lundi 23 avril 2018

A l'orée du verger


Je remercie Folio pour m'avoir fait parvenir ce roman à l'occasion du partenariat proposé par Livraddict

En 1838, la famille Goodenough s'installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l'Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d'une nouvelle croix le bout du verger qui fait péniblement vivre ses cultivateurs de pommes. Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l'Ouest et sa sœur Martha n'a qu'un rêve: traverser l'Amérique pour lui confier un lourd secret. 
Des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, A l'orée du verger nous plonge dans l'histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie. 

Mon avis :

Sans surprise, j'ai beaucoup apprécié ce livre comme beaucoup des livres de Tracy Chevalier. Le début m'a fait un peu peur car comme pour beaucoup de ces livres, l'autrice commence assez lentement mais rapidement je me suis prise dans l'histoire.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman c'est l'amour des arbres qui transparait durant tout le récit. C'est un livre qui donne envie de partir en Californie à la rencontre des arbres tout en mangeant des pommes (des reinettes dorées qui ont un goût d'ananas)! Les descriptions sont très détaillées sans être ennuyeuses car elles s'inscrivent très bien dans la narration. Elles sont emplies de détails mais aussi d'une certaine "douceur"/ respect, ce qui donnent envie d'en savoir beaucoup plus sur ces arbres. 

C'est aussi un récit qui donne envie de voyager à travers les grands espaces américains notamment en Californie (même si San Francisco n'est pas décrite sous son meilleur jour). Pendant quelques heures on s'évade aux Etats-Unis, sa nature et sa beauté et rien que pour cela, ce livre en vaut la chandelle!

J'ai aussi bien aimé ce livre pour le ton qui existe durant tout le récit. Les regrets, la mélancolie et les blessures de chaque personnage sont présents et ressentis par le lecteur. Cela rend l'histoire très émouvante et en refermant le livre, il m'a fallu un petit temps pour digérer le périple livresque que je venais de faire. 

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ma lecture du fait du voyage à travers la nature et la vie américaine mais également grâce aux émotions que l'autrice a réussit à faire transparaitre dans son récit.  

dimanche 8 avril 2018

L'Eveil


Aëlle, issue du milieu altermondialiste, se bat pour sauver l’Éducation Nationale, menacée de privatisation par l’État. Blessée lors d’une manifestation, elle va malgré tout travailler à la villa des Riveria, où elle rencontre Sloann, ce riche héritier. Ils se disputent aussitôt : vu son discours antigouvernemental, la jeune fille n’a-t-elle pas provoqué les Policiers ?
Ils n’ont rien en commun, excepté leur curiosité et leur ouverture d’esprit les poussant aux échanges vifs et argumentés.
Mode de vie, carcans sociétaux, écologie et blessures transmises par l’éducation… De discussions engagées en confidences, de querelles en réconciliations, les deux jeunes adultes apprennent à se connaitre. Au-delà de leur attirance mutuelle, leur monde intérieur vacille.

Mon avis:

J'ai été agréablement surprise par ce livre! J'avais envie de lire ce livre pour son côté "remise en question de notre société" mais j'avoue qu'il me faisait un peu peur étant très peu romance. Mais finalement ce livre m'a énormément plu! 

Au début j'avais un peu peur au vue de la première discussion entre Sloanne et Aëlle... je trouvais que ça faisait un peu superficiel. Mais très vite, cette première impression a été abandonnée parce que les discussions que peuvent avoir les deux adolescents sont extrêmement passionnantes! Ce sont des adolescents qui ont des convictions, qui s'intéressent à ce qui se passent autour d'eux et je trouve que c'est assez rare dans la littérature, de voir des jeunes qui ont une opinion sur une société. 

Ces discussions m'ont tellement plu que je suis restée accrochée à ce roman comme une abeille sur son pot de miel! J'avais juste envie de me replonger dans la lecture de ce livre et mon esprit avait du mal à se détacher de cette histoire. Le style d'écriture et la narration sont hyper bien maitrisées pour nous rendre accro! 

Après j'ai trouvé qu'il y a eu une petite baisse de rythme à un moment... le schéma narratif avait tendance à se répéter plusieurs fois ce qui a eu tendance à moins éveillé ma curiosité. D'un autre côté, cette répétition est plutôt nécessaire pour rendre le personnage de Sloanne plus crédible donc cela ne m'a pas tellement dérangé. 

Concernant les personnages, je les ai beaucoup apprécié pour leur côté vulnérabilité, ce qui les rend attachant. Mais j'ai été un peu déçu quand même. En effet, Sloanne et Aëlle viennent chacun d'un milieu "extrême" : le bourgeois dans son monde de luxe et de vices et l'écologiste de gauche très engagée et très nature. Je comprends le besoin de créer un contraste pour permettre de créer un réel impact concernant les arguments présentés dans ce livre mais finalement lorsqu'on se trouve "au milieu" on a du mal à s'identifier. Je m'explique. Dans mon cas, je suis pratiquement d'accord avec Aëlle mais d'un autre côté j'ai aussi des habitudes qu'a Sloanne. Et  j'ai donc eu l'impression que ces idées contraires excluent la personne qui se situe un peu au milieu, tiraillée entre les convictions de l'une et les habitudes de l'autre. Mais j'avoue, je chipote. 

De plus, j'ai beaucoup aimé voir l'évolution des relations entre Sloanne et Aëlle, pas toujours faciles mais très touchantes et réelles. J'ai vraiment eu l'impression d'une relation qui n'avait rien de superficiel mais au contraire elle semblait authentique. L'autrice a réussi à nous transmettre de très belles émotions et j'ai beaucoup apprécié cela.

Pour finir, je l'ai déjà dit ici et là mais j'ai été intéressé par les débats et les découvertes qu'on retrouve dans ce livre. J'ai beaucoup aimé le côté préservation de la planète, le fait que notre société n'est pas utopique, etc. Après je ne suis pas tout à fait d'accord au niveau du "degré" des arguments (je suis plus modérée je pense) mais je suis tout à fait d'accord! Je pense que c'est un livre qui permet de réfléchir sur comment les gros sous prennent le pas sur notre bien-être et que finalement, pour s'enrichir, on est prêt à avoir des comportements "inhumains". C'est bien sûr plus complexe que ça. 

Petite note "Huile de Palme"
Cela ne concerne peut-être qu'une ou deux lignes du roman mais j'ai adoré voir la problématique "huile de palme" abordée dans ce livre! Alors j'en profite pour donner mon grain de sel parce que je ne m'en lasse jamais et que mes amies commencent à en avoir marre je crois. En effet cela fait un an que j'ai décidé de bannir l'huile de palme complètement de mon alimentation et je vous assure que cela n'est pas évident! Notre alimentation est pleine d'huile de palme, car c'est une huile qui coûte peu chère (on en retrouve dans les biscuits, les pâtes à tartiner, les céréales, les glaces, etc.). Mais il faut savoir que l'huile de palme est très mauvaise pour notre santé car augmente le risque d'apparition de maladies cardio-vasculaires et de plus elle est responsable de la déforestation. Et déforestation cela veut dire destruction massive des arbres mais aussi de la faune présente dans les forêts. Depuis que j'ai vu des images d’orangs-outans brûlés vifs, j'ai pris ma décision (il faut savoir que depuis 2010, 100.000 orangs-outans ont été tués... pour de la pâte à tartiner c'est quand même triste...)

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour les discussions qu'ont pu avoir les deux personnages ainsi que pour les personnages vulnérables qui essaient de se construire dans un monde difficile. Mais j'aurais aimé pouvoir m'identifier un peu plus.

dimanche 18 mars 2018

Salon du Livre de Paris 2018


Ce samedi 17 mars, jour de la Saint Patrick, je me suis rendue avec une amie sur Paris pour le Salon du Livre! Pour moi, c'est la seconde fois que j'assistais à cet évènement et c'était une joie de retrouver cette ambiance.

Nous sommes arrivées un peu plus tard que l'année dernière pour éviter la queue et c'était gagné! Nous n'avons pas eu à attendre sur la pluie de Paris! A chaque fois, je suis hypnotisée par l'immensité de ce salon et le nombre important de stands! Nous avons fait un petit tour sans vraiment oser rentrer dans les stands à proprement dits, le temps de se repérer.

Mais très vite nous sommes parties à la recherche d'un livre, Mes contes de Perrault, de Tahar Ben Jelloun (livre que je cherchais désespérément l'année dernière... comme quoi il y a des choses qui restent les mêmes!). Mais cette fois-ci, bonheur pour mon amie! On a commencé à parler bouquins et en une-deux nous étions déjà entrain de sortir le porte-monnaie! 
Durant ce Salon, j'ai été assez raisonnable niveau achat avec (seulement) 4 livres
  • L'enfant de Sable, Tahar Ben Jelloun (éditions Points)
  • Ma, Hubert Haddad (éditions Zulma)
  • Les ombres de Montelupo, tome 3 de la saga "Le commissaire Soneri", Valerio Varesi (éditions Agullo)
  • Zakuro, tome 2 de la saga "Au coeur de Yamato", Aki Shimazaki (éditions Actes Sud)
Pendant notre découverte du Salon, nous avons pris un temps pour flâner autour des stands de Pygmalion et Flammarion pour faire dédicacer un livre chacune. Malheureusement pour mon amie, beaucoup de gens voulaient aller voir Sophie Jomain donc elle a abandonné l'idée.
Pour ma part, j'avais adoré Mon traitre et Retour à Killybegs, je suis donc allée voir Sorj Chalandon qui était très sympathique!

Nous avons découvert plein de stands que nous ne connaissions pas ou que nous connaissions à peine, nous avons feuilleté plein de livres, beaux-livres, album et bandes-dessinées! Même quand on achète pas, c'est toujours agréable de découvrir des œuvres rien que pour se rincer l’œil!

Néanmoins, le grand mystère de cette édition, ce fut les éditions Philippe Picquier! J'aime beaucoup cet éditeur mais impossible de le trouver... il était indiqué à un emplacement... déjà utilisé par d'autres éditeurs: les éditeurs du sud de la France! On a beau avoir cherché on ne les a pas trouvé... dommage!

Puis le Salon du livre, c'est aussi les scènes! Nous avons assisté à la scène organisé entre Amélie Nothomb et Delphine de Vigan, A nos démons, elles revenaient sur leurs livres et notamment les thèmes récurrents de leurs livres, notamment la relation avec les parents et la jalousie. C'était la première fois que je voyait et j'entendais Amélie Nothomb... c'est un sacré personnage! Delphine de Vigan m'a aussi bien plu, j'ai été très intéressée parce qu'elle a pu dire.

En fin d'après-midi, nous avons assisté à la discussion entre Véronique Olmi, Wilfried N'Sondé et Zakhar Prilepine sur La mémoire des humbles. Ils ont parlé de leurs livres respectifs et comment la littérature permet de rendre vivante l'Histoire. La discussion était extrêmement intéressante et j'ai été passionnée par ce qu'ils avaient pu dire sur la littérature et ses "pouvoirs".

Et puis finir, j'ai regardé le faux-procès Faut-il licencier Gaston Lagaffe? qui était très amusant! J'ai adoré lire les bandes dessinées de Franquin et j'ai donc été ravie de voir à travers ce procès des anecdotes sur ce qui se passe dans les BD, tout ça sur un ton humoristique et quelques petites piques sur l'actualité!

En bref, un auteur hyper sympa, des achats plaisirs, des découvertes qui en mettent plein les yeux, des discussions autour bouquin avec une super amie et des conférences passionnantes! Vivement l'année prochaine.

dimanche 11 mars 2018

Les fiancés du rhin


Alsace, années 1930. Noëlle, fille adoptive d'un viticulteur de Ribeauvillé, s’éprend d’un jeune étudiant allemand, Hans, venu participer aux vendanges le temps d’une saison. Leur passion n'est pas vue d'un bon œil. L'hostilité à l'égard du couple grandit à mesure que la paix entre la France et l’Allemagne est menacée. Bientôt, la guerre sépare les fiancés : le jeune homme est contraint de retourner dans son pays. Avec pour seules armes leur amour et leur foi en la justice, Noëlle et Hans vont s’acharner à survivre et ne jamais renoncer à se retrouver. L'amour se moque des frontières…

Mon avis:

Dans l'ensemble c'est un livre que j'ai bien aimé malgré quelques petits défauts.  En effet, j'ai trouvé que l'histoire était assez longue à se mettre en place avec une narration assez superficielle. Mais heureusement, l'autrice arrive à nous captiver avec certains éléments si bien qu'on reste attaché à l'histoire et qu'on prend plaisir à continuer sa lecture.

Mais heureusement, l'histoire devient de plus en plus intéressante avec un début de guerre très haletant. Le début est certes lent mais la suite en vaut vraiment la peine à ce qu'on persévère dans sa lecture. L'histoire devient moins mièvre mais plus sombre et tragique avec des personnages qui doivent se prendre en main. Noëlle devient adulte et on se retrouve avec une héroïne beaucoup plus intéressante.

Le début de la guerre, cela signifie aussi, comme le dit le synopsis, la séparation des fiancés qui vont se retrouver dans deux camps différents... et ça c'est super intéressant! Encore une fois, on a affaire à la complexité humaine, au fait qu'appartenir à une nation ou l'autre ne définit pas notre humanité.

J'ai aussi apprécié le fait que l'action se passe en Alsace et de retrouver des descriptions qui permettent l'émergence de belles images mentales sur cette magnifique région. Mais, j'ai été aussi assez énervée par certains clichés sur cette région... désolée de décevoir certains mais les alsaciens ne mangent pas de la choucroute et du baeckaoffa tout le temps, le grand nœud n'était pas aussi important à l'époque.
Et puis je chipote je sais mais si l'histoire se passe dans le Haut-Rhin, il faut utiliser les termes haut-rhinois, c'est à dire baeckaoffa et non baeckeoffe, etc.

De plus, j'ai eu du mal avec le côté nationaliste français de ce livre... les Alsaciens ne sont pas allemands certes mais se sentent plus alsaciens que français! Et j'ai de gros doutes sur ces déclarations hautes et fortes sur l'appartenance française des alsaciens. Je trouvais que c'était un peu aller vite en besogne... L'histoire alsacienne est plus compliquée que ça... elle n'a pas été française ou allemande qu'une seule fois.  (désolée pour mon petit laïus mais il fallait que je le dise!)

Pour conclure, le début est assez long mais ensuite l'histoire devient beaucoup plus passionnante avec une héroïne beaucoup plus fortes qui fait face à des choix et des conséquences importantes.

Les monologues du vagin

*J'ai lu ce livre à l'occasion du book club féministe "Une chambre à nous" créé par Les carnets d'Opalyne et Tête de Litote

Depuis leur parution aux États-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d’œuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes.

Mon avis:

Ce livre a été une curieuse découverte pour moi. En effet, j'ai été assez étonnée par le format de ces monologues. Il s'agit d'une pièce de théâtre mais ce sont des voix qui parlent l'une après l'autre, ce n'est pas comme du théâtre classique avec des personnages en interaction. Comme le titre l'indique ce sont des monologues avec des lignes introductives de la part de l'autrice.Ainsi, je suis plutôt curieuse de voir ce que cela donne sur les planches.

Ce que j'ai vraiment apprécié dans cette courte pièce de théâtre est toute la réflexion sur le symbolisme porté au mot "vagin". C'est vrai qu'encore aujourd’hui, ce mot reste tabou et souvent il a des connotations négatives quand on l'utilise ou médicale. Il choque, il doit être tu. A travers cette censure, on refuse de parler de sexualité féminine. Ce tabou est le symbole du silence face à la sexualité de la femme. Et cette pièce est là pour déconstruire tout cela! Elle parle sans honte de cet organe si longtemps muré dans le silence. En lisant cette pièce, j'ai trouvé que c'était un peu libérer cette sexualité si longtemps bafouée.

Et puis ce que j'ai aimé également c'est le fait qu'on retrouve des femmes d'âges différents, avec des conceptions différentes, des façons d'appréhender le terme "vagin" de façon différentes et j'ai adoré le fait de retrouver toute cette variété de femmes qui parle d'une chose commune, qui leur est propre. Après ce qui m'a un peu manqué c'est la diversité culturelle.

Le seul petit aspect qui m'a moins plus c'est que j'ai trouvé un ton "américain" dans ces monologues. Je ne sais pas trop comment l'expliquer mais j'avoue que je trouvais que le ton employé ressemble un peu à celui qu'on utilise dans les séries américaines.

Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre pour son message libérateur de la sexualité féminine en levant le tabou du vagin et pour la diversité de voix qui s'exprime mais j'ai ressenti un ton américain qui m'a un peu moins plu.

samedi 10 mars 2018

Origin


* les articles des lectures en langue étrangère sont écrites dans la langue du livre puis en français.

Robert Langdon, Harvard professor of symbology and religious iconology, arrives at the ultramodern Guggenheim Museum Bilbao to attend a major announcement—the unveiling of a discovery that “will change the face of science forever.” The evening’s host is Edmond Kirsch, a forty-year-old billionaire and futurist whose dazzling high-tech inventions and audacious predictions have made him a renowned global figure. Kirsch, who was one of Langdon’s first students at Harvard two decades earlier, is about to reveal an astonishing breakthrough . . . one that will answer two of the fundamental questions of human existence.
     As the event begins, Langdon and several hundred guests find themselves captivated by an utterly original presentation, which Langdon realizes will be far more controversial than he ever imagined. But the meticulously orchestrated evening suddenly erupts into chaos, and Kirsch’s precious discovery teeters on the brink of being lost forever. Reeling and facing an imminent threat, Langdon is forced into a desperate bid to escape Bilbao. With him is Ambra Vidal, the elegant museum director who worked with Kirsch to stage the provocative event. Together they flee to Barcelona on a perilous quest to locate a cryptic password that will unlock Kirsch’s secret.
     Navigating the dark corridors of hidden history and extreme religion, Langdon and Vidal must evade a tormented enemy whose all-knowing power seems to emanate from Spain’s Royal Palace itself . . . and who will stop at nothing to silence Edmond Kirsch. On a trail marked by modern art and enigmatic symbols, Langdon and Vidal uncover clues that ultimately bring them face-to-face with Kirsch’s shocking discovery . . . and the breathtaking truth that has long eluded us.

My view:

I really appreciate this book but it is true that I found it a little bit less good as other Robert Langdon's adventures. The beginning of this book was not very fast and the action took time to come. But, the rythm of this book begann to become faster and I begann to be more interested by the story.

This book is full of mysteries, suspens and chase. I really enjoy it because you can't be annoyed and I took pleasure to follow Robert Langdon and his new friend, Ambra Vidal. During all the book, I really want to know what is the revelation of Kirsch and so, I can't drop this book.

But, I found that symbolism was less present compared to the other Robert Langdon's books. It was a little bit disappointed because it was more a chase. I really like Dan Brown's stories because there a lot of esotericism and it is interesting because we learn a little more about symbolism through art. I had the impression that Dan Brown, for this book, did few research and hoped that was sufficient. Fortunately, it is better in the second part of the book.

The last thing is that I manage to guess earlier where was the guy who decided to stop Edmond's revelation. It was obvious I found, so a part of the suspens was cut off but it was not so bad because the big part of the mystery was Kirsch's revelation.
And, this revelation was not amazing I found but very interesting because it allows people to take time to think of different areas of our existence.

To conclude, I like this book for the chase and the revelations but I found it's a pity to have so few esoterism and symbolism in this book.  

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   Robert Langdon, professeur de symbolisme et iconologie religieux à Harvard, arrive au musée ultra-moderne Guggenheim à Bilbao pour assister à une annonce majeure - le dévoilement de la découverte qui "changera la face de la science pour toujours". L'hôte de cette soirée est Edmond Kirsh, un millionaire de 40 ans et un futuriste dont les inventions high-tech et les prédictions audacieuses ont fait de lui une figure mondiale renommée. Kirsch, qui était l'un des premiers étudiants de Langdon à Harvard il y a 20 ans, s'apprête à révéler une découverte extraordinaire... une qui répondra aux deux questions fondamentales de l'existence humaine.
   Lorsque l'évènement commence, Langdon et plusieurs centaines d'invités se trouvent captivés par une présentation complètement original, qui est bien plus controversée que ce qu'imaginait Langdon. Mais la soirée méticuleusement orchestrée est soudainement plongée dans le chaos et la précieuse découverte de Kirsche risque d'être perdu pour toujours. Faisant face à une menace imminente, Langdon est forcé à une évasion de Bilbao. Avec lui se trouve Ambra Vidal, l'élégante directrice du mesée qui travaillait avec Kirsch pour mettre en place cet évènement provocatif. Ensemble ils s'enfuient à Barcelonne pour tenter de localiser le mot de passe cryptée qui permettrait de déverouiller le secret de Kirsch.
Naviguant dans les corridors sombres de l'histoire cachée et de l'extrême religieux, Langdon et Vidal doivent échappée à un ennemi tourmentée dont le pouvoir semble émaner du palais royal espagnol et qui est prêt à réduire à néant Edmond Kirsh. Sur un chemin marqué par l'art moderne et le symbolisme énigmatique, Langdon et Vidal découvre les preuves qui les mènent vers un face à face avec la découverte stupéfiante de Kirsch... et la vérité époustouflante qui nous a pendant longtemps échappé.

Mon avis:

J'ai apprécié ce livre mais il est vrai que je l'ai trouvé moins bon par rapport aux autres livres de la série Robert Langdon. Le début du livre était assez lent et l'action a pris du temps à s'installer. Mais, le rythme devient, au fur et à mesure, plus intense et l'histoire a commencé à plus m'intéresser. 

Ce livre est plein de mystères, de suspens et de course-poursuite. J'ai vraiment adoré cela car je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et j'ai pris du plaisir à suivre Robert Landgon et sa nouvelle amie, Ambra Vidal. Pendant toute la lecture, j'ai été obnubilé par le contenu de la révélation de Kirsch, j'avais vraiment envie de la connaitre, si bien que je n'ai pas pu lâcher le livre.

Mais, j'ai trouvé que le symbolisme était moins présent par rapport aux autres livres de la série. J'étais un peu déçue car c'était plus une course-poursuite qu'une quête ésotérique. J'aime beaucoup les histoires de Dan Brown parce qu'elles contiennent beaucoup d'ésotérisme et c'est intéressant car on apprend un petit peu plus sur le symbolisme à travers l'art. J'ai eu l'impression que pour ce livre, Dan Brown a fait peu de recherches et qu'il espérait que cela suffirait. Heureusement, cela va un peu mieux dans la seconde partie du livre.

Dernièrement, j'ai réussi à deviner de façon assez précoce qui était la personne derrière cette tentative d'arrêter les révélations d'Edmond Kirsch. C'était assez évident à mon avis, si bien qu'une part du suspens a été soufflée mais ce n'est pas si grave parce que la plus grande part du mystère reste les révélations de Kirsch.
Justement, cette révélation n'a pas été aussi impressionnante que je me l'imaginais mais elle reste intéressante car elle permet le questionnement et la réflexion dans différents domaines de notre existence.

Pour conclure, j'ai apprécié ce livre pour sa course-poursuite et les révélations mais j'ai trouvé dommages qu'il y ait aussi peu d'éléments ésotériques et de symbolisme dans ce livre.  

vendredi 9 mars 2018

Un long chemin vers la liberté, version abrégée


Dans ce texte, commencé clandestinement en 1974 et repris en 1990 après vingt-six ans d'emprisonnement, Nelson Mandela raconte comment le petit campagnard né en 1918 et élevé dans les vallées fertiles et verdoyantes du Transkei, à 900 kilomètres au sud de Johannesburg, ouvrit le premier cabinet d'avocats noirs en Afrique du Sud et devint l'un des principaux responsables de l'ANC, le fer de lance de la lutte contre l'apartheid. Étape après étape, on comprend comment et à quel prix Nelson Mandela et ses partisans ont réussi à instaurer une démocratie multiraciale en Afrique du Sud.

Mon avis: 

C'est un livre que je voulais vraiment lire depuis très longtemps alors quand je l'ai vu à la bibliothèque je me suis jetée dessus... sans voir qu'il s'agit de la version abrégée (en même temps, dans le rayon jeunesse...)
Il n'empêche que j'ai adoré cette version-là! Le récit que fait Nelson Mandela est vraiment passionnant. J'ai été complètement subjugué par la vie le jeune Nelson et son intérêt petit à petit pour la politique.

En effet, malgré le fait que cela soit un livre parlant de la vie d'une personne politique, je l'ai trouvé très haletant! J'ai eu du mal à le lâcher et j'ai adoré entendre le récit de Nelson sur le début de ses idées politiques et les mécanismes qui l'ont amené à réaliser tout ce qu'il a fait. Je trouve ça fou de savoir qu'au départ, il n'avait aucune aspiration politique! Quand on sait jusqu'où il est allé!

Mais justement, Nelson parle de sa vie, des évènements de sa vie, ses combats, mais il le fait avec humilité et modestie. Il ne se mousse pas, mais au contraire, il nous montre qu'il est humain, qu'il a commis des erreurs, qu'il a des défauts et que ces batailles auraient pu parfois être menées autrement. Il a une vision rétrospective mais aussi critique sur ses convictions, et les actions menées au nom de l'égalité raciale.
Après, il ne tombe pas dans l'autre extrême de renier ce qu'il a fait. On sent qu'il assume tout, ses erreurs mais aussi ses victoires et que si cela était à refaire, il aurait peut être fait des choses de façon différente, mais il aurait mené ce combat avec autant de hargne qu'il y a des dizaines d'années.

Son récit, c'est également le récit de tout un peuple opprimé par un autre, considéré comme dominant. A travers son récit, on fait face à la discrimination raciale, aux mesures prises par un gouvernement oppressif, aux injustices envers les "noirs" et tout ce qui a mené à cette grande bataille contre le racisme.

Pour conclure, j'ai adoré son livre pour son contenu politique, pour la description d'un pays à travers la vie d'un homme qui raconte ses combats face au racisme avec modestie, montrant encore à quel point ce fut un grand homme. Bref, je lirais, sûr, la version intégrale!

Aeternia, L'envers du monde (tome 2)



Pour mon avis sur le premier tome, La marche du prophète, c'est par ici!

C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?

Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…

Mon avis:

Par rapport au premier tome, finalement, mon avis reste cohérent. J'ai bien aimé ce tome, mais je trouve qu'il manque quelque chose... J'ai l'impression de ne pas réussir à décoller complètement même si l'histoire est super sympa!

En effet, je suis entrée à nouveau très facilement dans l'histoire grâce au style très accessible de l'auteur. On n'a aucun problème pour le suivre et les pages défilent sans qu'on s'en rende compte!
Le récit est très haletant et très vite on est captivé par les actions et la narration.

Mais, dans ce deuxième tome, l'univers fantasy n'est pas plus détaillé et c'est dommage je trouve. Le fait de peu en savoir sur l'univers n'encombre pas la narration, certes, mais je trouve qu'on a l'impression d'être à l'écart de l'histoire. Je n'ai pas pu m'immergée complètement dans l'histoire, j'ai plus eu l'impression d'être en train de regarder la scène de loin plus que de la vivre en tant que lectrice.

Ce livre aborde une thématique plutôt sensible, la religion. C'est assez risqué comme sujet mais j'ai bien aimé la façon dont Gabriel Katz traite l'histoire de la religion et notamment ses mécanismes les plus sombres et comment les gens se l'approprient pour leurs fins personnelles. Mais après, cela n'est pas extraordinaire non plus mais je trouve que c'est bien fait.

Pour conclure, mon avis sur ce deuxième tome ne diffère pas du premier dans le sens où je trouve dommage que l'univers ne soit pas plus exploité mais que la façon dont est traité la thématique de la religion est intéressante.

OREO

Née d'un père juif et d'une mère noire, qui divorcent lorsqu elle n'a que deux ans, Oreo (qui tient son surnom des fameux biscuits « noir dehors, blanc dedans ») est élevée par ses grands-parents maternels à Philadelphie. À l'adolescence, elle décide de se rendre à New York, à la recherche de son père, pour élucider le secret de sa naissance. Mais sa découverte de la grande ville labyrinthique tourne vite à la quête picaresque...

Mon avis:

Ce livre m'a laissé une impression mitigée. L'histoire est plutôt sympa mais sans plus alors que je n'ai pas du tout accroché avec le style.
En effet, j'ai bien aimé le fait que cette jeune adolescente, partagée entre deux cultures et qui prend les choses de la vie avec humour, se met en quête de son père. Sa recherche va la mener à différents endroits un peu loufoques et assez bizarres et c'est assez sympa.

De plus, j'ai bien aimé le personnage d'Oreo. C'est une adolescente avec un caractère bien trempé! Elle ne se laisse pas faire et est plutôt de nature combattante. Elle prend les choses avec humour et est plutôt persévérante. J'ai bien aimé son côté "prendre le taureau par les cornes" lorsqu'il s'agit de se débrouiller et de s'en sortir.
Et puis, elle parle de sa famille qui a un côté excentrique également avec des aspects plus qu'originaux, ce qui rend l'histoire assez fraiche et divertissante.

Mais le gros point noir de ce roman pour moi, ça été le style de l'autrice. En effet, elle raconte cette histoire de façon hyper-originale donc au début ça me plaisait bien mais au fur et à mesure je voyais de moins en mois quel était l'intérêt de ce style d'écriture... au final, ce style m'a rendue imperméable à l'histoire. Au final, malgré le personnage d'Oréo et sa quête, je suis passée à côté de l'histoire parce que très vite le style m'a lassé.

Pour conclure, j'ai bien aimé l'histoire et les personnages mais le style de l'autrice ne m'a pas permis de rentrer dans l'histoire.

No home


XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effi a est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l’océan traversé. Effi a ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d’être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu’à Harlem, ses enfants et petits- enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance
d’Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.
Navigant brillamment entre Afrique et Amérique, Yaa Gyasi écrit le destin d’une famille à l’arbre généalogique brisé par la cruauté des hommes. Un voyage dans le temps inoubliable.

Mon avis:

C'est un livre que j'ai bien apprécié dans son ensemble. Il se lit plutôt bien et aborde un sujet très intéressant: "la traite des noirs" sous ses différents aspects par les blancs et leurs conséquences. C'est exactement le genre de livre qui permet de justifier à ce que les générations d'aujourd'hui soient encore concernées par ces pans de l'histoire car ces évènements ont encore une influence ajourd'hui.

J'ai trouvé que le sujet de l'influence du colonialisme et de l'esclavage des noirs était traité de façon très convaincante. L'autrice a un message à faire passer et on le sent très bien! Elle dénonce très bien la violence envers le peuple africain et afro-américain qui perdurait (et perdure) encore après l'abolition de l'esclavage. C'est un livre extrêmement bien construit pour montrer les conséquences sur le long terme de cette violence et je pense qu'on a du mal à ne pas sentir concerné à la fin de cette lecture.

Pour créer cette illusion de violence sur le long terme, Yaa Gyasi a consacré un chapitre pour chaque personne de son histoire et petit à petit on voit les enfants, les petits-enfants, etc. Et finalement grâce à cette succession de voix, on voit la communauté africaine et afro-américaine sur plusieurs siècles et c'est extrêmement intéressant. Mais, malheureusement, ce choix oblige l'autrice à raconter les épreuves que traversent les personnages de façon très succincte ce qui fait que j'ai eu l'impression de survoler les histoires et donc l'Histoire. C'est un peu comme si on nous racontait une histoire en faisant des zooms plus précis mais courts sur certains personnages. Après, la construction d'un récit sur plusieurs générations ne permettait pas de s'étendre plus sur chaque personnage. Finalement, pour moi, l'auteur a voulu offrir une autre dimension en parlant de communautés dans leur ensemble et de leurs persécutions et pour cela, elle a illustré ce que ces communautés ont traversé grâce à des exemples plus précis. En prenant cette histoire de cette façon-là, j'ai trouvé que cela avait plus d'intérêt au vu de ce que l'auteur cherchait à nous faire prendre conscience (bon cela reste mon interprétation du message qu'elle voulait faire passer).

En ce qui concerne la fin, je l'ai beaucoup aimé. Elle était assez attendue et évidente par rapport à ce qu'on nous raconte. Je dirais même qu'on pourrait le soupçonner rien qu'en lisant le synopsis. Mais je trouve que cela reste une belle fin et je ne pense pas que j'aurais préféré une autre fin.

Pour conclure, j'ai bien aimé ce livre pour la façon dont le message que l'autrice veut faire passer est traité même si j'ai eu l'impression de survoler un peu tous ces évènements.