui change radicalement de ce qu'on peut voir dans certains livres ou séries.

Pour conclure, j'ai bien voyagé grâce à ces contes orientaux mais ils m'ont également passionné par leur allusions à des sujets actuels.

mardi 4 juillet 2017

Les derniers jours de Rabbit Hayes


Neuf jours. C'est ce qu'il reste à vivre à Mia Hayes, surnommée affectueusement « Rabbit ». Neuf jours, après plusieurs mois de combat - parce que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée. À son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toute la vie de Rabbit ressurgit alors : l'enfance, l'adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet, sa fille de 12 ans - une certaine idée du bonheur. Au fil des jours, tous s'interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d'une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ? 

Mon avis:

 Ce livre a été pour moi un gros coup de cœur. En effet, j'ai adoré ce roman car il était très émouvant mais il ne tombe pas dans le pathétique ou le dramatique. J'ai senti que le but de l'auteur n'est pas de nous faire pleurer à chaudes larmes, de nous tirer les larmes. Elle ne dramatise pas un sujet qui est déjà sensible. Elle n'en fait pas des tonnes et c'est ce qui rend ce livre émouvant finalement. 

De plus, ce que j'ai aimé c'est que la tristesse de la situation est fortement contrasté avec des notes d'humour. Le sujet est certes triste, mais l'auteur en parle avec quelque notes d'humour qui dédramatise la situation. Bien sûr il ne s'agit pas de faire passer le cancer et les soins palliatifs comme un sujet banal et sans gravité, mais là l'auteur arrive à nous montrer une famille forte qui essaie de faire face à ce drame. 

Ce qui est aussi intéressant dans ce roman est qu'il s'agit d'un roman à plusieurs voix. On est confronté aux pensées, aux détresses et aux points de vue de plusieurs personnages que ça soit la fille de Rabbit, ses parents, ses frères et sœurs, etc. La problématique est donc abordée dans sa globalité et cela rend vraiment ce roman marquant... il n'est pas facile de savoir que ses jours sont comptés mais ce n'est pas du tout simple d'être la personne qui reste, qui doit continuer à vivre. Comment laisser une personne qui est chère à son corps s'en aller? Tout cela est abordé avec brio je trouve et surtout avec beaucoup d'émotions. 
Et puis j'avoue que le sujet abordé m'intéresse énormément. C'est sûr que ce n'est pas très joyeux mais d'un point de vue éthique, je trouve que c'est quelque chose qui nous pousse à la réflexion même si finalement dans ce livre, cet aspect-là est abordé assez succinctement.

Ce qui est aussi très beau dans ce livre c'est  le goût de nostalgie omniprésent dans le récit. On a effectivement une histoire partagée entre les évènements du présent et du passé. On est plongé au fil du roman dans l'enfance de Rabbit, de sa vie, de sa famille, de son entourage et surtout dans une magnifique histoire d'amour qu'elle a eu avec Johnny. C'est juste un récit magnifique où le passé se mêle à l'instant présent et qui résonne avec une sensibilité impressionnante. 

Pour conclure, j'ai adoré ce roman très émouvant mais pas pathétique. Le sujet abordé est intéressant et très bien traité.

lundi 3 juillet 2017

La Carrière du mal


En arrivant au bureau un matin, Robin – la jeune assistante du détective privé Cormoran Strike – trouve un colis qui lui est personnellement adressé. À l'intérieur : la jambe tranchée d'une femme. Pour Cormoran Strike, seuls quatre individus sont capables d’une telle atrocité. Quatre noms tout droit sortis de son propre passé. Persuadés que la police fait fausse route, Strike et Robin se lancent dans une enquête périlleuse, traquant un tueur psychopathe et fétichiste aux motivations insoupçonnables...
Roman noir d’un réalisme saisissant, La Carrière du mal nous plonge dans les ténèbres des perversions les plus troublantes. Thriller d'une densité psychologique rare, il met aussi en scène un homme et une femme arrivés à la croisée des chemins.

Mon avis:

J'ai encore une fois beaucoup apprécié suivre Cormoran Strike dans une de ces enquêtes. L'enquête est vraiment passionnante car encore une fois, l'inspecteur agit avec rigueur et méticulosité. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'il explore les différentes pistes qui s'offrent à lui et qu'il ne précipite rien, car lorsqu'on apprend la fin de l'histoire, cela ne semble pas tiré par les cheveux.
Et j'ai bien aimé le fait que l'enquête soit basé sur des évènements du passé. J'aime lorsque le passé se mêle au présent et lorsqu'il faut remonter dans son histoire pour trouver la clé de l'énigme.

Ce que j'ai aussi bien aimé c'est que ce tome est assez important concernant Cormoran et Robin. Des évènements dans leur vie respective ainsi que l'enquête les oblige à se dévoiler un peu plus et on en apprend beaucoup plus sur leur passé respectif. Ils gagnent de plus en plus en profondeur et deviennent encore plus attachants je trouve.

C'est un livre assez conséquent, qui a des allures de pavé mais finalement je n'ai pas du tout souffert de son côté poids lourd. Il se lit très facilement, je l'ai complètement dévoré. On est très vite plongé dans l'enquête et j'ai eu du mal à lâcher le livre avant de savoir ce qui se passait. Il y a pas mal de fausses pistes, de rebondissements et de suspens si bien qu'on ne voit pas le temps passer.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre qui nous permet d'en apprendre plus sur Cormoran et Robin. J'ai également apprécié la recherche dans le passéqui est effectuée pour retrouver l'expéditeur de ce drôle de colis.



Contes nippons au coin du feu


Je remercie Hystérie pour m'avoir fait parvenir ce roman à l'occasion du partenariat proposé par Livraddict

Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.
  • Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
  • De soie et de fourrure, Dola Rosselet
  • Le Yurei, Maud Wlek
  • Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
  • SokuShinbutsu, Célia Haro
  • Tetsuya,Marine Stengel
  • L'Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
  • So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
  • Les trois coups du spectre, Louise Roullier
  • Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L'Académie de Minuit
  • L'héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée
L'anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017

Mon avis:

Je préviens tout de suite, le titre est très traitre! J'imaginais un recueil de contes tranquilles à lire bien au chaud "au coin du feu" mais ce ne fut pas du tout le cas. On se retrouve plutôt avec des histoires assez maléfiques qui virent parfois au cauchemar! Il y a dans ces nouvelles pas mal de violence finalement même si ce n'est pas brutal. C'est assez envoûtant de se plonger dans ces histoires pleines de mystères. On n'est pas forcément à l'aise mais c'est électrisant.
Les créatures qui peuplent ces histoires sont aussi envoûtantes par leur côté magique que maléfiques et dangereuses. On ne sait pas trop qui semble sympathique ou non. Pour une fois, le beau n'est pas synonyme de gentil.
Tout cela donne un côté un peu angoissant à l'atmosphère globale de ce livre que j'ai beaucoup aimé.

J'ai aussi apprécié de retrouver des nouvelles assez variées. On a des histoires qui varient avec des créatures différentes mais aussi des registres différents: des histoires de combats, d'aventures, de voyages, de la vie de tous les jours, etc. 

Ce que je regrette un peu c'est mon ignorance dans le domaine de folklore japonais. On retrouve dans cette anthologie beaucoup de créatures différentes typiques des contes japonais et j'ai eu du mal à me visualiser tous ces personnages. Heureusement, j'avais mon ordinateur sous la main et j'ai pu faire quelques petites recherches. Dans certaines nouvelles, on retrouve des notes qui nous aident mais ce n'est pas le cas de toutes les nouvelles.

Un point qui m'a également surprise, c'est la fin de certaines nouvelles. J'ai été complètement déstabilisée par la fin de certains récits qui semblaient inachevés. On finit en plein milieu d'actions ou avec un mystère non éclairci et j'avoue que c'est un peu frustrant de ne pas savoir ce qui se passe ensuite. Après, malgré cela, j'ai passé un bon moment et j'ai essayé d'oublié ce détail dans la suite de ma découverte du folklore japonais.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ces contes nippons grâce à cette atmosphère envoûtante mais assez angoissante qui est omniprésente. J'ai aussi apprécié avoir découvert un petit peu les mythes japonais, quelque chose que je ne connaissais pas du tout. Mais j'ai été surprise par certaines fins assez abruptes.

lundi 26 juin 2017

Le lecteur de cadavres


Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite sœur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des « champs de la mort » avant d’accéder à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l'écho de ses exploits parvient aux oreilles de l'empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d'assassinats. S'il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s'il échoue, c'est la mort. C'est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l'époque médiévale, la haine côtoie l'ambition, comme l'amour, la mort.

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce thriller historique. Le coté historique est vraiment passionnant. La Chine médiévale, je ne connaissais pas vraiment et j'ai pu en apprendre beaucoup plus. L'auteur a vraiment fait un très bon travail, les détails sont omniprésents dans ce roman. On sent que l'auteur sait de quoi il parle et qu'il a fait des recherches approfondies sur son sujet.
Ci Song a réellement existé et est considéré comme un des premiers médecins légistes. Bien sûr on ne connait pas grand chose à part ses écrits. Mais je trouve que l'histoire d'Antonio Garrido aurait pu très bien être réelle.

Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est que la description des cadavres est vraiment très précise et surtout très méthodique! C'est un peu la technique de j'observe, j'en conclus que et j'ai bien aimé. Ce qui est agréable aussi c'est que même si les descriptions des plaies, etc. sont très détaillées, elles ne tombent pas dans le gore non plus.

En ce qui concerne les enquêtes, c'est la même chose. J'ai beaucoup apprécié le côté méthodique de Ci Song. Il essaie de rassembler des preuves et d'en déduire des conclusions, si bien que lorsque le dénouement de toute l'histoire est présentée au lecteur, cela ne semblait pas tiré par les cheveux. Et en plus, ces déductions ne m'ont pas permis de découvrir avant Ci Song l'auteur des meurtres.

Mais même si tout cela m'a beaucoup plu, j'ai eu une petite baisse d'intérêt à un moment. En effet, au bout de quelques centaines de pages, j'ai trouvé que le récit s'enlise. On tourne en rond et puis je commençais à me lasser à retrouver tout le temps le même schéma narratif! Heureusement, l'auteur arrive à nous faire sortir de cette routine, et ça allait beaucoup mieux.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce live pour sa précision tant du côté historique tant du côté thriller.


dimanche 25 juin 2017

Un été avec Louise


Août 1922. Louise Brooks a 15 ans.
Cette future icône du cinéma muet intègre la prestigieuse école de danse de Denishawn et touche du doigt son rêve : quitter sa ville étriquée du Kansas pour la flamboyante New York.
Seule ombre au tableau, ses parents lui imposent une chaperonne, Cora Carlisle. Une femme aux antipodes de la jeune Louise, avec des valeurs, le souci des convenances, mais aussi de lourds secrets... Car si Cora se porte volontaire pour accompagner la jeune fille, c'est avant tout pour pouvoir partir sur les traces de son propre passé obscur.
Elle n'imaginait pas que préserver la vertu de sa protégée s'avérerait aussi difficile. Louise, avec son air mutin, son petit carré noir soyeux à la frange bien dessinée, attire les regards, elle a soif de liberté et entend bien profiter de cette ville enchanteresse qui foisonne de théâtres, résonne d'un jazz enivrant et fourmille d'hommes. Ces cinq semaines passées ensemble vont changer le cours de leur vie à jamais....

Mon avis:

J'ai beaucoup aimé ce roman notamment à cause de son contexte historique. On est plongé dans les années 1920 aux Etats-Unis et c'est une époque assez intéressante concernant le féminisme. On fait face à deux générations de femmes avec des idées complètement oposées: les mères de famille sont offusquées face aux adolescentes qui prennent goût à une nouvelle liberté. Elles osent et se sentent libres mais cela ne plait pas à tout le monde.
Cette opposition entre ces deux générations sur la femme et de ses droits pousse à la réflexion je trouve.

Les personnages du roman, notamment Louise et Cora, sont vraiment très intéressants. En ce qui concerne Louise, je ne savais pas qu'elle avait réellement existé mais ce n'est pas le plus passionnant. Ce que j'ai vraiment aimé c'est que les deux personnages principaux sont beaucoup plus complexes qu'ils n'y paraissent. Au départ, on a l'impression d'être en face d'une jeune fille un peu provocante et d'une mère de famille bien rangée sans histoire. Finalement on en apprend tellement sur les deux personnes, et finalement l'impression de départ est finalement beaucoup plus nuancée.

Ce que j'ai aimé dans ce livre c'est aussi la quête de vérité. C'est un peu comme une mini-enquête au sein de ce livre et ça donne un peu de mystères. Effectivement, c'est cette petite enquête qui ouvre à énormément de souvenirs, de confidences, etc. qui nous permettent de mieux comprendre les deux personnages.

Mais ce livre montre aussi le désastre des mensonges, des secrets et des préjugés. Dès le départ, tout le monde a une opinion sur tout le monde. Au fil du livre on remarque qu'il ne faut pas se fier aux apparences, que tout n'est pas blanc ou noir. J'ai adoré ce livre pour cette leçon de vie qui est fondamental à mon avis, celle de ne jamais juger sans connaitre.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour son contexte historique, mais aussi pour les secrets qui se dévoilent petit à petit et qui nous montre que la vie est plus complexe que ce que l'on pense.

Réparer les vivants

 "Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps." Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

Mon avis:

 Au départ, j'ai été assez troublée par le style d'écriture particulier de l'auteur. On retrouve énormément de verbes avec peu de sujets et beaucoup de virgule, ce qui confère au récit un rythme très soutenu dès le début. Au début, c'était un peu difficile de s'habituer à ce style mais une fois habituée, ma lecture fut beaucoup plus facile. De plus, ce style assez particulier cadre parfaitement avec la thématique du livre, puisqu'il raconte le parcours d'une transplantation d'organes, ce qui doit se faire très rapidement. 

J'ai trouvé que cette histoire est très forte émotionnellement, et en tant que lecteur, ce n'est pas forcément facile. Malgré le caractère urgent, on ne considère pas Simon comme un corps mais comme une personne. On ressent très bien la douleur des parents, de l'entourage, leur détresse donc ce n'est pas facile de rester insensible à tout cela! 

Je pense que c'est un roman qui m'a touché également parce que le contexte fait que je n'ai pas pu prendre beaucoup de recul concernant cette histoire. Heureusement, je n'ai pas vécu d'histoires semblables mais du fait de ma formation et de la région dans laquelle j'étais pendant ma lecture, j'avais une énorme impression de familiarité. Je me suis posée pas mal de questions concernant l'impact qu'un récit peut avoir sur le lecteur. 

J'ai trouvé que ce récit est très passionnant à cause des sujets qu'ils soulèvent: la mort cérébrale, le don d'organe, la greffe, etc. J'ai trouvé que ces sujets sont très bien abordés dans ce livre et a fait écho à des cours que j'ai peu avoir sur l'éthique en santé.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé le sujet que je trouve très délicat et qui apporte beaucoup de réflexions. C'est également un roman qui m'a beaucoup émue.